Kinshasa à l’ère de la révolution de la modernité: La réhabilitation du service d’hygiène, une exigence de l’heure

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Le ministère provincial de la santé de la ville province de Kinshasa doit arrêter des mesures conséquentes, en ce qui concerne l’hygiène publique. Car l’insalubrité caractéristique depuis l’an 2000, est une preuve de dysfonctionnement  et d’absence d’activités du service d’hygiène qui devrait être réhabilité, à l’heure de la révolution de la modernité. Malgré les différentes opérations d’entretien dont celle dénommée « Ville propre », initiée par le Gouvernement de la République et l’Hôtel de ville, les bonnes consciences ont de tout temps déploré le manque de suivi. Une frange importante de la population congolaise ne respecte pas les notions d’hygiène, que cela soit alimentaire, vestimentaire ou corporel. Ce non-respect expose plusieurs personnes à diverses maladies contagieuses, dont celles d’origine hydrique. Sans doute, l’heure a sonné pour que les Congolaises et congolais reviennent aux bonnes pratiques d’hygiène. Car présentement, ce service ne fonctionne presque pas, en dépit de la survivance du volet relatif à la délivrance de la carte de vaccination aux voyageurs internationaux. Alors que sa mission  inclut la sensibilisation, le contrôle et les sanctions à infliger à tous les contrevenants qui méprisent l’hygiène publique, en mettant en péril  la santé publique.

Quid de la mise en veilleuse des prospections sanitaires

Au cours de la décennie 80 à Kinshasa, chacun prenait soin de son environnement restreint et surtout de ses installations sanitaires. Ceci pour échapper à d’éventuelles amendes qu’infligeaient les agents de service d’hygiène. Comme on le comprend, « la peur de l’agent de l’Etat s’avérait le commencement de la sagesse ». Depuis une décennie, en effet, la population qui jouit du contexte démocratique, a foutu en l’air des principes de base de l’hygiène.  Pour sa part, le service d’hygiène ne procède plus aux prospections sanitaires. Ce sont opérations jadis de routine, permettant de dénicher ceux qui enfreignent la loi et de leur infliger des pénalités. Dès lors que les prospections sanitaires sont en veilleuse au niveau communal, urbaine et national, cela représente un manque-à-gagner pour le trésor public. Car les amendes sont aussi pour les pouvoirs publics, une voie de mobilisation des recettes. Pour l’heure, au regard de la montée démographique et de la forte urbanisation des populations, la question se pose de savoir à quel niveau de la décision se trouve bloquée l’opérationnalité du Service d’hygiène. Le petit commerce détermine la vie à Kinshasa, des particuliers parmi lesquels des expatriés ont le monopole de ce qu’on appelle localement des chambres froides et des ‘’supermarchés », un communiqué assez récent de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa, APUKIN a démontré qu’à Kinshasa, les feux sont au rouge s’agissant de l’insécurité alimentaire.  L’explosion de la micro-industrie alimentaire, l’importation des biens de consommation directe, la démobilisation des éboueurs dans les marchés de Kinshasa … Autant de facteurs qui rappellent aux décideurs la nécessité de rendre opérationnel, le service d’hygiène, un service technique du ministère de la santé qui agit aussi et surtout sur un terrain de prévention d’éventuelles épidémies.

L’on se contente de conserver sa maison et l’on préfère remplir d’immondices les caniveaux et les artères de la ville (balabala ya l’Etat), dit-on. (Entendez : la voie publique).  Cependant, puisque l’on pointe du doigt la population qui participe directement à la détérioration de l’environnement et de ses propres conditions d’hygiène à travers des actes ignobles, il est temps que soit adopté le slogan suivant : «  changeons de comportement ». Ce qui devrait faire l’objet d’une politique, dans le cadre du macro-programme de la révolution de la modernité.   Cette mentalité doit être encrée dans « l’esprit Kinois ».

L’insalubrité criante déplorée dans les marchés de la capitale où, des denrées alimentaires sont exposées à même le sol suffit,  parmi d’autres facteurs tangibles, à démontrer que le service d’hygiène vaut la peine d’être relancé, pour un Congo débout.

(RTM)

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