Kinshasa: Nécessité d’une mission d’enquête à l’ISC

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La communauté de l’ISC/Kinshasa avait très bien accueilli l’arrivée du comité Mbangala, car se disant qu’en tant que fils-maison, ce dernier sera en mesure de mettre fin aux antivaleurs tant décriées avant lui. Tous les espoirs étaient donc permis. En effet, dès le départ, le D.G. Mbangala avait initié certaines actions très appréciées dont la réfection des auditoires et l’utilisation des feutres à la place de la craie. Il était donc bien parti pour réaliser de grandes choses à l’ISC/Kinshasa et laisser de bonnes empreintes.

Malheureusement, la communauté ignorait que derrière ces actions se cachait une grande faiblesse en matière de gestion d’un établissement d’enseignement supérieur et universitaire. Et pour preuve, avant la mi-session, le Directeur général va  convoquer la réunion pédagogique pour informer le personnel académique et  scientifique de l’instauration d’un système d’anonymat à titre expérimental.  Chose approuvée par tous le corps présent à cette réunion dans l’espoir que cela va contribuer à l’amélioration de l’image de l’ISC longtemps ternie, selon notre source.

Et pour exécuter cette tâche, sera retenue. C’est le premier point qui nécessite un audit pour vérifier si réellement cette entreprise était britannique comme annoncé ou une simple invention du D.G. le moins que l’on puisse dire c’est que cette entreprise n’a pas été à la hauteur de la mission lui confiée. Le D.G. va alors recourir à d’autres fils-maison quant à ce. D’où la création du Centre de traitement informatique, composé des gens dont certains à moralité jugée douteuse. Curieusement, ce centre dépendra directement du D.G. au lieu de dépendre du Secrétaire général académique. Ce qui est contraire aux attributions de l’un et l’autre.

D’autre part, lors de la délibération, les enseignants étaient stupéfaits de constater que ce centre s’est permis de modifier leurs côtes sans que personne ne soit sanctionnée par le D.G. qui, par ce comportement, entretient ce que l’on y qualifie d’antivaleurs, qu’il est censé pourtant combattre.

Plus grave, les enseignants présents à la délibération vont constater un écart  entre le nombre d’étudiants sur les fiches de cotation leur remises par les  services du Secrétaire général académique et celui des étudiants sur les grilles de délibération. Le surplus des étudiants ont tous des points et la communauté s’interroge qui les leur a attribués. Jusqu’à ce jour, personne n’est en mesure de donner des explications autour de cet acte odieux, orchestré par le D.G. Mbangala. Peut-être un contrôle du ministère de tutelle pourra apporter la lumière.

Ce qui est encore choquant, c’est de voir parmi ce surnombre, des étudiants qui n’ont même pas payé les frais, d’autres n’ont pas présenté des examens mais curieusement par la magie de l’anonymat, ils se retrouvent avec des  cotes. D’autres encore ont simplement satisfait.

Au lieu d’expliquer comment on en est arrivé là, le D.G. se mettra à vilipender les enseignants, parfois même les intimider. Une attitude qualifiée ici  de ’’ terrorisme administratif’’. Dans la foulée, il y a des étudiants qui ont été collés en première session sans avoir défendu leurs TFC et mémoires, encore moins déposé leurs  rapports de stage parce que le Centre de traitement informatique leur a donné les points en lieu et place de jury de défense. Dans cette liste, des anonymes citent le C.T. Kuayeno,  proche du DG, qui aurait ‘’vendu l’examen d’analyse des états financiers’’ sans qu’il ne soit sanctionné.

La gestion des inscriptions est confiée au Dircaba du DG. Pourtant cela rentre dans les attributions du Secrétaire général académique foulant
ainsi au pied le vade-mecum. On parle encore de 5. 000 étudiants, difficile à justifier jusque-là. Récemment, le patron de l’ISC. venait d’improviser des vacances en envoyant une bonne partie du personnel relevant des finances en congé. Peut-être pour échapper à l’audit, et s’acheter une parcelle dans un quartier huppé de la ville. Dans ce genre d’acquisitions, on raconte aussi que son allié, le Secrétaire général administratif Musinde et probablement l’Administrateur du budget le C.T. Kitupa. Comme si cela ne suffisait pas, on mentionne aussi le harcèlement sexuel. Une finaliste ayant  terminé sa licence en première session en aurait fait l’objet. Une somme de 500$ avait suffi pour acheter son silence.

Au regard de ce qui précède, la balle est dans le camp des autorités de tutelle qui devront envoyer des enquêteurs avant de prendre des mesures qui s’imposent. Il revient aussi à l’Assemblée nationale d’envoyer une commission d’enquête pour vérifier ces faits dans le cadre de contrôle parlementaire car cette institution fait partie du patrimoine national. L’heure est à épargner cet institut du chaos.

(Mao Kindundu/CP )

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