Kongo central, Bandundu, deux Kasaï et Katanga

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Le PADIR dispose plus de 54 millions Usd en 2016 pour désenclaver les bassins de production

C’était hier mardi 29 décembre 2015 à Kinshasa que ce budget annuel 2016 a été adopté, en même temps que le programme de travail du Projet d’appui au développement des infrastructures rurales (PADIR), par les membres de son comité de pilotage. C’est pour, entre autres, désenclaver les bassins de production dans les cinq anciennes provinces gambadées aujourd’hui en treize nouvelles de la Rd Congo où PADIR mène ses activités : Kongo central, Bandundu, deux Kasaï et Katanga.

Le PADIR est un projet du Gouvernement de la République placé sous la tutelle du Ministère du Développement rural et bénéficiaire d’un appui financier de la Banque africaine de développement (BAD).

A l’issue de la réunion de son comité de pilotage tenue hier à Kinshasa, les membres ont approuvé et adopté le Programme de travail et budget annuel (PTBA) du projet pour l’exercice 2016. Lequel s’élève à 33,945 millions d’unités de compte, soit, 54.278 millions de dollars américains. Et les actions seront menées pour désenclaver les bassins de production, renforcer les infrastructures communautaires de commercialisation, promouvoir les services sociaux et économiques de base et acquérir les équipements nécessaires pour la fonctionnalité de différents centres de réinsertion sociale.

Signalons qu’après approbation et adoption par les membres du comité de pilotage de ce PTBA 2016 du PADIR, il sera ensuite envoyé à la BAD.

Record dans la réhabilitation des bâtiments communautaires

Auparavant, le coordonnateur national du projet, l’ingénieur Bonaventure Mbuka avait fait le point sur l’état d’avancement du projet au cours de l’année 2015, avant de présenter le PTBA du PADIR pour l’exercice 2016. Ainsi, a-t-il indiqué dans son rapport d’activités que le bilan d’exécution globale des produits oscille autour de 31%, à cause des objectifs qui ont été modifiés lors de la revue à mi-parcours.

Il sied de préciser que par rapport au volet réhabilitation des infrastructures, le taux d’exécution est de 11%, et 55% pour le volet renforcement des capacités. Le volet de la gestion du projet a un taux d’exécution de plus de 75 %. Quant à l’état physique du projet, l’Ingénieur Mbuka a noté une faible performance, mais un record dans le volet de réhabilitation des bâtiments communautaires, avec plus de 90% d’exécution.

Et par rapport aux dispositions actuelles du projet, il a précisé avec des données détaillées, que l’objectif c’est d’arriver à 1363 Km de pistes rurales à réhabiliter (avec des ponts de plus ou mois 40 mètres de portée), 30 marchés ruraux additionnels à reconstruire, 110 sources d’eau potable à aménager, 36 forages d’eau potable à réaliser, 36 réseaux d’adduction d’eau potable à mettre en œuvre.

Il a indiqué que l’exécution financière n’a pas été probante et a relevé quelques difficultés. Lors des échanges, le coordonnateur Bonaventure Mbuka du PADIR a répondu à des préoccupations exprimées par les membres du comité de pilotage du projet.

Comme pour tous les autres projets du secteur, le secrétaire général au Développement rural, c’est le docteur Abel-Léon Kalambayi-wa-Kabongo, qui a présidé cette réunion du comité de pilotage du PADIR. Il a quant à lui signifié que le délai court de 18 mois qui restent pour le projet, ne remettent pas en cause la durabilité des ouvrages.

D’autant plus que, souligne-t-il, le projet a recouru aux grandes entreprises pour l’exécution et le recrutement des délégués à pied d’œuvre qui auront pour missions, entre autres, pour veiller à la qualité des infrastructures à réaliser.

Une idée du projet

Le Projet d’appui au développement des infrastructures rurales, PADIR, poursuit comme objectif l’amélioration de la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté de la population congolaise à travers la réhabilitation des infrastructures rurales. Ce, afin de désenclaver les bassins de production, avec comme corollaire, faciliter l’évacuation des produits agricoles vers les centres de consommation.

Le PADIR intervient dans la partie sud de la Rdc, notamment dans les anciennes provinces du Bas-Congo, Bandundu, Kasaï-Occidental, Kasaï- Oriental et Katanga (éclatées aujourd’hui en treize nouvelles provinces). Pour sa mise en œuvre, les stratégies du PADIR s’articulent autour de trois composantes à savoir : la réhabilitation des infrastructures rurales, le renforcement des capacités institutionnelles et la gestion du projet.

(Lepetit Baende)

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