La Dynamique de l’opposition, le G7 et le Front Anti Dialogue décrètent une journée ville morte le 16 février 2016

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Le doyen Charles Mwando Nsimba lisant la déclaration/Ph. WhatsApp

Dans une déclaration rendue publique hier à Kinshasa, la Dynamique de l’opposition, le G7 et le Front Anti Dialogue, organisations de la Société civile, ont lancé un appel à tout le monde pour manifester leur attachement à la constitution du pays en observant une journée ville morte le 16 février 2016. Une position qui rejoint en quelque sorte celle de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui avait initialement appelé les chrétiens catholiques à marcher pour commémorer cet événement, avant de l’annuler. « Nous demandons à nos Commissions diocésaines Justice et Paix d’organiser de manière systématique des programmes d’éducation civique et électorale pour que notre Peuple prenne conscience de ses droits et devoirs, pour s’engager résolument dans la lutte pour la protection de notre Pays, de sa Constitution et de ses richesses ». Et ce, parce qu’elle s’était rendue compte d’une certaine récupération politicienne.

« Cette initiative a suscité des attentes contrastées et démesurées chez nos compatriotes », écrit le président de la Cenco, Mgr Nicolas Djomo dans une lettre adressée à tous les évêques du pays. « Les uns y ont vu une action citoyenne aux fins politiques, d’autres ont envisagé une contremarche à la même date » et « le Saint-Siège nous a fermement recommandé de suspendre les initiatives qui peuvent être manipulées pour des fins politiques », lit-on dans cette lettre datée du 5 janvier. « Conscient du risque de récupération de notre initiative et d’affrontements éventuels entre les manifestants, il nous a semblé judicieux de surseoir à cette marche », ajoute Mgr Djomo, qui appelle ses pairs à transmettre cette information dans leurs diocèses respectifs.

En effet, il y a 24 ans, le 16 février 1992, plus de 2 millions de femmes et d’hommes ont pris le courage de se lever, avec détermination, pour réclamer la réouverture de la Conférence nationale souveraine (CNS), espoir pour l’instauration de la démocratie et d’un Etat de droit en République démocratique du Congo. « Ils ont eu gain de cause », indique la déclaration qui a été lue par Charles Mwando Nsimba, avant d’ajouter que l’interdiction de la Conférence n été levée et ses travaux se sont poursuivis.

« Il y a 10 ans, le 18 février la constitution actuelle, qui consacre une démocratie pluraliste était promulguée. Cette constitution adoptées par plus de 85% de la population a mis fin à la longue crise politique qu’a connue notre pays pendant plusieurs années », explique le texte, qui pense qu’aujourd’hui, la démocratie est de nouveau menacée (…).

C’est dans cet objectif qu’une journée ville morte est envisagée pour notamment honorer la mémoire des concitoyens, victimes de la barbarie du 16 février 1992 ; dire non au glissement, dire non à la violation de la constitution, dire oui à l’organisation de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels, dire oui à l’alternance politique, etc. Pour ce faire, ils appellent ceux qui croient encore à leur message de rester à la maison, de ne pas aller au travail et à ne pas envoyer les enfants à l’école.

Maintenant que l’agenda de ce groupe est connu du public, il revient au pouvoir en place de prendre des précautions utiles pour éviter que cette journée ville morte ne cause préjudice aux travailleurs, aux élèves et à d’autres Congolais qui vivent au taux du jour. A l’occasion, il n’est pas interdit que le Gouverneur de la ville province de Kinshasa s’adresse aux Kinois pour désapprouver cette décision de ces Congolais, au moment où tout le monde attend fiévreusement de répondre au dialogue tel que convoqué par le Chef de l’Etat.

(JMNK)

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