Kinshasa : des embouteillages monstres paralysent la ville

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La ville province de Kinshasa est en proie à des embouteillages à n’en point finir ces derniers temps. Il n’est pas étonnant d’entendre comme seul argument pour justifier ou soutenir retards et absences que les embouteillages. Plusieurs raison seraient à la base de cette situation qui contraste avec le développement de la capitale congolaise, mais les dispositions utiles ne semblent pas suivre avec l’autorité provinciale, voire nationale, avec une Police de circulation routière visiblement débordée et intéressée à sa propre cause pécuniaire.

Abordant cette question qui fâche, les idées vont sans tous les sens. De prime abord, la ville de Kinshasa est butée à ce que d’aucuns qualifient de ‘’Phénomène entonnoir’’. En effet, tous font la ville le matin pour atteindre son lieu de service, avant de regagner l’adresse de résidence située généralement à la cité dans la soirée. En temps normal, ce mouvement fait qu’à des heures de pointe, la circulation ne soit guère fluide. Cependant, actuellement, la situation demeure idem, même pendant les heures creuses. Pour quitter la ville et atteindre la cité Mama Mobutu, dans la commune de Mont Ngafula, un automobiliste déclare mettre 3 à 4 heures, vidant purement et simplement son réservoir. Comme astuce, explique-t-il, il préfère rester avec les amis jusqu’aux environs de 22 heures. Et là, il peut regagner son toit, avec moins d’ennuis. Pourtant, il a des ennuis sérieux avec son épouse à cause de rentrées tardives.

D’autre part, à certains endroits, ce sont les travaux de réhabilitation de la voirie urbaine, qui du restent piétinent, qui occasionnent les bouchons. Si autrefois on reconnaissait aux Chinois le mérite de braver même la nuit et le sommeil sur le chantier, les choses ont totalement changé. Des camions bennes, vides ou chargés sont pointés du doigt. Et comme le malheur ne vient jamais seul, de gros camions transporteurs font la loi, de jour comme de nuit sur l’axe Kinshasa-Matadi. Des motos, des chariots, des piétons au son de 100 kilomètres à pied, ça use, ça use…, personne ne reste en reste.

Mais la chaussée est très délabrée et exigüe. Des nids de poule, voire des lacs artificiels sont monnaie courante, surtout sur la Nationale N° 1, partant de l’échangeur jusque Matadi Kibala à la lisière de la province du Bas Congo, passant par Rond point Ngaba, avenue By Pass à Mont Ngafula, Cité verte,… Le cas de l’accident d’un bus de Marque Mercedes 207 faisant près de 20 morts, il n’y a même pas 2 mois en est une conséquence fâcheuse.

L’on note malheureusement que des chaussées en train d’être refaites le sont à la va vite. C’est le cas de l’avenue By Pass, à la hauteur du quartier Masanga Mbila à Mont Ngafula, qui a déjà plusieurs trous alors que ce tronçon de moins d’1 km a été réhabilité il y a moins de deux mois. Chapeau bas aux Japonais, cas de la route des Poids lourds, leurs œuvres sont inégalables, incomparables.

Pour la seule journée d’hier mercredi 29 avril 2015, la paralysie a été quasi générale. By Pass, avenue de l’Université, avenue de la Libération, la Route de Matadi, partout l’on a enregistré des bouchons de 2 à 3 heures durant. Sur cette dernière, un camion de boissons d’une société brassicole de la place s’est écroulé, en face du camp militaire Badiadingi. Plusieurs pertes en boissons ont été enregistrées.

Toujours sur le même lieu, le président de la République Joseph Kabila en a vu de ses propres yeux. Victime d’un embouteillage monstre sur l’axe UPN-Cité verte, longue d’environ 5 km, le chef de l’Etat, au volant de sa 4X4, a eu le malheur de passer un long moment par-là. Il a fallu beaucoup d’exercices pour lui frayer un passage. Mais cela a pris trop de temps… Si seulement ses services avaient pris des précautions à temps, le premier des Congolais n’aurait pas vécu ce calvaire.

Mais au-delà de cet effroyable tableau, l’on a remarqué un autre fait gênant. Une incontestable complicité entre certains agents de la Police commis à la régulation de la circulation routière avec les conducteurs de bus. Sans parler seulement des mercedes 207 toujours pris à partie, l’on ne peut s’imaginer que plusieurs chauffeurs de bus de l’Etat dont Transco et New TransKin, voire ceux de derniers bus vendus aux particuliers dits ‘’esprit de vie’’ se comportent en véritables arsouilles sans foi ni loi. Cela, sous l’œil et la barbe des policiers. Dépassements hors du commun, excès de vitesse quand la circonstance se prête, insolence vis-à-vis des passagers, absence de courtoisie routière,… tout cela se règle moyennant 500 Fc ou plus versés au policier de complaisance.

Là aussi, il y a beaucoup à faire. A chacun sa part. Mais il faudra vite des mesures, à la limite draconiennes, pour prêcher à coup sûr et à coup de fouet ce concept d’initiation à la nouvelle citoyenneté.

(Emmanuel Badibanga)

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