La directrice Monique Dilandua du GS Farel démontre

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« Le fouet obstine l’enfant ; les conseils l’édifient »

Après la suppression de l’usage du fouet à l’école, le partenariat parents-école devrait s’harmoniser, pour éviter d’entretenir quelque confusion dans le processus éducationnel des enfants. Surtout à l’heure où l’on assiste à la montée d’une jeunesse insoumise, à la banalisation de la violence à travers notamment le phénomène « Kuluna ». Mme Monique Dilandua (photo ci-contre) qui exprime cette préoccupation, est la directrice du primaire du Groupe scolaire, GS Farel. En effet, l’école du promo René Lokaso est établie sur Kipasi, dans la commune de Ngaba. L’oratrice déplore notamment la persistance d’un double langage entre école et famille.

A la question : quelle est l’institution qui a supprimé le fouet à l’école ? L’orateur : C’est l’Unicef qui a supprimé l’usage du fouet à l’école. L’initiative n’est pas récente, certes, mais à notre niveau, c’est le ministre de tutelle qui, depuis quelque cinq années scolaires, nous a répercuté cette instruction.

En tant que responsable, comment procédez-vous pour transmettre aux enseignants cette ligne de conduite ?

Les réunions pédagogiques et administratives qui se tiennent à l’école sont des occasions pendant lesquelles nous instruisons les enseignants de ne pas recourir aux châtiments corporels, car il y a plusieurs manières de faire entendre raison à un enfant.

Qu’est-ce que le système éducatif congolais a perdu en adhérant au principe de la suppression du fouet ?

L’on n’a rien perdu, car l’usage du fouet fait penser malheureusement à l’époque coloniale. Or maintenant, les temps ont échangé, les réalités ont évolué. Sans doute qu’avec nos enfants, l’entêtement est là, mais la pédagogie met à la disposition de l’enseignant une panoplie de stratégies de maintien de la discipline dans une classe, sans nécessairement recourir à la violence sur les élèves.

Quand une certaine opinion affirme que le fouet parti, l’école a perdu de son autorité, pédagogiquement, comment vous réagissez ?

C’est assez fort d’alléguer que l’école n’incarne plus son autorité. En majorité, les jeunes qui terrorisent les paisibles passants à travers la pratique de « kuluna » (NDLR : entendez : le gangstérisme urbain à l’arme blanche), ne fréquentent pas l’école. Le partenariat parents – école ne fonctionne pas bien. A l’école, nous disons autre chose ; autre chose est soutenue par la famille. A l’instar de la tenue vestimentaire dite « taille basse ». L’école ne peut admettre cela ; cependant, la famille laisse faire. A ce niveau, il sied de décrier l’irresponsabilité des parents.

Après la suppression de l’usage du fouet, qu’est-ce que le système éducatif congolais a adopté en compensation ?

Il faut toujours moraliser les enfants. Le programme scolaire prévoit à juste titre le cours d’Education morale. Il faut conseiller continuellement les enfants, puisque ce n’est pas nécessairement avec le fouet que ceux-ci se font ouvrir les oreilles. D’ailleurs, il est pratique de constater que l’usage du fouet obstine l’enfant, par contre les conseils l’édifient.

A votre avis, le cahier de communication joue encore son rôle ?

Effectivement, car pour faire venir un parent à l’école, c’est au cahier de communication que le message est transcrit. De même lorsqu’un parent n’a pas le temps de passer à l’école, il nous fait parvenir ses excuses en recourant au cahier de communication.

(Payne)

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