Kinshasa: La dépréciation du Franc Congolais à la base de la hausse de prix

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L’inflation hebdomadaire du 03 au 08 Septembre 2018 est de 0,080% au niveau national et 0,077% à Kinshasa, indique l’Institut national de la statistique (INS) dans sa dernière livraison. En cumul, l’inflation a atteint 5,620% au niveau national et 5,721% à Kinshasa et l’inflation annualisée se situe à 8,218% au niveau national et 8,368% à Kinshasa.

En glissement annuel, l’inflation est de 21,412% au niveau national et 18,366% à Kinshasa. Cette inflation de la  semaine est consécutive à la hausse des prix des céréales, des poissons frais congelés, des produits laitiers. La dépréciation du Franc Congolais par rapport au Dollar Américain a entrainé la hausse des prix: des loyers, des meubles et articles d’ameublement, des frais de minerval et des articles des soins corporels.

Pour sa part, la Banque centrale du Congo (BCC), à travers le Comité de politique monétaire (CPM) notait le 21 août dernier que sur le marché des biens et services, le ralentissement du rythme de formation des prix intérieurs s’est poursuivi au mois de juillet. En effet, en rythme mensuel, le taux d’inflation s’est situé  à 0,139% contre 0,251%  un mois auparavant. En cumul annuel, le taux d’inflation s’élève à  5,353% contre 30,524 % à la période correspondante de 2017. Considérant la même tendance, l’inflation attendue à  fin décembre 2018 se situerait à  9,460% contre un objectif optimal de 7,0% à moyen terme.

De même, les estimations de la croissance, sur base des réalisations de la production à  fin mars 2018, renseignent un raffermissement de l’activité économique à  4,2 %  contre une réalisation de 3,7%  en 2017, tirée par le dynamisme de l’activité dans les secteurs primaire et tertiaire. Cette tendance est également attestée par l’optimiste des chefs d’entreprises, dont le solde d’opinions, au mois d’août, quoi qu’en recul, s’est établi à + 5,9% contre 26,4% le mois précédent.

Soulignons que les perspectives de l’économie mondiale, publiées par le FMI au mois de juillet, révèlent une accentuation des inquiétudes quant à  l’évolution de l’économie mondiale à  court et moyen termes, en raison des tensions commerciales persistantes entre les Etats-Unis et ses principaux partenaires commerciaux.

Toutefois, la croissance devrait demeurer solide, du moins  à  court terme, avec un taux de croissance prévu de 3,9% en 2018 et 2019. Cette croissance, en hausse de 0,2 point par rapport à  la réalisation de 2017, serait particulièrement confortée par le dynamisme de l’activité économique dans les économies avancées, notamment aux Etats-Unis, sur fond  du dynamisme du commerce mondial et de l’investissement.

Quant aux pays émergents et en développement, ils devraient enregistrer une croissance de 4,9%  et 5,1  %, respectivement en 2018 et 2019, dans un contexte d’une hausse des prix du pétrole, des tensions commerciales, de l’augmentation des rendements aux Etats-Unis et des conflits géopolitiques. En Afrique subsaharienne, la croissance devrait s’inscrire sur une trajectoire haussière, passant de 2,8%  en 2017  à  3,4% et 3,8%,  respectivement en 2018 et 2019, portée principalement par la hausse des prix des produits de base.

S’agissant des finances publiques à la date indiquée ci-haut, en dépit du fait que le mois de juillet soit une échéance fiscale, l’exécution des opérations financières de l’Etat s’est clôturée par un déficit de 63,6 milliards de CDF, consécutif aux recettes de 756,8 milliards et aux dépenses de 820,4 milliards de CDF. Comparé à  la période correspondante de 2017, le solde de l’Etat s’est détérioré de 243,2 milliards de CDF. Cette situation est expliquée par la hausse des dépenses, notamment celles relatives au processus électoral. Toutefois, en cumul annuel, la situation de l’Etat est excédentaire de 488,6 milliards de CDF.

JMNK

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