Koffi Olomide rattrapé par la justice à Kinshasa: Après son expulsion de Nairobi pour violences faites à la femme

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Nul n’est au dessus de la loi.  Le chanteur Antoine Agbepa Mumba, alias Koffi Olomide, patron du groupe Quartier Latin International, l’a expérimenté à ses dépens. Sur exécution d’un mandat d’amener les force de l’ordre sont descendus hier matin à son domicile et l’on conduit au parquet où il devrait être entendu par un juge. L’on se rappellera que dans ce dossier, ce qui choque, c’est l’attitude mystérieuse que cet ambassadeur de la culture congolaise a affiché devant les caméras d’une télévision kenyane.

Le célèbre chanteur congolais est donc sous le feu des critiques depuis qu’il a été filmé en train de donner un coup de pied à une de ses danseuses, à l’aéroport de Jomo Kenyatta de Nairobi, le week-end dernier. Le Kenya a ensuite décidé de l’expulser et la Zambie, où il devait se produire dans les prochains jours, a aussi annulé l’un de ses concerts pour mauvais comportement. L’artiste a publiquement présenté ses excuses mais cela  n’a pas empêché le début d’une procédure judiciaire.

« J’ai eu la peur de ma vie », ce sont là les mots de Koffi Olomide joint hier mardi matin par téléphone, juste avant qu’il ne soit entendu par la police. Le chanteur explique qu’une soixantaine de policiers sont venus l’appréhender à son domicile de Mont-Fleury dans le quartier huppé de Ma Campagne à Kinshasa Ngaliema. Il était alors six heures du matin. Et de poursuivre : « Ils ont escaladé les murs de ma maison. Ma famille est terrorisée et on me traite comme un criminel », raconte le chanteur.

L’artiste avait présenté publiquement ses excuses

Sur la RTNC, ainsi que sur la RFI lundi soir, Koffi Olomide a présenté ses excuses par rapport à l’acte qu’il venait de poser. Mais cela n’a manifestement pas suffi, d’autant plus que la machine judiciaire était déjà lancée.

La star congolaise de la chanson a été interpellée hier dans la matinée à son domicile à Kinshasa.  Il est accusé des coups et blessures volontaires portés contre l’une de ses danseuses à Nairobi.

Cette interpellation intervient trois jours après le retour du chanteur expulsé du Kenya où il avait été interpellé pour l’acte posé.

Dans une vidéo qui a circulé pendant le week-end, on voit Koffi Olomide lancer un coup de pied en direction de la victime, alors que son groupe venait d’arriver à Nairobi où il devait livrer un concert. La vidéo a suscité de nombreuses réprobations, notamment dans les milieux d’associations féminines.

La députée kenyane Joyce Lay mécontente de la conduite de Koffi

La députée kenyane Joyce Lay, en tant que femme responsable, touchée par ce comportement qui fait la honte du continent a réclamé l’arrestation de Koffi Olomidé et la saisie de son passeport. Elle a regretté cependant le fait que le bourreau de Pamela soit déjà reparti pour Kinshasa, mais elle a promis qu’on l’y attrapera l’un de ses quatre matins. Il devra de ce fait justifier le holà de son comportement qui n’est pas digne d’un ambassadeur culturel qui est censé véhiculer à travers le monde le comportement honoré de son pays. Si Koffi peut faire cela en public, on se pose alors la question de savoir ce qu’il peut faire en privé…

Le vœu émis par la députée kenyane a eu un répondant à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo où, le député Zacharie Bababaswe est, lui aussi, monté au créneau pour dénoncer ce fait. La conseillère du chef de l’Etat en matière des violences sexuelles, Jeanine Mabunda, s’en est plainte auprès des instances judiciaires, qui viennent d’arrêter l’artiste. S’il est reconnu coupable, Koffi Olomide risque d’écoper  d’une peine de cinq ans de prison.

Le cheminement de l’artiste

À 60 ans de vie et plus de 30 années dans la musique, Koffi Olomide est un multirécidiviste qui a déjà fait face à de nombreuses accusations. En 2012, il avait été inculpé pour viol à Paris. Il était rentré précipitamment à Kinshasa sans attendre le verdict. Et en août de la même année, le même artiste avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour « coups et blessures volontaires » contre son producteur Diego Music.

Et aujourd’hui, contre toute attente, consécutivement au scandale coordonné le patron de Quartier Latin International à Nairobi, les autorités zambiennes ont annulé le concert que le même groupe devrait livrer au salon agricole et commercial de Zambie à Lusaka, a déclaré, dans un communiqué, M. Ben Shoko, le responsable de cette compagnie.

Assemblées nationales congolaise et kenyane pour la protection de la femme

La force restant à la loi, la violence faite à la femme sort du cadre purement national pour prendre une dimension planétaire. L’on se rappelle avoir vu Madame Hillary Clinton ici plaider contre ce fléau. La même démarche a été amorcée mi-2012 à Kinshasa par la Ministre française déléguée à la Francophonie Yamina Benguingui.

Aujourd’hui, l’on n’a pas eu besoin de relation particulière entre les Assemblées nationales congolaise et kenyane, pour que le cri d’alarme de la députée, Joyce Lay, ait un écho favorable.

(Kingunza Kikim Afri)

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