Kinshasa: La non-gestion de déchets, une bombe à retardement

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La majorité de la production des déchets de Kinshasa est issue des ménages, des places publiques et aussi des différents marchés de la  ville province. Il y a environ sept mille tonnes de déchets qui en ressortent sous des natures totalement différentes dont des sacs en plastique, des déchets organiques, des mitrailles et autres …

Ces dernières statistiques sont issues de la Régie d’Assainissement et des Travaux Publiques de Kinshasa (RATPK).

Les déchets de la ville de Kinshasa seraient une énorme source de revenu. En effet, plusieurs lieux de la ville sont de gros greniers qui serviraient à la transformation de différents déchets en biens des produits récupérables réutilisables et utiles pour une mégapole qui vit largement en dessous de la moyenne.

En effet, à l’aide de toutes les bouteilles plastiques qui bouchent les passages de la rivière Mososo sur l’avenue Yolo de la 7ème rue au niveau de la mosquée et sur le pont de la  3ème rue Limete sur le boulevard Lumumba. Et aussi celles qui bouchent le passage convenable des eaux de la rivière Kalamu au niveau du pont de l’avenue  Bongolo, de l’avenue Sendwe et même au niveau du pont de l’entrée de l’avenue Bokassa pour ne citer que ces quelques endroits, sont des matières recyclables. Mais encore faudrait-il mettre des moyens pour acquérir du matériel de transformation de déchets en produits recyclés. Car pour un passage d’eau bouchés, des familles entières peuvent être victimes de graves inondations, des routes peuvent gravement être cassées du fait d’une canalisation d’eau totalement déroutée par des canalisations et des rivières que le service public ne prend pas le soin de nettoyer.

Par ailleurs, les déchets solides  tels que les mitrailles venant de vieilles carcasses d’automobiles servent en général à la fabrication des barres de fer et autres formes de métaux utiles à la construction des charpentes métalliques et autres.

Sur le plan environnemental, la prolifération des déchets non biodégradables comme les sacs en plastique dure plus de 100 ans, pour penser à une éventuelle dégradation. Il faut cependant faire extrêmement attention à ce genre de déchets car ils peuvent détruire l’Ecosystème de la fertilité du sol et du sous-sol de toute la ville.  D’autre part, les déchets ménagers biodégradables sont en principe faciles à recycler, pour la fabrication d’engrais naturels pour le bénéfice du secteur agricole et plus précisément dans les activités champêtres.

En RDC, le commerce de déchets n’est pas encore une activité industrialisée. Pourtant, cette activité aiderait à assainir considérablement l’environnement urbain. Les décharges publiques sont placées à proximité des lieux où la densité de la population est très élevée. Ce qui est un danger énorme sur la qualité de l’air, la prolifération des maladies liées à la saleté telle que la fièvre typhoïde, le choléra, la malaria…

A ce jour, la gestion de déchets de la ville de Kinshasa pose un énorme problème. Le départ de l’Union européenne dans la gestion de déchets a démontré l’importance de la sous-traitance dans ce domaine et aussi celle du commerce industriel y relatif.

(Hana Kel)

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