La BM passe en revue le PDPC pour faire des recommandations utiles

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Le Dr. Gokhan Akinci et Mme Milaine Rossanaly, tous deux de la Banque mondiale
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Une équipe de la Banque mondiale en provenance de Washington aux Etats-Unis d’Amérique, séjourne en République démocratique du Congo, dans l’objectif de faire la revue à mi-parcours du projet de développement des pôles de croissance Ouest (PDPC). Cette équipe est composée du Dr. Gokhan Akinci, qui est Global Lead Special Economic Zones et Mme Milaine Rossanaly, spécialiste du secteur privé à la Banque mondiale. Au siège de cette institution de Bretton Woods, cette équipe a préféré échanger hier jeudi avec trois journalistes sur le travail qu’elle est en train de faire en Rd Congo. « Nous sommes dans une phase de revue à mi-parcours, dont l’objectif est de regarder la performance, la faisabilité par rapport à la date de clôture du projet, pour faire des recommandations utiles », explique-t-elle.

Mme Milaine Rossanaly a expliqué que le PDPC intervient dans l’agriculture à travers la composante 1 (Développement des chaines de valeur agricole dans le Kongo-Central), mais aussi les composantes 2 et 3 qui portent sur la Zone économique spéciale de Maluku (ZES), et le développement proactif des affaires. A l’en croire, le projet se décline en trois activités : la mise en place d’un partenariat public-privé en vue du recrutement d’un conseiller en transaction, la mise en place d’une autorité de régulation des zones économiques spéciales et le financement des infrastructures de base autour de la ZES. Actuellement, reconnait-elle, il y a déjà un conseiller en transaction, et l’autorité de régulation est en train d’être mise en place.

Ne pas tomber dans les schémas d’enclave

Après le mot introductif de Mme Milaine Rossanaly, il s’en est suivi une séance de questions-réponses, notamment sur les indemnisations, le financement du projet, le lien entre le parc de Bukanga Lonzo et la ZES, etc. Pour elle, les procédures de la Banque mondiale sont très strictes et il y a un plan de réinstallation des populations qui a été préparé, validé par le Gouvernement et publié en 2012. Et au fur et à mesure que le projet a évolué, il y a eu une actualisation du processus de compensation. Ce projet PDPC bénéficie d’un financement de 110 millions de dollars Us, dont 27 pour la Zone économique spéciale de Maluku. Pour sa mise en application, des études techniques ont été faites, ce qui a permis de définir le type des infrastructures.

Quant au Dr. Gokhan, il a expliqué que les infrastructures physiques, institutionnelles et réglementaires à mettre en place rentrent dans le cadre de la politique du Gouvernement, afin de développer une zone industrielle en Rd Congo. En ce qui concerne les infrastructures réglementaires, il a dit que le projet finance l’élaboration d’un cadre juridique capable d’attirer les investisseurs. Et dans un contexte de fragilité, la partie infrastructures physiques n’est qu’un élément, et il faut un cadre juridique qui protège le développement. C’est à cet effet que le projet finance la mise en œuvre de cette loi, tous les protocoles d’accord y relatifs, ainsi que l’Agence de régulation des Zones économiques spécialisées.

L’ANAPI et l’Agence, un travail complémentaire

La presse a voulu savoir pourquoi créer une Agence de régulation des zones économiques, pendant que l’ANAPI peut valablement jouer le rôle ? Selon Mme Milaine Rossanaly, l’accès à l’infrastructure est un préalable. Plusieurs sites ont été évalués pour voir celui qui convient. Le choix final a été déterminé sur la possibilité d’avoir l’électricité et de l’eau. Comme pour dire qu’il y a un schéma directeur qui a présidé à la qualification du site de Maluku.

Au sujet de l’ANAPI, elle a expliqué que le rôle est très différent. Cette agence de l’Etat identifie l’ensemble des investissements et les structure. Son rôle va au-delà que l’Agence de régulation des ZES. Comme pour dire que ce sont deux agences différentes, mais qui doivent travailler en étroite collaboration. Rappelons que la ZES aura plusieurs rôles : régulateur, facilitation, régler les problèmes, etc.

(JMNK)

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