L. Mende : « Le dialogue passe par-dessus tout »

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*Face à la presse hier, le ministre des Médias et Communication, porte-parole du Gouvernement a brandi le dialogue comme le seul instrument, qui passe par-dessus tout, aux réels maux qui rongent la République

*Lambert Mende, qui a appelé les acteurs politiques à aller aux consultations qui précèdent le dialogue initié par le Chef de l’Etat, a affirmé qu’il n’y a qu’en se parlant qu’on va trouver des solutions aux problèmes de la République, et que les Congolais sont la clé à leurs propres problèmes et non et toujours passer par des intermédiaires étrangers

Cinquante-quatre ans après l’indépendance, le porte-parole du Gouvernement s’est interrogé et s’est insurgé en même temps sur le fait que les Congolais continuent à donner l’impression de faire du sur place. « Pourquoi sommes-nous incapables de nous parler nous- même ? Pourquoi les mêmes contradictions nous poursuivent ? »

A ces questions, Lambert Mende pense qu’il y a une cause. Et c’est cette cause qui devra être décortiquée par les Congolais eux-mêmes, au moyen justement d’un dialogue comme celui que veut organiser le Chef de l’Etat, lequel devra dégager des formules et stratégiques durables et adéquates permettant au pays de sortir de l’ornière, qui l’a longtemps caractérisé. Et donc, de ces consultations y sortiront des stratégiques qui désormais, amèneront le pays à appliquer ses recommandations et résolutions et non de les laisser moisir dans des tiroirs… C’est un défi, qu’il faudra relever.

« Il faut que les Congolais cessent de projeter le devenir de leur pays sur base des procès d’intention, signe manifeste d’une incapacité à dépasser les à priori. Le dialogue entre Congolais sur le Congo devrait devenir une seconde nature pour tous. Il ne doit pas être instrumentalisé à des fins d’affiche ou pour une caution de vues partisanes. Il s’agit des réflexions stratégiques devant aboutir à des solutions partagées sur l’avenir de toute la nation », a émis le porte-parole du Gouvernement, tout en reconnaissant l’efficacité d’une médiation internationale, qui était opportune dans des circonstances comme celles du Dialogue de Sun City (inter congolais).

Alors que pour le cas d’espèce, qui est d’ailleurs loin des prescrits de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, qui engage la sous-région, c’est-à-dire, les Etats signataires, le dialogue national, dont les consultations se poursuivent, à l’initiative du Chef de l’Etat, relève du souci seul et personnel du Chef de l’Etat, qui en convoque les Congolais entre eux. C’est ici le lieu justement de souligner la différence qu’il y a entre les deux niveaux de chose ou dialogue. D’un côté, l’on parle des Etats entre eux, alors que de l’autre côté, il s’agit d’un peuple qui échange sur ses problèmes. Et c’est justement de ce dialogue prôné par Joseph Kabila.

Et donc, chercher à joindre, ou encore à donner le leadership de ce dialogue au représentant du Secrétaire général des Nations Unies, c’est comprendre à travers la résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies adoptée le 28 mars 2013, demandant au point 14 sous point B, au Représentant spécial des Nations Unies pour la Rdc, de promouvoir au moyen de ses bons offices un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes…

Devant une question aussi sensible comme celle-ci, les politiques congolais devraient se dépasser et tenir des discours vrais et cohérents et non mentir à haute voix comme le fait une certaine partie de l’opposition congolaise, qui conditionne ce dialogue par le leadership du Représentant du Secrétaire général des Nations Unies.

Médiateur international, pas très chaud

Répondant à une question de la presse sur la présence d’un médiateur international dans le dialogue, dont les consultations se poursuivent au Palais de la Nation sous la houlette du Président de la République, Lambert Mende, s’est montré très chaud à la problématique. Mais qu’à cela ne tienne, il estime que la balle revient plutôt au Chef de l’Etat, qui convoque ces assises, d’en apprécier la nécessité.

« S’il y a oui ou non besoin d’un médiateur international, il m’est difficile de répondre à la question. Le Gouvernement n’étant pas l’initiateur de ces consultations pour le dialogue, il appartient au Président de la République qui en a pris l’initiative, d’évaluer la nécessité », a indiqué le ministre.

Cependant, s’interroge-t-il, à l’état actuel de la situation, pourquoi l’idée d’un médiateur international. Pour quelle raison, s’interroge de nouveau, surtout qu’on sait que les Congolaise se parlent tous les jours. « Nous savons tous les prix que nous payons à ces interférences extérieures parce que nous sommes un pays qui a beaucoup souffert de ces interférences extérieures, dont les problèmes sont souvent venus de l’extérieur…. Mais il appartient au président qui représente nos intérêts jusqu’à la fin de son mandat de prendre les dispositions, parce qu’il est le garant de l’unité nationale. C’est lui, qui devra préciser s’il sera nécessaire d’arriver à cette médiation internationale…», a ajouté le ministre.

Tom Malinowski, peu diplomate

« Nous avons le droit de dire, nous sommes contents ou nous ne sommes pas contents », répondait le ministre à la question d’une consœur, sur l’aide des Usa à la Ceni, après les propos peu courtois de leur Sous- secrétaire, Tom Malinowski, qui lors de son dernier séjour congolais, déclarait que le dialogue républicain ne devait pas servir de prétexte pour retarder les élections.

L’homme est connu pour ce dérapage. Et Kinshasa est aussi loin de laisser quiconque foutre son nez dans ses affaires intérieures. Le diplomate américain en avait dépassé les bornes. Il n’a donc pas d’injonctions à donner à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), moins à l’Etat congolais.

Déjà en réaction à sa conférence de presse, le porte-parole du Gouvernement a rappelé que son collègue des Affaires étrangères avait déjà recadré les choses en précisant à l’intention de ce hôte malvenu et évidemment à d’autres diplomates que : « Le dialogue entre les fils et les filles de la Rdc relève de la politique interne de cette dernière. Toute immixtion des Etats tiers dans ce processus est donc non seulement inacceptable, mais également intolérable conformément au droit international qui prescrit le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre Etat ». Ici, Lambert Mende de rappeler que ce diplomate a été déclaré persona non grata par le Bahreïn, l’année dernière.

Attaque de l’aéroport de Goma

Le porte-parole du Gouvernement a renseigné ici que les enquêtes se poursuivent et les enquêteurs viennent d’établir un lien direct entre l’attaque contre l’aéroport de Goma et les actes de terrorisme qui ont endeuillé le Grand nord. Ils se sont transportés, a dit le ministre, depuis le weekend dernier à Beni et à Mbau afin de compléter leurs recherches à cet égard.

En attendant que l’enquête se termine, cette situation, a dit le porte-parole de l’Etat congolais, interpelle aussi bien le Gouvernement de la République que les Communautés de cette partie du pays. Et donc, chaque Congolais devra ainsi, jouer sa part de partition pour un Congo pacifié, avancé, si l’on veut réellement du développement de ce pays.

(Yassa)

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