L. Mende : « Radio Okapi fera partie de l’héritage …»

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25 février 2002-25 février 2017, cela fait 15 ans jour pour jour depuis que la Radio Okapi a été créée. Et ce, dans un contexte où la République démocratique du Congo à l’époque était en conflit et divisée en trois administrations, sans oublier la présence de plusieurs milices. La naissance de cette radio est aussi liée aux négociations de Sun City en Afrique du Sud, qui ont mis un terme au conflit et permis au pays d’avoir une structure fonctionnelle inédite. Pour commémorer le 15ème anniversaire d’une radio mâture et qui a prouvé de quoi elle était capable, un hôtel non loin de la Gare centrale a été pris d’assaut samedi dernier, par des invités venus de tous les horizons. De la Présidence de la République, en passant par le Gouvernement, pour terminer par les professionnels des médias.

Tout a commencé par le mot de Charles Antoine Bambara, Directeur à la division de l’information publique de la Monusco, qui a expliqué que le lancement de la Radio Okapi est un défi gagné ensemble. « Même si elle reste une émanation des Nations Unies, la Radio Okapi a pris son envol grâce au soutien, dès le début, de la Fondation Hirondelle, une institution suisse, spécialisée dans la communication dans les zones en crise », dit-il, avant d’ajouter que la réputation de cette radio a été surtout faite par les journalistes qui ont adhéré à une ligne éditoriale, basée sur l’impartialité, l’équilibre de l’information, l’objectivité, la clarté, l’exactitude dans tout traitement de l’actualité politique, économique, sociale et culturelle.

15 ans après sa création, Radio Okapi peut se sentir heureuse d’avoir participé à la démocratisation du pays, d’avoir provoqué le débat et d’avoir donné du courage à plusieurs qui pensaient que faire des analyses était réservé uniquement à une catégorie de Congolais. Radio Okapi, c’est aussi son réseau des journalistes, pratiquement dans tous les coins de la République et ses nombreuses dépêches qui n’ont pas cessé d’alimenter beaucoup de rédactions à Kinshasa et ailleurs. Radio Okapi, c’est ce que d’aucuns appelleraient « la fameuse communauté internationale », dans le sens où tout ce qui y est dit est jugé crédible par les auditeurs.

Journalistes à Radio Okapi, Léonard Mulamba et Tina Salama n’ont pas hésité d’expliquer les origines d’une radio des Nations Unies. Même au début, l’on eu du mal à lui trouver un nom qui lui soit propre. Plusieurs propositions furent données : Radio pour la paix et la réconciliation, radio de la Monuc, radio Shikuangue, etc. Finalement, un Congolais proposa le nom de Radio Okapi, qui a été adopté, en raison de l’animal dont il est question. Il s’agit d’un animal rare et qui doit être protégé ; un nom qui sonne bien et qui est pareil dans toutes les quatre langues nationales du pays, voire en Français.

Lambert Mende, ministre de la Communication et Médias, et porte-parole du Gouvernement, a indiqué que cela fait 8 ans depuis qu’il travaille dans le secteur. Lorsqu’il échange avec les journalistes, ceux-ci ne cessent d’accuser Radio Okapi de concurrence déloyale. A cette préoccupation, Lambert Mende a affirmé qu’il a été clair : « Radio Okapi est une pour les Nations Unies et les Nations Unies c’est nous. « A travers des négociations stratégiques, nous avons préparé une transition, d’autant plus qu’une mission des Nations Unies commence et se termine. Mais Radio Okapi fera partie de l’héritage qu’il faudra conserver », dit-il, tout en félicitant les Nations Unies qui n’ont pas lésiné sur les moyens financiers en appui à cette radio.

Le mot de la Directrice de cabinet de Maman Sidikou et la présentation de la nouvelle grille de programmes de Radio Okapi sont venus boucler cette fête haute en couleurs. Mme Elisabeth-Laure Njipwo Nguimdo, Directrice de Radio Okapi depuis octobre 2016 a justifié sa grille qui ajoute 12 nouvelles émissions par le simple fait que les auditeurs commençaient à leur demander davantage. Elle a, en plus, cité le sondage Imar qui insistait sur la nécessité pour cette radio de s’adapter. La radio onusienne a des auditeurs inconditionnels, certes. Le temps était venu d’avoir une radio où les gens de tous les âges s’expriment.

(Jean-Marie Nkambua)

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