La Communauté internationale insiste sur les poursuites judiciaires

A Pullman Hôtel, le Facilitateur au dialogue politique Edem Kodjo dans une séance de travail avec les ambassadeurs représentants la Communauté internationale. Ph/Pius Romain Rolland
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Le ton est très dur pour les ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo, représentants la Communauté internationale. Devant le Facilitateur Edem Kodjo, ils voulaient s’assurer de ce qui est sur la table de discussion et ce qui reste à faire pour amener à un consensus qui soit largement possible. Ce, en vue de mettre à l’abri la population et n’est plus revoir la situation qui a prévalu la semaine dernière occasionnant ainsi la perte en vies humaines, mais aussi un recul sur les acquis démocratiques et économiques de la RDC. Ils sont porteurs de message de la condamnation des actes de violences, mais aussi de l’importance à tout responsable d’en répondre devant la justice.

Le Groupe de facilitation s’est réuni hier lundi 26 septembre au Pullman Hôtel autour du Facilitateur de l’Union Africaine au dialogue national inclusif, Edem Kodjo. Composé d’ambassadeurs occidentaux notamment de l’Union africaine, du Canada, de la Grande Bretagne, des Etats-Unis, de la France, de la Belgique, ces représentants ont conféré et passé en revue la situation qui a prévalu dans la journée du 19 et 20 septembre relative à la marche pacifique de l’opposition, transformée en une insurrection populaire. Le bilan de cette insurrection n’a pas laissé la Communauté internationale indifférente au regard des enjeux politiques de l’heure, dont la tenue du dialogue politique.

Aux sortir de la séance de travail avec le Facilitateur Edem Kodjo, Madame Ginette Martin, ambassadeur du Canada en République démocratique du Congo a fait le point de l’entretien en ces termes : « le Groupe de la Facilitation qui s’est réuni avec la facilitateur est celui qui a mené durant ces derniers jours les démarche auprès des différentes parties ; d’une part pour donner des messages au sujet de la violence, de la condamnation de la violence, de l’importance d’amener en justice les responsables des violences qui se sont illustrées en date du 19 et 20 septembre ».

Pour Madame l’ambassadeur du Canada, il est vrai que la liberté de manifester est garantie. Mais par ailleurs, le groupe présente également leurs condoléances aux familles éplorées. Donc, cette visite auprès du Facilitateur est de lui faire la restitution et/ou les résultats de leurs différentes démarches en plus d’enrichir leur rencontre de la prochaine étape. Du moins, Ginette Martin affirme que l’importance pour la communauté internationale est d’avoir un consensus le plus large possible quant à la tenue du scrutin transparent, crédible et apaisé dans le meilleur délai, à la fois dans le respect de la Constitution et en même temps selon la volonté de la population. «  Nous avons félicité le Facilitateur pour le travail réalisé à la Cité de l’Union africaine et aussi nous l’avons encouragé a mené à bout ce travail, mais nous avons partagé le souci de l’inclusivité qui reste un problème qu’on n’a pas la masse critique ni la sensibilité. C’est important d’être très prudent pour la semaine prochaine en vue de trouver ce consensus qui puisse, même pas si dans le dialogue, mais dans la société plus large d’assurer ce climat apaisé qui est plus important pour la République Démocratique du Congo », a mentionné Madame Ginette Martin.

La RDC doit préserver ses acquis démocratiques

S’agissant de l’étape à franchir pour la convocation du dialogue, Madame l’ambassadeur du Canada a indiqué qu’elle ne peut pas parler au nom du Facilitateur, du moins, elle a fait comprendre que cette période est mise au profit pour les différentes consultations sur le projet d’Accord mis à la disposition tant de politiques que de la population qui en a eu vent. Donc, l’occasion faisant le larron, les ambassadeurs représentants la communauté internationale en RDC voulaient s’assurer de ce qui est sur la table de discussion et ce qui reste à faire pour amener à un consensus qui soit largement possible, en vue de mettre à l’abri la population et n’est plus revoir la situation qui a prévalu la semaine dernière qui a occasionné la perte en vies humaines, mais aussi un recul sur les acquis démocratiques et économiques de la RDC.

S’agissant de la participation du Rassemblement au dialogue politique, le constat est que les ambassadeurs ont rencontré les membres de cette plate-forme, dans le but de transmettre leur message faisant état de la condamnation des actes survenus les 19 et 20 septembre, condamner les violences, exiger le calme par-dessus tout, mais aussi que les ambassadeurs devraient s’assurer que l’opposition ne peut plus lancer des activités qu’elle ne contrôle pas ; de reconnaitre le droit à la manifestation publique mais qu’elle soit contrôlée. Il en va de même que les ambassadeurs ont rappelé à tout le monde que leurs efforts doivent avoir comme point essentiel la population. Cette dernière a trop souffert avec les conditions économiques très difficiles. « Je ne peux pas vous donner la position du Rassemblement, mais ce que je peux vous dire ce que nous sommes allés leur donner des messages, de les encourager à travailler en faveur de créer ce climat de confiance, ce climat apaisé susceptible de permettre au pays de mener aux élections dont on a besoin », a déclaré Madame Ginette Martin, porteuse du message de la condamnation des actes de violences.

 

(Pius Romain Rolland)

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