La BAD investira 12 milliards de dollars dans le domaine des énergies renouvelables en Afrique

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La Banque africaine de développement (BAD) compte investir 12 milliards de dollars dans le domaine des énergies renouvelables en Afrique au cours des cinq prochaines années, a indiqué son Directeur général pour la région de l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi. Ce financement vise à combler l’énorme déficit énergétique du continent d’ici à 2025, a fait savoir M. El Azizi dans un entretien publié mercredi par le journal marocain “L’économiste”.

Selon le responsable, la stratégie de la BAD au niveau de l’Afrique commence à donner ses fruits. A ce titre, il a précisé qu’en 2016, plus de trois millions d’Africains ont bénéficié de nouveaux raccordements à l’électricité et 3,7 millions de personnes ont bénéficié d’une amélioration de leur accès à l’eau et à l’assainissement. Des évolutions ont également été enregistrées dans le secteur agricole au profit de 5,7 millions de personnes, a-t-il fait savoir.

Pour que la croissance en Afrique soit réellement partagée, la BAD propose une nouvelle vision pour l’Afrique articulée autour de plusieurs priorités. Il s’agit d’éclairer l’Afrique en lui fournissant de l’électricité, nourrir le continent tout en assurant son intégration, et également l’industrialisation des pays africains avec l’amélioration de la qualité de vie de leurs populations, a-t-il ajouté.

Il a aussi noté que l’Afrique vit de plein fouet les dégâts du changement climatiques, alors que c’est le continent le moins pollueur, ajoutant que c’est déjà une injustice en soi, à laquelle s’en ajoute le manque de financements nécessaires pour lutter contre les effets du changement climatique. Pour aider le continent à lutter contre cette double injustice, la BAD va tripler ses financements dans tous les domaines pour les porter à quelques cinq milliards de dollars par an d’ici à 2020, a-t-il ajouté

Les 5 grandes priorités

Soulignons que dès son discours inaugural, le président de la BAD, Akinwumi Adesina avait décliné les « Cinq grandes priorités » en matière de développement – est en cours de déploiement à l’échelle du continent. « La vision que nous avons de l’Afrique, à la BAD, fait partie intégrante du Top 5 : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains », a affirmé le président, avant d’énumérer une liste d’initiatives qu’entreprend la BAD actuellement.

« En lançant le « New Deal » pour l’énergie en Afrique, nous nous sommes engagés à investir 12 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, avec l’ambition de mobiliser 45 à 50 milliards de dollars supplémentaires. L’objectif étant de raccorder 130 millions de personnes au réseau et 75 millions à des systèmes hors réseau, afin de permettre à environ 150 millions de ménages d’accéder à une source d’énergie de cuisson propre.

« Nous avons mis en place une toute nouvelle vice-présidence spécifiquement dédiée à l’électricité et à l’énergie : la BAD est la première et l’unique banque multilatérale de développement à prendre une telle mesure. L’an dernier, nous avons financé un projet d’un montant de 1,7 milliard de dollars dans le secteur de l’électricité couvrant 19 pays et, cette année, ce montant passera à 2 milliards de dollars, avec l’objectif de mobiliser 5 à 7 milliards de dollars. Nous avons lancé un Fonds pour l’inclusion énergétique à hauteur de 500 millions de dollars avec un capital de départ de 100 millions de dollars, afin de proposer des financements abordables aux entreprises qui investissent dans les énergies renouvelables.

« À l’instar de l’électricité qui alimente une économie, la nourriture fournit de l’énergie aux populations. Le coût annuel des importations alimentaires en Afrique se chiffre à 35 milliards de dollars et l’on prévoit  une augmentation de ce montant à 110 milliards de dollars d’ici 2025 ; ceci affaiblit les économies des pays africains, décime son secteur agricole et exporte les emplois du continent », a déclaré Adesina, en précisant que 35 milliards de dollars représentent approximativement le montant dont le continent a besoin pour combler son déficit énergétique.

« Dans un souci d’apporter un soutien rapide à la diversification des économies en Afrique et à la relance des zones rurales sur le continent, nous avons fait de l’agriculture notre plus haute priorité », a-t-il poursuivi. « La BAD s’est engagée à verser 24 milliards de dollars pour soutenir l’agriculture au cours des 10 prochaines années, en se focalisant principalement sur l’autosuffisance alimentaire et sur l’industrialisation agricole. Les sécheresses et les famines auxquelles certains pays ont récemment été confrontés (Soudan du Sud, Somalie, Nigeria, Kenya, Éthiopie et Ouganda) appellent à des interventions immédiates, car 20 millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire et souffrent de malnutrition aiguë. C’est dans ce cadre que la BAD a décidé de lancer de nouvelles initiatives et prévoit un appui de  1,1 milliard de dollars, suite à l’approbation de son Conseil d’administration, pour faire face à cette crise et prévenir toute nouvelle famine en cas de sécheresse. »

(JMNK)

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