La coopération sino-congolaise doit être bâti au regard des besoins réels de la RDC

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Le groupe « Media le Potentiel » a organisé une conférence débat, le samedi 4 juillet dernier sur le thème ‘’Contrat chinois RDC, réaction de l’Occident ‘’, à l’Eglise Notre Dame de Fatima dans la commune de la Gombe.

Cette matinée avait permit d’échange entre plusieurs intervenants dont les cadres du groupe le Potentiel, les professeurs des Universités et élites politiques.

Depuis son accession à l’indépendance, la RDC a conclu des multiples contrats ou conventions, pour le développement de l’ensemble de la Nation. Les ressources naturelles ont toujours existé en RDC, mais son peuple n’en a jamais bénéficié comme il se doit. Les accords sino-congolais ont leurs faiblesses, il est vrai, mais les congolais peuvent quand même s’en réjouir et se rassurer pour une fois l’exploitation de leurs ressources ne sera pas faite sans contrepartie, minime soit-elle. Ils exploiteront le cuivre, cobalt, etc. Et en retour, les routes, les hôpitaux, les chemins de fer, les logements sociaux seront bien construits. Et pour matérialiser le tout, il faudra veiller particulièrement à ce que la RDC assume sa part du fardeau, plutôt que d’implorer la commisération de son partenaire chinois

Le contrat Chine-RDC, a expliqué M. Faustin Kuediasala, directeur publication du journal « Le Potentiel », avait deux concepts qui devraient être concrétisés par la signature de ce partenariat.

Les infrastructures contre les minerais.

La voie chinoise de la reconstruction et du développement de la RDC présente des avantages coopératifs réels par rapport à l’offre européenne, mais elle n’est pas exempte des zones d’ombre et des problèmes notamment les risques d’un nouveau pillage des ressources naturelles et d’un alourdissement de la dette d’un pays déjà surendetté.

Cependant, Les contreparties congolaises s’élèvent à l’exploitation de 10 millions de tonnes de cuivre, (Ce qui donnera 6,5 millions de tonnes de cuivre raffiné), 200.000 tonnes de cobalt, 372 tonnes d’or. La valeur de ces biens exportés au prix actualisé, est estimée à 3 milliards de dollars. Un premier prêt chinois (2milliars de dollars) permettra de moderniser l’appareil minier afin d’entamer l’exploitation. Un deuxième prêt sera affecté au financement des travaux des infrastructures. La total de ces prêts consentis par l’Exim Bank of China atteint 9 milliards de dollars qui pourrait augmenter.

Pourquoi l’investissement chinois ne pose problème qu’en RDC ?

C’est depuis 2009 que la Chine est devenue le premier partenaire économique de l’Afrique. Une déclaration politique ainsi qu’une analyse en ce sens ont été faites dans le monde occidental. A cet écart, deux camps s’affrontent : le premier dénonce l’investissement chinois en Afrique qui risque de contribuer à la décentralisation et recolonisation du continent par la Chine et le deuxième soutient que, l’investissement chinois en Afrique est une chance unique pour son développement après la domination du colonialiste. Selon l’Administrateur délégué général du Potentiel, Freddy Mulumba «  Malgré la position des uns et autres, les chinois ont invertit comme l’Angola, l’Afrique du sud, Egypte, Congo Brazza, Cameroun et tant d’autres. Le seul pays africain quel l’investissement de chinois crée un tollé dans le milieu politique du monde occidental est, la RDC. L’accès de la chine au minerais est pour l’occident une chute, or si l’Occident soutien l’investissement chinois, cela reviendra à dire qu’ils causeront leur propre chute. Qui entrainera la perte du monopole de décision ou investissement économique en RDC et se plieront à la suprématie de la chine ». Pour efficace, le partenariat entre la RDC et la Chine doit être bâti au regard des besoins réels de la RDC en impliquant effectivement l’élite congolaises dans sa mise en œuvre.

Où sommes-nous avec les contrats chinois ?

Huit ans après leur signature, on est en droit de s’interroger sur ce que les contrats chinois ont pu apporter à notre pays. A ce sujet, on remarque que très peu d’avancées ont été enregistrées. « On est encore loin de la promesse. Selon le dernier rapport publié en décembre 2014 , établi sur base des données fournies par l’Agence congolaise des grands travaux, outre des fonds affectés à l’investissement minier, la contrepartie chinoise dans les travaux d’infrastructures sont notamment(montant en Usd) . Tout compte fait, en huit ans de mise en œuvre, le partenariat sino-congolais n’a apporté qu’à peine 55millions Usd dans les travaux d’infrastructure réalisés par le gouvernement pour environ 540 millions USD. Il faut donc se garder de tout triomphalisme comme de tout défaitisme », a expliqué Faustin Kuediasala. En investissant la RDC, la Chine ne vient pas en philanthrope. Elle sait ce qu’elle veut. Pour cela, il est temps que la RDC se prend en charge en s’assumant pour défendre ses intérêt, a-t-il conclut.

(Clémence Kilondo/Stagiaire)

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