Kinshasa : les capacités des journalistes renforcées aux négociations climatiques

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Sous l’égide de l’Ong Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE-Rdc), des journalistes de Kinshasa œuvrant dans le secteur de l’environnement s’étaient réunis vendredi 25 septembre dernier au Centre Carter dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités des médias en information et communication sur le climat-énergie et les négociations climatiques, dont la COP21. « L’apport des médias dans la lutte contre le changement climatique », était donc le thème développé au cours de cet atelier de formation des journalistes Kinois.

Dans son mot de circonstance, le directeur exécutif de l’Ong JVE, Me Taty Maniania a d’abord procédé à présenter succinctement sa structure, laquelle est membre du Réseau Climat et développement, créée depuis 2006 « pour sensibiliser et éduquer les communautés, les soutenir dans le processus du développement durable ». Structure qui, a-t-il indiqué, milite pour la gouvernance des ressources naturelles et de l’environnement.

L’origine du changement climatique

Dans son exposé sur les impacts du changement climatique, Me Taty Maniania a rafraîchi la mémoire des journalistes sur l’origine du changement climatique et les grands enjeux climatiques. Selon lui, le changement climatique est causé par les émissions des gaz à effet de serres. Les domaines de transport, de l’habitat, la déforestation, l’agriculture, la production de pétrole, le charbon, etc. sont ainsi à la base de ces émissions des gaz à effet de serres.

Me Taty Maniania cite comme enjeux climatiques : la réduction des émissions des gaz à effet de serres ; faire face aux impacts, pertes et dommages ; agir sur les systèmes et les décisions ; l’adoption des modèles agricole et de l’eau ; le choix des infrastructures et les accords commerciaux. Pourquoi la COP21 est-elle importante ? Il répond à cette question qu’il posa lui-même que cette grande conférence internationale sur l’environnement qui sera organisée en décembre en France est importante pour sceller un accord international. « Elle doit répondre à deux défis du climat et de la pauvreté », a-t-il dit.

Du Protocole de Kyoto

Les participants, les journalistes de l’environnement, ont également suivi un autre exposé sur les historiques des engagements institutionnels. L’expert a indiqué que la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) est le document de base. Et, le Protocole de Kyoto, ratifié par 176 Etats du monde, adopté en 1995 et entré en vigueur en 2005, est le prolongement de la CCNUCC. Sa mise en œuvre a eu lieu de 2008 à 2012 et la deuxième période d’engagement court de 2012 à 2020.

Le protocole de Kyoto, a expliqué l’expert, impose aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour luter contre le phénomène climatique. Il s’est attaqué aux émissions de six gaz à effet de serres qui sont : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O), les hydrofluorocarbures (HFCs), les hydrocarbures per-fluorés (PFCs), l’hexafluorure de soufre (SF6).

Il existe à ce jour le protocole de Kyoto I et le Protocole de Kyoto II. L’expert a aussi informé des trois mécanismes de flexibilité. Notamment les permis d’émission ; la mise en œuvre conjointe (MOC) ; et le mécanisme de développement propre (MDP) pour aider les pays africains à se développer. D’autres mécanismes parallèles de réduction d’émissions de gaz à effet de serres dont REDD+, NAMA et Fonds vert ont été également expliqués aux journalistes par cet expert de la Société civile. De tous les temps, la Chine et les Etats-Unis d’Amérique sont les deux mauvais élèves du changement climatique, a-t-il souligné.

Des conseils d’un professeur chimiste

Le professeur Jean-Pierre Beya Dibue s’est entretenu avec les journalistes Kinois de l’environnement sur les considérations scientifiques, adaptation et atténuation des changements climatiques. Pour ce chimiste de formation, l’effet de serre est un phénomène naturel sans lequel la planète serait froide (-18°C). En plus des six premiers gaz à effet de serres cités ci-haut auxquels s’attaquent le Protocole de Kyoto, le professeur Beya Dibue ajoute l’oxyde d’hydrogène (H2O ou l’eau) et l’ozone (O3).

Il a éclairé la lanterne des journalistes sur le potentiel de réchauffement global, et sur l’empreinte carbone. Du rechauffement de la planète au changement climatique, le professeur a fait savoir que le réchauffement de la planète entraîne le changement de climat. Pendant cette période, a-t-il signifié, deux phénomènes s’imposent : la sécheresse et les inondations intenses.

Que faire ? Jean-Pierre Beya Dibue conseille l’adaptation et l’atténuation, c’est-à-dire, limiter la vitesse d’augmentation des taux des gaz à effet de serres dans l’atmosphère.

(Lepetit Baende)

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