L. Mende tranche : « La Rdc n’est pas un nouveau département d’outre-mer (…)»

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*Revenant au théâtre des violences inouïes qui ont fait 32 morts, dont des éléments des forces de Police en plein exercice de leurs fonctions, des enfants tués sur la route de l’école ainsi que quelques pilleurs et casseurs, Lambert Mende a indiqué que tout porte à croire que la marche pacifique ayant pour objectif de déposer une pétition à la CENI n’avait été que pure diversion. L’objectif principal des auteurs de cette procédure qui se sont répandus par la suite à travers les médias et réseaux sociaux en des appels délibérés aux actes répréhensibles qui ont endeuillé la ville de Kinshasa, semble avoir été de conduire au renversement des institutions de la République et leur remplacement par de nouveaux acteurs, suivant un schéma insurrectionnel sous le prétexte de mettre la pression sur les participants au dialogue politique national inclusif qu’ils accusaient de vouloir violer la Constitution de la République

*Face aux injonctions comminatoires du Président François Hollande faisant état d’une vaine tentative de substitution à la fois au souverain primaire et à la CENI, le porte-parole du Gouvernement rappelle que la Rdc n’est pas un nouveau département d’outre-mer et qi serait issu de nouvelles conquêtes de l’Hexagone. Et de renchérir que le Président de la République française, avec des accents de maître d’école, s’est permis de tirer à boulets rouges sur le gouvernement congolais auquel il impute la responsabilité de ces violences dans lesquelles il n’a sélectionné que, Dieu sait pourquoi, l’incendie au deuxième jour, le 20 septembre du siège d’un parti de l’opposition. Il a passé sous silence les meurtres, viols et  saccages  intervenus la veille aux QG d’autres partis politiques de la majorité ou de ceux prenant part au dialogue politique national, ainsi que des écoles et du pillage des commerces qui avaient eu lieu le même jour, allant jusqu’à faire grief à nos forces de sécurité de réprimer des criminels !

Face à la presse hier, le porte-parole du Gouvernement a souligné que la justice est la seule capable de réprimer les actes insurrectionnels perpétrés  le lundi 19 et mardi 20 septembre derniers et leurs auteurs, dans la ville province de Kinshasa, à la suite d’une prétendue marche pacifique initiée par «  le Rassemblement ». Cette frange de l’opposition a tourné le dos à la Cité de l’Union africaine où se tient le Dialogue, qui est loin d’être une excuse pour pardonner l’impardonnable.

«  Le  Dialogue national ne fera pas le lit de l’impunité.  Le dialogue n’a pas été convoqué comme un espace de l’impunité. L’Etat des droits existe et je vous rappelle que les deux responsables, co-modérateurs, ont demandé des  sanctions au  nom de tous les participants. Et donc, le fait que le dialogue se tienne ne peut être perçu comme une incitation à tuer les Congolais, à détruire le Congo. La  justice doit pouvoir fonctionner normalement. Et donc il est vain que l’on puisse tuer des gens, que l’on puisse envoyer des gens tuer d’autres personnes, que l’on puisse incendier, détruire  des propriétés  privées et publiques et s’en sortir,  par le simple fait qu’il se tient un dialogue au pays ( …) ça, aucun gouvernement au monde ne peut accepter de prendre une telle responsabilité »,  a rouspété le ministre congolais des Médias, Lambert Mende O, précisant d’un ton fort, que les personnes qui sont citées comme responsables de ces sales incidents du 19 et 20 septembre, auront à répondre de leurs actes.

Un bilan lourd en vies humaines, après une manifestation prétendue pacifique

Selon le dernier bilan fourni par le Gouvernement après ces deux jours sanglants en pleine capitale,  32 morts, dont des éléments des Forces de la Police en plein exercice de leurs fonctions, des enfants tués sur la route de l’école, ainsi que quelques pilleurs et casseurs. Ce bilan fait aussi état de plusieurs biens publics et privés  vandalisés, objet de destruction méchante, des propriétés privées pillées.

Les quelques  images partagées avec les journalistes lors de ce face-à-face avec la presse, sont  horribles. Dans certaines parmi elles, on voit des civils avec armes. Ce qui prouve que plusieurs morts trouvés ça et là, ne l’ont pas été par le simple fait de la Police. Ceci parce qu’elle n’était pas la seule à détenir des armes. En certains coins de la capitale,  à N’Djili par exemple, des Sous-Ciat ont été pillés par des insurrectionnels du 19 et 20 septembre, ils ont accaparés des armes, tirant même sur des agents de l’ordre.

Pour le Gouvernement, ces crimes ont été prémédités. Car,  à en croire  le ministre, l’objectif de cette manifestation à laquelle le gouverneur André Kimbuta est tombé naïf, semble avoir été de  conduire au renversement des institutions de la République.  Bien avant, des messages du genre étaient visibles sur les réseaux sociaux, relayés par des appels délibérés.  Au regard déjà de ces appels et autres messages répandus ci et là, la manifestation ne devrait pas être autorisée.

Qu’à cela ne tienne, la justice va faire son travail, et le Gouvernement condamne sans ambages de tels actes de violence. «  Il est décidé à faire régner l’ordre et à encourager fermement le Procureur de la République qui a annoncé  sa détermination à arrêter et engager sans désemparer des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs matériels et intellectuels de tous les auteurs de cette flambée de violence qui ne peut en aucune manière être justifiée »,  dixit Lambert Mende.

A quelque chose, malheur est bon, dit  un adage

Cet adage trouve en ces tristes et honteux événements du 19 et 20 septembre tout son sens.  Avec des yeux de larynx, Lambert Mende Omalanga a vu et compris ce que personne d’autre n’avait remarqué. C’est l’incapacité de gérer la chose publique, caractérisant malheureusement bon nombre d’acteurs politiques congolais. Cette incapacité est cachée derrière ces manifestations révolues, pendant que l’élégance et la démocratie veulent, mieux privilégier l’échange, le débat.

Ainsi déclare le gouvernement : «  les incidents du 19 et 20 septembre traduisent à suffisance l’incapacité de ceux qui les ont  initiées à infuser un minimum de civisme de vivre-ensemble pacifiquement et convivial dans ce pays, tellement ils sont pressés d’arriver au pouvoir par tous les moyens ».

Les masques sont tombés

«  Ayant déserté son agenda initial du dialogue pour exécuter par procuration, celui du chaos avec des meurtriers, un schéma cher à un affairiste véreux devenu ainsi un Mollah dont les acolytes doivent exécuter les fatwas, un des principaux partis de l’opposition congolaise vient malheureusement par l’implication de certains de ses responsables dans ces violences humainement inacceptable de ressusciter en Rdc des pratiques surannées des coups de force qui avaient prolongé le pays dans une dictature sanguinaire de plus de trois décennies et dont les  conséquences sont encore prégnantes autour de nous », a déploré le porte-parole du Gouvernement.

François Hollande tombe bas

Le ton, le temps et même la détermination affichée pour parler de ces tristes événements  du 19 et 20 septembre dans la capitale congolaise, ont été mal au point, en tout cas, loin de venir d’un  Chef de l’Etat d’un pays démocrate comme la France, maitrisant toutes les règles même les plus élémentaires de la diplomatie.  C’est ce qui a choqué Kinshasa, qui s’est sentie blessée de constater que François Hollande  avec des accents de maître d’école, se soit permis de tirer à boulet rouge sur le gouvernement  congolais, auquel il impute la responsabilité de ces violences dans lesquelles il n’a sélectionné que l’incendie au deuxième jour, le 20 septembre, du siège de l’Udps, passant sous silence les meurtriers, viols  et saccage intervenus la veille aux QG d’autres partis politiques  de la majorité ou de ceux qui prennent part au dialogue politique national, ainsi que des écoles et du pillages de commerces qui avaient eu lieu le même jour, allant jusqu’à faire grief à nos forces de sécurité de réprimer des criminels.

Kinshasa regrette que le chef de l’Etat d’un pays aussi humain que  la France, n’ait même pas exprimé de compassion à l’endroit du plus grand nombre de morts, se limitant seulement aux morts trouvés au siège de l’Udps. Et cela,  comme si les autres tués étaient moins importants. Cette façon de diviser les Congolais gène, a fustigé Lambert Mende, avant de rappeler que la Rdc n’est pas un département d’outre-mer français.

( Yassa/ Cp)

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