La desserte énergétique face aux paradoxes congolais

par -
0 379
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

La République démocratique du Congo, pays de paradoxes : potentiellement riche avec une population très pauvre. Avec des innombrables ressources minières, forestières et voire pétrolières et gazières, plus de trois-quarts de la population congolaise croupit dans une misère indescriptible. Le pays ayant une forte potentialité agricole, avec 80 millions de terres arables, des ressources halieutiques inégalables et des grandes forêts, mais la grande majorité de la population congolaise est très affamée.

Des experts estiment à plus de deux millions de tonnes de vivres que la Rd Congo importe chaque année via ses ports de Matadi et de Boma dans la province du Kongo central, et aux voies frontalières de Kasumbalesa (dans l’ex Katanga). Notamment, le poisson, la viande de bœuf ou de porc, les poulets ou autres volailles, le sucre, le riz, les œufs, les épices, la farine de blé, et tant d’autres aliments. Et cela coûte annuellement à l’Etat congolais près de deux milliards de dollars américains.

En dépit du volume de ces importations, les spécialistes indiquent que plus de 70 % de la population congolaise vit encore dans l’insécurité alimentaire. Actuellement, la Rdc figure parmi les pays où la sécurité alimentaire n’est pas encore garantie. Aussi, continue-t-elle à ce jour de présenter le taux de malnutrition le plus élevé au monde.

La Rdc est un pays à forte potentialité hydrologique mais avec un taux, presque le plus faible au monde, de la population ayant accès à l’eau potable. Pourtant, le bassin hydrographique du Congo est la 2ème réserve mondiale d’eau douce après le bassin de l’Amazonie au Brésil. Il s’étend sur 3.822.000 km² et recouvre environ 20 millions d’hectares de forêts inondées. Ses ressources sont partagées par une dizaine de pays.

Un autre plus grand paradoxe congolais est celui d’un pays possédant un potentiel énergétique inestimable, mais qui connait un déficit énergétique criant avec plus de 80 % de sa population n’ayant pas accès à l’énergie. A ce jour, l’on estime à seulement 15 % la moyenne de la population congolaise ayant accès à l’électricité. Et à cause de la vétusté des infrastructures énergétiques, la République démocratique du Congo arrive jusqu’à importer de l’électricité dans certains coins de la République.

Pourtant, le pays regorge, rien que pour l’hydroélectricité (sans compter les autres énergies telles que solaires, éoliennes, etc.), la capacité de produire plus de 100.000 mégawatts (Mw) d’énergie électrique (dans plus de 780 sites hydroélectriques) et ainsi, pouvoir même électrifier toute l’Afrique.

Des solutions au paradoxe énergétique

Dans sa recherche des solutions pour relever ce défi du déficit énergétique dans le pays, l’Etat congolais s’investit dans la réalisation de divers projets spécifiques dans le secteur de l’électricité, à court terme. Entre autres, la construction achevée du barrage de 13,8 Mw à Matebe, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu ; la réhabilitation en cours des centrales d’Inga 1 et 2 au Kongo central, celle de Tshopo dans la nouvelle province de la Tshopo ainsi que celles de Nseke et Nzilo dans le grand Katanga qui devrait porter le productible de 800 Mw à 1.300 Mw.

Il y a lieu de noter aussi la construction largement engagée des centrales de Zongo 2 dans le Kongo-central (travaux avancés à 75%), de Kakobola dans l’ex Bandundu et de Katende dans le Kasaï-central, qui, ensemble, devraient produire près de 230 Mw ; et bientôt de celles de Mpiana Mwanga et Force Bendera.

Et à moyen terme, le Gouvernement de la République s’investit dans la construction du barrage d’Inga 3 basse-chute devant produire 4.800 Mw, dont 2300 Mw seront destinés à la satisfaction de la demande intérieure.

L’entrée en opération de ces différents ouvrages, avait indiqué le Chef de l’Etat, devrait améliorer le taux de desserte en électricité qui reste encore faible à travers le pays, par rapport à la moyenne africaine de 30 %. Ce, en vue d’apporter des solutions pérennes au problème de déficit énergétique.

L’ambition étant de transformer, avec la participation des investisseurs et opérateurs privés, les énormes potentialités dont regorge la Rdc en énergie fiable, propre, non polluante et accessible à la majorité de Congolais, indépendamment de leur niveau de revenus.

Coup d’œil sur le barrage d’Inga 3

Sur les 100.000 mégawatts (ou 100 gigawatts) du potentiel énergétique estimé que possède la Rdc, 40 % de cette capacité (40.000 Mw ou 40 gigawatts) sont concentrés dans le seul complexe énergétique d’Inga dans la province du Kongo central. Deux grandes centrales hydrauliques existent déjà dans ce site : les barrages Inga 1 (d’une capacité de 351 Mw avec six tribunes dont deux seulement fonctionnent) et Inga 2 (d’une capacité de 1424 Mw avec 8 tribunes dont 5 en fonction), construits pendant la deuxième République.

Selon des experts, pour utiliser toute la capacité de 40.000 Mw du site d’Inga, il faudrait continuer à ériger des barrages jusqu’à Inga 8. Voilà pourquoi, le Gouvernement de la République s’attèle-t-il, à travers le Partenariat public-privé, à réaliser d’autres centrales hydroélectriques en plus de celles qui existent déjà dans ce complexe énergétique d’Inga. D’où le projet Grand Inga (Inga 3 à Inga 8) pour plus de 100 milliards de dollars américains. Coup d’œil sur le barrage d’Inga 3

Sur les 100.000 mégawatts (ou 100 gigawatts) du potentiel énergétique estimé que possède la Rdc, 40 % de cette capacité (40.000 Mw ou 40 gigawatts) sont concentrés dans le seul complexe énergétique d’Inga dans la province du Kongo central. Deux grandes centrales hydrauliques existent déjà dans ce site : les barrages Inga 1 (d’une capacité de 351 Mw avec six tribunes dont deux seulement fonctionnent) et Inga 2 (d’une capacité de 1424 Mw avec 8 tribunes dont 5 en fonction), construits pendant la deuxième République.

Selon des experts, pour utiliser toute la capacité de 40.000 Mw du site d’Inga, il faudrait continuer à ériger des barrages jusqu’à Inga 8. Voilà pourquoi, le Gouvernement de la République s’attèle-t-il, à travers le Partenariat public-privé, à réaliser d’autres centrales hydroélectriques en plus de celles qui existent déjà dans ce complexe énergétique d’Inga. D’où le projet Grand Inga (Inga 3 à Inga 8) pour plus de 100 milliards de dollars américains.

Et au jour d’aujourd’hui, l’Etat congolais est déjà à pied d’œuvre pour la construction d’une troisième grande centrale hydroélectrique sur le site d’Inga. Il s’agit du barrage d’Inga 3 basse-chute (il y aura également Inga 3 haute-chute), d’une capacité de 4.800 Mw. Selon le Gouvernement, c’est donc la première phase de l’aménagement du Grand Inga en une série de projets hydroélectriques.

Les travaux pour la construction de ce barrage Inga 3 Bc devraient en principe durer cinq à sept ans. Le projet comporte donc sept phases. Le coût pour la réalisation de ce projet oscille autour de 12 milliards de dollars américains. Un consortium privé (ou développeur du projet) se chargera de ce fait, de la construction du barrage ainsi que d’autres infrastructures sur le site.

Dans ces 4.800 Mw d’énergie électrique que devrait produire le barrage d’Inga3 Bc, il sied de signaler que la Rdc et l’Afrique du Sud (ESKOM) avaient déjà signé et ratifié en date du 29 octobre 2014, un traité pour la vente crédible de 2.500 Mw, lequel avait été validé par le Parlement de la République en 2014, et entré en vigueur le 20 mars 2015.

Il y aura la vente de 1.300 Mw à l’industrie minière de l’ex Katanga, dont également une partie sera accordée à la SNEL pour la population du Sud et de l’Est du pays (Kolwezi, Ruzizi), ainsi que la vente de 1.000 Mw qui seront destinés à la SNEL pour la consommation domestique de la population de l’Ouest et du centre du pays et autres industries.

(Lepetit Baende)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse