Kinshasa: La hausse de prix de transport au centre des conflits entre chauffeurs et passagers

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Les étudiants de l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA) ont tenté de manifester le lundi 14 mai 2018 contre l’augmentation du prix de transport et la mise en place d’un prix étudiant.

Comme d’habitude, ces étudiants avaient déjà bloqué la route et brûlé des pneus, avant que la Police Nationale Congolaise n’intervienne aux environs de 10 heures.

La situation avait tellement effrayée la population à tel point que le trafic et les commerces n’ont pas pu commencer à se dérouler correctement. C’est à l’arrivée de deux jeeps et camions de militaires postés devant l’institut que tout a repris timidement.

L’Institut National des Bâtiments et des Travaux Publics (INBTP) et l’Université de Kinshasa (UNIKIN) avaient eux aussi déjà organisé le 10 mai 2018 des manifestations au sujet de la hausse du prix de transport.

Le prix de transport en commun a été revu à la hausse pour la première fois depuis six ans par le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta à cause de l’augmentation du prix de carburant qui est passé de 1.890 à 1.970 francs congolais pour l’essence, tandis que celui du gazole a grimpé de 1.880 à 1.970 FC il y a deux semaines à Kinshasa, ville aux 10 millions d’habitants dont beaucoup n’ont pas assez de moyens de subvenir à leurs besoins journaliers.

Le prix de la course de taxi et des autobus publics est passé de 500 à 700 francs congolais.

Cette situation dérange beaucoup plus la population congolaise, car le prix du transport en commun ne fait que varier de temps à autre tout au long de la journée.

Par exemple, le matin la course Kintambo-UPN se négocie à 500 FC. A midi, il augmente à 1000 FC, et le soir, c’est 1500 FC la course.

Les passagers ne savent plus quoi face à cette situation difficile qui perturbe leurs programmes étant donné que leurs moyens sont très limités.

Triste est aussi de savoir que malgré l’augmentation du prix de transport, les chauffeurs de taxis et taxis-bus continuent à opérer leurs systèmes de demi-terrain.

Par exemple, à partir de Lemba Salongo, les chauffeurs transportent leurs passagers jusqu’à seulement Limete 7ème rue au prix de 700FC, et puis les embarquent jusqu’à Victoire au même prix. Il en est de même pour les chauffeurs de la gare centrale qui au lieu d’embarquer directement les passagers jusqu’à la place Magasin, font de la gare centrale à Batetela au prix de 800FC, puis de Batetela à Magasin avec ce même prix.

Ainsi, ils le font même à la vue des agents de l’ordre, chose qui est vraiment regrettable.

Ce qui démontre que les conducteurs de transport en commun gagnent le double de ce qu’ils doivent percevoir au détriment de la population congolaise.

Malgré leurs budgets serrés, le peuple congolais est obligé de se soumettre aux exigences des chauffeurs congolais pour ne pas moisir à l’arrêt de bus.

« Dans des courses auxquelles le montant à payer s’élève à 700FC par exemple, les chauffeurs manquants de petites coupures pour remettre à leurs clients, subissent des injures », a déclaré un chauffeur de la Place Victoire.

Les passagers ne veulent même pas laisser leurs différences aux chauffeurs, soi-disant qu’ils bénéficient déjà de beaucoup depuis l’augmentation du prix de transport, mais également de leurs systèmes de demi-terrain.

Sur ce fait, la population congolaise demande au gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta, de bien vouloir prendre des mesures contre les chauffeurs qui fixent des prix comme bon leur semble, mais aussi ceux-là qui font des demi terrains. Ce sont des pratiques défiant l’autorité et qui ont pour finalité d’en rajouter aux difficultés de la population.

(Grâce Ntumba/Stagiaire )                            

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