Kinshasa: Le phénomène « bilokos » influe sur le quotidien des Kinois

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Les consommateurs kinois s’intéressent aux produits qui proviennent des pays européens, pour leur qualité.  C’est ainsi que le terme « bilokos » est entré dans le langage des Kinois. Cela fait penser aux biens de seconde main qui sont durables et de bonne qualité : vêtements, chaussures, ustensiles de cuisine, appareils électroménagers, fournitures de bureau…

Il convient de souligner que les « bilokos » sont vendues à ciel ouvert, dans les différents marchés des villes portuaires : Boma, Matadi au Kongo central. C’est dans cette ambiance que s’entrecroisent acheteurs et revendeurs. Suite à cet engouement, les bilokos se présentent dorénavant comme une rubrique que taxent les services douaniers.

Dans la plupart des cas, les personnes commises à la vente de ces différents articles tant appréciés par la population Kinoise, n’en sont pas les propriétaires. Elles jouent le rôle d’intermédiaires entre l’acheteur et le propriétaire.

Celui-ci, en dernier ressort, est souvent en contact avec son intermédiaire qui le convainc  d’accepter le prix de vente sans qu’il ne lui donne la somme réellement payée par l’acheteur.

Le chef-lieu de la province du Kongo central, Matadi, une ville portuaire, est l’endroit  où se ressourcent les Kinois. Visiblement, plusieurs Kinois s’y rendent pour le dédouanement des marchandises. Etalés à même le sol, ces objets de bonne qualité mettent les acheteurs dans une situation d’embarras de choix.

Après l’achat des articles de leur choix, les vendeurs et vendeuses de Kinshasa, vont à leur tour revendre les mêmes produits.

Grâce à la durabilité et aux prix abordables de ses produits, cette ville est également appréciée par les ressortissants d’autres provinces de la République. Avec toutes ces populations flottantes qui viennent et repartent, Matadi est constamment en mouvement.

Remise en question de la qualité sanitaire

Une question d’hygiène se pose sur les fourchettes, les assiettes et tant d’autres ustensiles de cuisine vendus à même le sol. Quelques-uns de ces produits n’inspirent pas confiance à certains clients, bien qu’ils soient dans le besoin.

Des matelas, des draps, des moquettes, de petites chaises pour enfants, etc… étalés le long de la rue, semblent ne pas inquiéter les Kinois. Il arrive souvent de rencontrer des ustensiles de cuisine, des appareils électro-ménagers moins usés. Cependant, il est également possible pour l’acheteur de tomber sur des casseroles, des bouilloires, des micro-ondes rouillées. Ce qui peut nuire à la santé de l’homme.

Pour certains, outils gâtés ou pas, l’important est que le prix soit abordable. Il suffit qu’il y ait un  nouveau stock d’articles   pour que les amoureux des produits de l’Europe accourent  pour s’en procurer.

Le manque d’accueil de la part des vendeurs

La multiplicité d’acheteurs qui passent des commandes au préalable  pousse certains vendeurs à avoir un langage déplacé. Cette assurance les incite à répondre de manière désagréable à ceux qui s’approchent de leurs articles pour des renseignements à propos du prix.

Ils ne tiennent pas compte de la courtoisie.  Ce qui leur intéresse c’est « les somba-somba », c’est-à-dire ceux qui viennent et achètent sans discuter. Ce, à la place des « simba_simba », définis comme ceux qui touchent plusieurs articles  et posent en même temps des questions sans pour autant payer ne serait-ce qu’une cuillère.

Ce commerce, bien que  lucratif, ne doit pas pousser les commerçants de manquer de bonnes manières face aux acheteurs. Un client qui n’a éventuellement rien aujourd’hui, sera peut -être demain le meilleur acheteur. Alors, il serait mieux pour les marchands de toujours adopter une bonne attitude à l’égard de tous.

(Lofoli Gloria/ Stagiaire Ifasic)

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