La Cenco rejette la proposition du Rassemblement

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L’un des mérites du régime du Marchal Mobutu, pendant les 32 ans de son règne, c’est d’avoir imprimer le sens de l’Etat. Cette notion est loin d’être une réalité au sein de la classe politique actuelle en gestation, offrant par ailleurs le spectacle désolant au nom du peuple. Cette classe politique se permet à tort et à raison d’être le représentant attitré de la population, parce qu’elle donne la leçon du respect de la Constitution comme mode opérateur politique et combat politique. Comme le ridicule ne tue pas, la Constitution en son article 5 contredit les prétendus représentants de la voix populaires, lorsqu’elle stipule : « La souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections et indirectement pas ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. La loi fixe les conditions d’organisation des élections et du référendum… »

Ceci étant, les seuls représentants du peuple congolais sont au Parlement (Assemblée nationale, Sénat et Assemblées provinciales). Les autres ne sont que des usurpateurs de droits qui ne les reviennent pas.

Ceci explique cela, hier mardi 13 décembre 2016 au Centre Interdiocésain, le Rassemblement des forces politiques et sociales acquis au Changement, dans ses shows politiques de vouloir faire croire à l’opinion que ses délégués sont de représentants divins du peuple congolais, ont exigé de la Cenco, et des signataires de l’Accord de l’Union africaine, la retransmission en direct des travaux des discussions. Cette situation décriée et refusée par la Cenco, est la preuve éloquente que les délégués de cette famille politique n’ont aucun sens de l’Etat, ni de ce qu’on pouvait appeler, le secret d’Etat, d’un pays aussi fragile que la République Démocratique du Congo, où tous ses ennemis n’attendent que son embrasement pour agir, dans le sens de la rendre ingouvernable, à l’image de la Lybie, la Somalie, la Syrie et ailleurs.

Répondant à cette demande du Rassemblement de vouloir retransmettre en direct les travaux en discussion, l’Abbé Donatien Nshole a eu les mots justes pour répondre à cette classe politique qui se croit tout permis : « C’est une demande qui n’a  pas été acceptée en prenant en considération le pour et le contre de la retransmission en direct. Nous avons pensé que, pour l’efficacité du travail, il est bon que les communiqués se fassent de façon responsable, après, il y a une cellule de communication qui est mise en place. Mais, les parties prenantes sont libres de communiquer, mais sauf, les communiqués officiels engagent la Cenco », a répondu l’Abbé Donatien Nshole, au nom de la Conférence Episcopale Nationale du Congo.

La réponse des prélats  à la demande du Rassemblement a été purement rejetée, même si elle a été  jugée responsable, en ce que les affaires de l’Etat ne se traitent pas à la place publique comme le prétendent les délégués du Rassemblement. Cependant, ce qui est curieux, ce que les partis politiques qui composent cette plate-forme ne disposent d’aucun élus au Parlement pour prétendre porter la voix populaire. C’est ça la triche politique. Ne peuvent le faire que ceux qui en disposent, et  à la majorité. C’est ça la démocratie et le respect de la Constitution.

Cette mise au point en vaut la peine pour permettre à la Rdc de sortir gagnante, plutôt qu’un groupe d’individus qui estiment être détenteurs du patrimoine commun. Le sens de la République voudrait que la nation en soi bénéficiaire.

Trois commissions

Sinon, la journée d’hier mardi consacrée à la reprise des travaux après une trêve momentanée a été consacrée à la prise de connaissance des parties prenantes aux discussions, mais aussi des termes de références de trois commissions mises en place, notamment institutions, processus électoral et décrispation du climat politique.

A l’occasion, les participants se sont rendus compte de l’absence des participants du Front pour le Respect de la Constitution conduit par le Mouvement de libération du Congo (MLC), parce que la Cenco, par la bouche de l’Abbé Donatien Nshole, estime que c’est un problème important, et qu’une réunion à  cet effet pourrait décanter la situation.

En outre, l’Abbé Nshole a précisé qu’il ne s’agit pas d’affirmer au cours de ces assises directes que le Dialogue a échoué, mais, s’il faut évoquer le terme d’inclusivité, la Cenco avait claqué la porte de la Cité de l’Union africaine pour ce cas, dans le but de trouver cette inclusivité autour de l’Accord politique du 18 octobre 2016. « Si l’Eglise était sortie du dialogue, c’était pour de raisons d’inclusivité. Donc, elle doit faire de tout son mieux pour rapprocher ceux qui sont dehors. Ce qui est positif ce que, tout en étant pas physiquement avec nous, le Front pour le Respect de la Constitution est engagé à contribuer même à distance par écrit. Ça, c’est déjà une présence. Le dialogue ne sera pas tellement inclusif, si jamais ils ne viendraient pas, mais on y travaille », a précisé l’Abbé Secrétaire de la Cenco a.i

Par conséquent, les travaux se sont poursuivis en commissions, où les questions de fond ont été abordées sur les termes de référence confiés aux participants, a affirmé Abbé Donatien Nshole. Et de poursuivre que la durée des travaux ne peut dépasser la journée du vendredi, si jamais tout le monde s’y mettait, en fonction de l’engagement et la détermination des uns des autres au Centre interdiocésain.

(Pius Romain Rolland)

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