Kengo wa Dondo pour un calendrier électoral acceptable par tous

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Au micro, Léon Kengo, lors des consultations initiées par le président de la République
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A la Chambre haute du Parlement, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo a d’abord demandé à l’assistance d’avoir une pensée pieuse en mémoire des victimes du glissement de terrain survenu le 16 août 2017 à Tara en Ituri, et aux victimes des mouvements insurrectionnels qui ont récemment endeuillé les provinces du Kasaï et le pays tout entier.  Il a signifié également que ce vendredi 15 septembre 2017 revêt une importance capitale pour les élus du peuple, parce que le monde a célébré le 10ème anniversaire de la Journée internationale de la démocratie et le 20ème anniversaire de la Déclaration universelle sur la démocratie de l’Union interparlementaire.

Léon Kengo a en effet indiqué que « L’ouverture de cette session intervient au moment où la nation s’attèle résolument à bâtir un Etat de droit à travers un processus douloureux. C’est dans ce tourbillon fait de luttes, mais aussi de détermination, que les filles et les fils du pays s’efforcent de jeter les bases d’un ordre social où règneront la paix, la justice et le respect des valeurs humaines et républicaines ».

Ainsi, a-t-il soutenu que l’Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016 constitue, pour le moment, la seule piste susceptible de sortir le pays de la crise qui le mine. « Par l’Accord global et inclusif de la Saint Sylvestre, les congolais ont compris que, c’est au point de jonction des opinions divergentes que se construit la nation », a dit M. Kengo.

« Sur le plan social, les indicateurs sont ternes. Par ci, par-là, l’insécurité prend du terrain. L’homme devient un loup pour l’homme. Des évasions massives de prisonniers sont enregistrées au grand dam des forces de sécurité et de la population entière. Cette dernière tombe victime de l’enlisement institutionnel. Les hommes politiques ne peuvent pas rester indifférents face à l‘acuité de cette crise. C’est ici le moment de taire l’ego au profit du bien commun. Dans un élan nationaliste, nous avons le devoir de puiser en nous les énergies nécessaires, pour des solutions conformes aux attentes du souverain primaire. Il s’agit de concilier les contraires, au regard des engagements consentis par tous, pour une sortie de crise heureuse », a-t-il décrit en peu de mots et avec des termes forts, la situation sociale actuelle du Congolais.

Voilà pourquoi, en tant que président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo a par conséquent, rappelé que la CENI a le devoir républicain de publier un calendrier électoral acceptable par tous. « Le Gouvernement devra mettre à la disposition de cette institution tous les moyens nécessaires à la réalisation d’élections crédibles », a-t-il recommandé. Quant au Parlement, a-t-il souligné, « nous avons l’obligation de doter le pays de la loi organique sur le CNSA et des lois relatives aux élections ».

L’honorable président du Sénat Léon Kengo estime en plus qu’il incombe au Gouvernement de la République de mobiliser les ressources financières requises pour juguler la pauvreté toujours grandissante, et relever le niveau de vie du citoyen. « Dans la même optique, il doit mettre tout en œuvre, pour venir à bout du choléra qui, selon le rapport de l’OMS, sévit déjà dans une vingtaine de nos provinces… ».

Plusieurs matières au Sénat

Il a indiqué que le calendrier de cette session de septembre 2017 comporte 23 matières à titre d’arriérés législatifs. Il convient d’y ajouter les matières nouvelles, notamment, le projet de loi organique sur le CNSA et celui modifiant et complétant la loi électorale et le nombre de sièges. « Nous attendons ces textes. Aussitôt déposés, ils seront examinés et adoptés toutes affaires cessantes », a-t-il dit, informant par ailleurs que, pendant l’intersession, quelques audiences ont été accordées, dans le cadre de la diplomatie parlementaire, soit par lui-même, soit par les membres du bureau, à des personnalités du monde politique, diplomatique et économique.

Léon Kengo a en outre indiqué que le projet de loi de finances, au centre de cette session, est basé sur les paramètres suivants : taux de croissance du PIB (4,60%), taux d’inflation moyen (25,10 %), taux de change moyen pour 1 dollar (1.889,50 francs), PIB nominal (68.617,10 milliards de francs). Ce projet a été élaboré dans un contexte de crise économique, a-t-il fait savoir, tout en procédant une analyse succincte de l’actuelle situation économico-financière du pays.

Et d’expliquer que « L’élément déclencheur de la crise est la baisse amorcée, il y a  deux ans, des cours des matières premières exportées. Le secteur extractif  a connu environ 27 % du produit intérieur brut. Sa part dans les exportations est de 97 %. La baisse des prix des produits miniers et du pétrole a agi négativement sur la croissance et sur la stabilité macro-économique… Cette régression des cours des matières premières est aussi exacerbée par des incertitudes politiques liées aux prochains scrutins électoraux ».

Pour Léon Kengo, le secteur minier demeure le moteur de croissance et de développement du pays… L’économie nationale doit être diversifiée. Il faut promouvoir l’agriculture et l’investissement privé pour soutenir la transformation structurelle de l’économie.

« Dans ce cadre, la poursuite des efforts visant à améliorer le climat des affaires est indispensable. La résilience de l’économie face aux chocs externes doit être renforcée. Le gouvernement devra aussi songer à mettre en place un fonds de stabilisation, pour faire face à l’instabilité des cours  des matières premières. La révision en cours du Code minier doit permettre d’améliorer la contribution du secteur minier au budget de l’Etat. Il faudra, non seulement réviser le Code minier, mais aussi l’appliquer dans son intégralité », a-t-il déclaré.

Léon Kengo intéressé par le système pénitentiaire congolais

Signalons que bien avant, le président du Sénat avait stigmatisé dans son speech, les évasions massives et spectaculaires des détenus enregistrées récemment dans beaucoup de d’établissements pénitentiaires à travers le pays. Et ce fléau de nature à renforcer la criminalité dans la cité, a-t-il dit, l’a amené à m’appesantir sur l’utilité de la prison dans la société.

Et s’attardant à ce sujet, il a partagé avec l’assistance une réflexion qu’il a développé dans sa mercuriale du 04 octobre 1975 alors qu’il était Procureur Général de la République sur le système pénitentiaire de la probation, préconisé par le Président de la République. Ainsi, a-t-il présenté un état des lieux des centres de privation de liberté congolais qui n’est pas élogieux selon lui. Et il a proposé quelques remèdes, notamment l’équipement selon les normes des prisons congolaises, une administration pénitentiaire professionnelle et un traitement bien indiqué des détenus.

(Lepetit Baende)

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