Koulounisme et insécurité à Kinshasa: Un recyclage éducatif socioéconomique systématique, alternative à l’oisiveté de jeunes

par -
0 123
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Un mal a terrifié les habitants de Kinshasa depuis le milieu de la décennie 90, semant la panique à une forte ampleur dans la population, jusqu’en 2013. Il s’agit des gangs opérant à l’arme blanche, principalement machettes, tessons et lames de rasoir, et autres tournevis. Ils se sont illustrés en ravisseurs imperturbables, prêts à blesser quiconque et partant, contempler le sang qui coule des veines de celui qui pourrait opposer une volonté contraire à leur envie.

Chasser l’oisiveté des jeunes

Une jeunesse au chômage, sans occupation ni perspectives en vue, dans une ville où pullulent des garçons robustes aux jambes et bras vigoureux, voire aux têtes intelligentes, devient vite un danger latent à tout épanouissement autour d’elle.

Dans son ouvrage au Tome I intitulé : « De grandes énigmes », de mai 1968, Jean Drumont a écrit : « L’oisiveté totale, cette mère de tous les vices qui accueille cette jeunesse, ne peut lui offrir de conditions idéales pour concorder les voies et moyens qui lui permettraient de se retrouver dans la vie ».

Les deux axiomes, machiavéliques ou machiavéliens, qui disent : « Tout chemin mène à Rome » et « la faim chasse le loup hors du bois », sans oublier l’axiome qui dit : « La fin justifie les moyens », tous ces gains de philosophie parent le sol de la maternité de l’oisiveté, où naissent tous les vices. Rien du tout pour meubler le temps loyalement.

Les parents et les enfants que sont les  « koulouneurs » végètent dans la pauvreté et la misère, sans perspectives ni espoir d’amélioration quelconque.

Atmosphère sociologique qui favorise l’inévitable irruption de la sédition et de ce genre de fait humain. L’on nous avait dit que le pain avait favorisé l’explosion d’octobre 1917. N’oublions pas que la faim est un mal. Un mal redoutable, mais également l’animal, cruel et dangereux.

La RDC est capable de l’effacer de la surface de son territoire en peu de temps. Les Congolais disposent d’un sol essentiellement fertile, pour y parvenir efficacement et rapidement. Mais il faudra que les responsables soient disposés à se boucher les oreilles, car l’impopularité et les interférences interviendront inévitablement, non pas pour compatir, mais pour maintenir le statu quo, et attendre ce que l’on attend.

Ce sont des « kuluneurs », un terme courant que les Kinois ont donné à ces bandes de jeunes inciviques.

Au mois de décembre 2013, les autorités se sont résolus d’arrêter la   gangrène en ont recourant à la manière forte. Cette alternative a suscité l’enthousiasme de beaucoup, dès lors que de nombreuses familles avaient connu en leur sein des victimes de cette barbarie. Répondre à la force par la force, pour imposer à ces marginaux la crainte de l’autorité de l‘Etat, telle a été la motivation de l’opération « LIKOFI » (pour dire : Coup de poing).

La manière forte serait-elle appropriée pour dissuader véritablement ces « apprentis » criminels ?

Cette corruption systématique, est-elle remédiable ?

 Nous le pensons, cela est remédiable en République Démocratique du Congo.

Dans un contexte où le chômage des jeunes inquiète par ses effets, dont notamment l’oisiveté.  Nous avons dit et redit que la RDC disposait des atouts, des moyens et des conditions idéales pour transformer le mal en bien.

  • Pour casser l’oisiveté, supprimons le chômage. La RDC ne se débarrassera ni n’évacuera sa jeunesse, celle qui est animée de mauvaises dispositions ; mais elle la récupérera par le recyclage éducatif socioéconomique systématique.

Et cela pendant que l’on proclame que le Congo est un gigantesque réservoir des richesses naturelles, un pays aux ressources immenses. Cela est bien vrai. Tout est là et à portée de nos mains. Nous savons tous ce qu’il faut faire pour nous approprier sainement, en abondance et noblement. Nous ne sommes ni un peuple de culs-de jatte ni des manchots.

 Nécessité de privilégier un remède politique

La recherche d’un remède politique adéquat et radical pour juguler le paupérisme et la faim qui sévissent les peuples de ce gigantesque réservoir des richesses naturelles, de ce pays aux ressources immenses, interviendra pour prouver au monde que certaines résolutions politiques de la Table-ronde politique de Bruxelles de 1960, avaient été à maints égards sous-estimées des vérités essentielles.

                       

(F.M, analyste)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse