La directrice Lisimo du Lycée français « La Racine » démontre :

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 « La suppression du fouet n’a pas affaibli l’autorité de l’école »

Le système éducatif congolais a supprimé l’usage de fouet à partir de la loi n° 11 /008 du 09 juillet 2011 qui stipule en son article 48 bis : « tout fonctionnaire ou officier public, toute personne chargée d’un service public ou toute personne agissant sur son ordre ou son instigation, ou avec son consentement exprès ou tacite, qui aura intentionnellement infligé à une personne une douleur ou des souffrances aigues, physiques ou mentales, aux fins d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, sera puni de cinq à dix ans de servitude pénale principale et d’une amende de cinquante mille francs congolais à cent mille francs congolais ».

Face à cette loi, maints observateurs estiment que l’autorité de l’école chancelle. Cette carence ayant donné lieu à une jeunesse entêtée, insoumise, maladroite. Partant de ce constat, les acteurs sociaux dont notamment l’école, la famille et les pouvoirs publics ressentent les conséquences et les gèrent différemment : le phénomène  « Kuluna » ; la déperdition scolaire ; le phénomène « élève-parent »…face aux déboires qui risquent de compromettre l’avenir de la nation, les opinions divergent sur «  l’efficacité ou non d’une éducation soutenue par l’usage du fouet ». En ce qui la concerne, la directrice Honorine Lisimo (photo ci-contre) du Lycée Français « La Racine », située sur l’avenue Mbomu n° 151 dans la commune de Kinshasa, a accepté de répondre à nos préoccupations. « C’est l’EPSP qui a supprimé l’usage du fouet dans l’école suite à la loi précitée. L’on ne doit pas en conséquence infliger de punitions corporelles en l’endroit des élèves. Un document nous a été transmis et que nous avons signé, qui reprouve les punitions corporelles aux élèves, faute de quoi, toute personne qui contrevenant serait punie à dix ans de servitude pénale et d’une amende de cinquante mille francs congolais au plus », a-t-elle indiqué. D’après la directrice du lycée français « La racine », cette suppression n’a pour  raison que de rendre les enfants des responsables et non de les fouetter tout le temps. Une autre raison est qu’un enfant qui ne connait rien et veut apprendre n’a pas vraiment besoin d’être fouetté, d’où il faut l’encadrer tout simplement sans fouet. Un élève qui dérange par exemple en classe, cette responsabilité incombe à son enseignant et non à l’enfant, car la surveillance de l’élève revient à son enseignant. Pour elle pour qu’un élève ne commette pas trop de bêtise, c’est mieux qu’il soit occupé à faire quelque chose en classe, soit il suit ses leçons, soit il prend note … au moins que l’élève ne reste pas inoccupé.

En ce qui concerne le système éducatif congolais, a fait comprendre Mme Honorine Lisimo, il y a une perte criante d’autorité et un manque de responsabilité. Car, d’après ce précepte,  l’enseignant qui ne fouette pas, n’est pas autoritaire. Quant à nous corps scolaire, il n’y a aucune perte d’autorité.

Avant de terminer, elle ajoute ses derniers sentiments, en déplorant l’incompétence dans le chef de certains enseignants congolais. Son souci de voir de temps en temps les enseignants être recyclés. Comme dit une sagesse : « il n’est jamais trop tard pour apprendre », a-t-elle dit.

 

(Mamie Ngondo)     

 

 

 

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