Kinshasa ville propre ! Nécessité d’allier la chasse aux vendeurs à l’assainissement des marchés

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Depuis que le Général Elvis Mpalanga Nawej dirige provisoirement la Police nationale congolaise/ville province de Kinshasa, nombreux sont les vendeurs qui se plaignent des tracasseries et autres actes posés par la police, pendant qu’ils s’exécutent correctement en payant les impôts et taxes dus à l’Hôtel de Ville.

Pour ce faire, il nous a été demandé d’effectuer une descente sur terrain, surtout au grand marché de Kinshasa, communément appelé « Zando », afin de palper du doigt les réalités de cette catégorie de la population congolaise, dont le travail n’est pas si négligeable qu’on le croit

Sur place ; nos fins limiers ont pu constater un calme inhabituel sur différentes avenues utilisées par ces Congolais et étrangers pour vendre leurs produits. Dans la commune de la Gombe, sur l’avenue des Marais précisément, les vendeurs se sont dispersés çà et là, pour éviter de se faire prendre par la police.

Aux dires de Carine Longa, une vendeuse sur cette rue, il ne se passe jamais une journée au marché, sans que je ne sois obligée de courir avec la marchandise. Pour elle, c’est pénible de travailler dans de telles conditions.

«Nous avons toujours subi des menaces auprès des policiers, qui veulent que nous nous trouvions  des places à l’intérieur du marché, alors que nous n’avons pas assez de moyens pour le faire. C’est peut-être mieux de continuer à  courir que de rentrer à l’intérieur », a dit Margueritte Ebala, une vendeuse le long de l’avenue des Marais.

Hervé Kamanda, un vendeur ambulant, se plaint d’avoir à plusieurs reprises perdu les vêtements destinés à la vente. Il ajoute qu’il devait acheter quelque chose de précieuse, mais puisqu’il il n’avait encore rien vendu, cela devenait impossible.

« Je n’ai pas pu vendre aujourd’hui. A la place d’étaler mes chaussures, j’ai préféré observer de loin ce qui se passait. J’ai une plaie au niveau de la cheville, qui me dérange beaucoup. S’il faut fuir à la vue des policiers, je me ferai sûrement prendre et j’aurai très mal. Nous ne faisons que vendre et rien de plus. Pourquoi cela devrait autant déranger certaines personnes ? », a soutenu Floride Mujinga, une marchande sur l’avenue des Marais.

Pour Andy Ongala, il faudrait soit modérer la manière de percevoir l’argent, soit présenter une personne bien déterminée pour cette opération afin d’éviter les malentendus. « Quand chacun passe te demander de l’argent, comme bon lui semble, cela devient énervant. Quand tu essaies d’expliquer que tu avais déjà payé, l’incompréhension se crée», a-t-il ajouté.

Les conditions d’hygiène laissent à désirer

En plus d’être tout le temps poursuivi, Mireille Nzeba ajoute qu’en plein 21ème siècle, c’est honteux d’avoir un marché pareil en pleine ville. D’ailleurs, il s’agit d’un marché couvert de boues, et quand il pleut, les avenues deviennent impraticables. De fois, il faut même porter des bottes comme si on était des éboueurs. On se pose plusieurs questions, notamment celles de savoir, où vont tous les impôts et taxes collectés dans ce grand marché de Kinshasa ? Pourquoi on ne prendrait pas une partie de cet argent collecté pour assainir le marché ?

« Lorsqu’il pleut, je ne prends pas le risque de venir vendre sans apprêter mes bottes. Avec toutes ces ordures déversées dans les eaux stagnantes, j’ai peur de piétiner n’importe quoi et de me blesser par la suite. Toutes ces précautions ont été prises depuis le jour où j’ai marché sur un morceau de verre. Un si grand marché devrait disposer des conditions d’hygiènes nécessaires », a déclaré Linda Kenge, vendeuse de friperie au marché central.

« Au regard de tout ce qui vient d’être dit, on se rend de plus en plus compte que chasser les paisibles citoyens du Marché Central, ceux qui se débrouillent, qui payent leurs patente et qui vivent au taux du jour, ne devrait pas préoccuper autant, que l’évacuation des multiples déchets qui envahissent ce marché», a fait observer la vendeuse Linda Kenge, avant d’ajouter que lorsqu’on paye les impôts et taxes, la moindre chose que la population voudrait apercevoir, c’est l’amélioration de ses conditions de vie. Ceci, à travers la réhabilitation de routes, l’assainissement de marchés, l’amélioration de la desserte en eau et en électricité, etc.

(Lofoli Gloria/Stagiaire Ifasic)

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