L. Mende tranche : « Katumbi ne s’est jamais présenté du côté congolais de la frontière à Kasumbalesa »

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Le point de presse de Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, était très attendu hier, surtout que c’est lui qui devait annoncer le nom du candidat qui représentera le Front Commun pour le Congo (FCC) à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. Il s’agit donc d’Emmanuel Ramazani Shadary, contre toute attente, qui a été choisi avant de déposer sa candidature à la CENI. Ainsi, il a articulé sa communication autour des spéculations et les folles rumeurs qui ont précédé et suivi le dernier message à la Nation du Chef de l’Etat ; les fake news sur les réseaux sociaux, notamment le communiqué attribué au ministre des Finances sur la prétendue incapacité du Gouvernement à prendre en charge les opérations électorales ; les récits fantasmagoriques sur l’objet de la visite d’Etat effectuée par le Président de la République chez son homologue de l’Angola ; le bluff et les feuilletons de certains acteurs  politiques en mal d’imagination et de visibilité avec leurs acolytes depuis un pays voisin et relayés par quelques médias ; la mise en cause gratuite et injustifiée des autorités congolaises dans les déboires d’un de vos confrères en territoire zambien et la démentielle course à la montre des « ouvriers critique-tout » de la dernière heure désormais candidats potentiels ou déclarés aux prochaines élections auxquelles ils n’ont pourtant jamais cru.

« Eclipsé sans doute par ce retour de Jean-Pierre Bemba, un autre acteur politique s’est mis en tête de se lancer à corps perdu dans une fuite en avant pour transformer son engagement non tenu de se présenter à la Justice congolaise de laquelle il avait obtenu une autorisation d’aller se faire soigner à l’étranger en un pathétique show médiatique autour du dépôt d’une candidature hypothétique à l’élection présidentielle, une candidature pour laquelle des groupes d’influence étrangers mais aussi nationaux (CENCO et ses démembrements) se font des avocats zélés au mépris de la Constitution tout en s’appuyant sur l’Accord du 31 décembre 2016 qui fait du respect de la Constitution le socle de toute sa mise en œuvre », a fait observer le porte-parole du Gouvernement, en mettant un terme à cette polémique inutile.

Et de renchérir que pour donner un semblant de consistance à ce jeu, lui et ses amis ont dans un premier temps inventé une fausse demande d’autorisation d’atterrissage jamais envoyée à l’Autorité de l’Aviation Civile avant de prétendre faussement avoir été empêché d’entrer en RDC en fabriquant des faux communiqués attribués sans précision ni source claire tantôt à « des autorités zambiennes », tantôt à « des autorités congolaises » non autrement identifiées pour des raisons évidentes. Une vraie farce. La vérité est simple, ce monsieur ne s’est jamais présenté du côté congolais de la frontière à Kasumbalesa ni vendredi, ni samedi derniers. Il s’est limité à se pavaner en territoire zambien sans traverser ou même approcher de la ligne de démarcation frontalière pour se présenter à une quelconque autorité congolaise. Par ailleurs, aussi bien la PNC, la DGM que la DGDA confirment que notre frontière avec la Zambie n’a jamais été fermée vendredi et samedi. Bien au contraire, vendredi elle était ouverte jusqu’à 19h00’, 30 minutes après l’heure normale de fermeture et samedi plus de trois heures au-delà des heures normales de fermeture. Tout le reste relève de simples ragots et de rumeurs.

Dans ce même point de presse, Lambert Mende est revenu sur le message du chef de l’Etat à la Nation devant le Congrès, qui est un exercice constitutionnel rituel auquel est astreint le Président de la République pour dresser l’état des lieux à travers un tour d’horizon de la situation générale du pays et en dessiner des perspectives d’avenir et qui ne devrait pas émouvoir outre mesure.

S’agissant du dernier séjour en Angola du Président, jeudi et vendredi, le gouvernement s’étonne que, malgré les termes on ne peut plus clairs du communiqué final et des déclarations des deux Chefs d’Etat devant la presse, certains se soient laissés aller à prétendre que cette invitation était en réalité une convocation du Président pour y recevoir admonestations et injonctions comminatoires sur la conduite des affaires de la RDC. Plus ridicule, d’autres ont carrément annoncé sur les réseaux sociaux la séquestration de la délégation en attendant « des ordres » de certaines puissances occidentales !

Pourtant, sans aucune ambiguïté et avant d’aborder les questions sécuritaires, de défense, de coopération économique bilatérale et de développement, le président angolais avait tenu à réaffirmer le principe de non interférence dans les affaires intérieures de la RDC se limitant à féliciter Son homologue congolais pour le brio avec lequel il conduisait le processus politique dans son pays et à souligner les grands progrès ainsi que les avancées spectaculaires dudit processus.

Les sceptiques reviennent à la raison

Le porte-parole du Gouvernement a rappelé que les semaines qui viennent de s’achever auront aussi été marquées par une accélération du processus électoral. Longtemps décriée, la CENI a vu débouler des milliers de candidats aux élections générales programmées pour le 23 décembre prochain, des élections auxquelles ses détracteurs n’ont jamais donné la moindre chance de se tenir mettant systématiquement en cause la bonne foi du Chef de l’Etat et du Gouvernement dans leur volonté de la soutenir dans cet exercice démocratique qui est pourtant devenu bel et bien inéluctable.  Apparemment le vent a tourné puisque les sceptiques d’hier sont devenus des convertis zélés prêts à affronter les urnes, constate-t-il. Tant mieux pour la démocratie congolaise que d’aucuns continuent néanmoins de regarder avec une  condescendance méprisante lorsqu’ils ne se lancent pas dans des tentatives désespérées d’en compromettre la bonne fin. C’est le cas de ce faux compte Twitter créé délibérément pour faire circuler un faux poster du ministre des Finances pour faire croire que le Trésor n’était pas en mesure de couvrir les charges de l’organisation des élections et qui a été sèchement démenti par le ministre Yav.

Sur un autre registre, informe-t-il, on a assisté au retour à Kinshasa dans le calme du Sénateur Jean-Pierre Bemba récemment acquitté par la CPI où il était envoyé, faut-il le rappeler, suite à des plaintes de sujets non Congolais et  avec le concours des autorités d’un pays européen et non des autorités  de  la RDC que quelques exaltés essayent de rendre responsables des déboires vécues par ce compatriote il y a 11 ans.

(JMNK)

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