« Kamwina Nsapu Gate » La crédulité du monde abusée par Katumbi & affidés

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Dans le registre de l’exploitation éhontée de la crédulité des utilisateurs des réseaux sociaux, Moïse Katumbi Chapwe et les « experts » en intox dont il s’est entouré à grand frais depuis sa fuite à l’étranger viennent de franchir une limite. Dans un passé katangais plus ou moins récent, l’ex-gouverneur de l’ex-province du Katanga devenu candidat à une présidentielle que lui et ses affidés évoquent de moins en moins, n’aimait rien moins que d’afficher son appartenance à la confession religieuse juive. Des illustrations, qui le présentent en séances de prières dans diverses synagogues, hantent périodiquement la toile, confirmant ainsi les origines juives d’au moins un de ses géniteurs.

Mais rien n’y fait, pour la consommation de ses « frères » rd congolais, l’ancien homme fort du Katanga, qui ne rêve plus que de devenir l’homme fort de la RD Congo, n’hésite pas à se faire passer pour le catholique le plus fervent de la planète. Parce que c’est connu, majoritairement de foi chrétienne, la crédulité des rd congolais, dès que le nom du Christ est mêlé à quelque entreprise humaine que ce soit, est un véritable talon d’Achille. Précédé d’un semblant de prière, le plus indigeste de discours utopiques passe dans l’opinion au pays de Lumumba. Katumbi l’a compris, et fonce dans l’exploitation de ce bon vieil « opium des peuples » comme le qualifiaient goguenards les pères de la révolution communiste en Russie. Mais pas seulement.

Parce que dans sa hargne pour substituer au régime constitutionnel en place en RD Congo par un autre dirigé en fait par ses mentors libéraux belges mais dont il serait sur terrain le Deus ex machina, l’ex-gouverneur de la riche province de l’ex-Katanga ne lésine pas sur les moyens pour mieux berner toutes les bonnes âmes du monde et particulièrement ses compatriotes. La désormais célèbre affaire de la « vidéo Kamwina Nsapu », ces 7 minutes d’images qui présentent de présumés éléments FARDC s’acharnant avec une cruauté inouïes sur de tout aussi présumés paysans (et paysannes dénudées !) sans armes, en est une parfaite illustration.

C’est du Katumbi tout craché

L’homme, on le sait, a injecté il y a quelques années des centaines de milliers de dollars US, prélevés sans états d’âme sur les fonds publics de la province du Katanga, pour s’assurer les services de lobbyistes américains, grâce aux relations tissées avec les opérateurs miniers présents dans la province cuprifère du temps de son règne. Révélée par nos confrères de Jeune Afrique, l’affaire avait fait grand bruit, avant de s’estomper, jusqu’au réchauffement du réseau US de Katumbi grâce à la « vidéo Kamwina Nsapu ».

C’est en effet à partir des Etats-Unis, plus précisément du célèbre quotidien The New York Times dans sa livraison du 18 février, qu’a été cyniquement montée l’opération de « crédibilisation » des images manifestement fabriquées de toutes pièces par des vidéastes amateurs à Bruxelles qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux et enflammé littéralement organisations internationales et capitales occidentales. « Look, They Are Dying : Video Appearts to Show » est livré en pâture à l’opinion internationale à travers une … tribune libre du quotidien new yorkais.

Tribune libre ?

Pour tout professionnel des médias, cela signifie que la rédaction n’assume pas entièrement le contenu diffusé, qu’elle ne fait que laisser s’exprimer « une liberté » par l’un ou l’autre de ses lecteurs. Pas la peine de chercher celui qui a usé, et abusé de cette « liberté » étalée sur une page du quotidien newyorkais : des confrères paraissant à Kinshasa renseignent que le « scoop » remonte à seulement deux jours après que Moïse Katumbi eût séjourné aux USA pour une enième prestation devant l’Atlantic Council contre le régime de Joseph Kabila. Sa bombe anti-Kabila lâchée, le reste fonctionne comme en relais parfaitement huilés. Les officiels de la mission onusienne en RDC habituellement prompts à faire chorus pour condamner les violations des droits de l’homme ne s’y sont pas trompés en recommandant sobrement « de la prudence » quant à la réalité du spectacle horrible charrié par ces images mais le mal était fait…

En Europe, où un de ses affidés, Richard Mudoza Muzembe avait le premier inséré dans la toile la fameuse vidéo, le cinéaste belge Thierry Michel, proche du « Roi du Katanga », ennemi juré du pouvoir en place à Kinshasa, n’a pas hésité à apporter en caution à ce micmac son « professionnalisme » pour donner un nouveau gage de son allégeance au milliardaire fugitif qu’un analyste européen à qualifié de « nouveau Monsieur tiroir-caisse » (allusion à sa légendaire générosité à l’image de son émule l’ancien leader sécessionniste katangais Moïse Tshombe). Sans rire, Michel qui entame à 65 ans sa retraite a révélé « urbi et orbi » être en réalité celui qui a reçu, vérifié et diffusé les images d’horreur du « Kamwina Nsapu Gate » par pur altruisme humaniste…

Le New York Times mis à contribution

Tandis qu’à Kinshasa, les relais locaux qui se recrutent essentiellement au sein du Rassemblement de l’opposition désemparé depuis la brusque disparition du leader charismatique Etienne Tshisekedi dans une clinique bruxellois, s’est chargé de la même besogne sur instruction de son vrai patron qui n’est autre que… Moïse Katumbi. Ne restait plus que l’apport de la « communauté internationale » qui commençait à se lasser d’une opposition incapable même d’offrir des obsèques dignes à son leader et de lui trouver un successeur crédible. C’est là que la publication du brûlot sur les pages d’un quotidien aussi réputé dans l’establishment international comme le New York Times a fait mouche. Aussitôt, les réactions des ONGs des droits de l’homme et des gouvernements occidentaux n’ont pas tardées à se manifester en forme d’accordéon : New York, Paris, Bruxelles … « s’émeuvent » des images diffusées dans un support aussi prestigieux. Ils appellent à l’unisson à « une enquête indépendante avec des ONGs internationales » pour déterminer les responsabilités. Un peu comme il y a 26 ans, lorsque de prétendus massacres perpétrés sur le campus universitaire de Lubumbashi, faussement attribuées à l’armée de Mobutu, avaient attiré sur le vieux dictateur malade et dont les anciens mentors voulaient se débarrasser, toutes les foudres du monde. Sans que nul, à l’exception des officiels onusiens présents en RDC, ne se soucie d’étayer ces graves accusations ainsi portées du moindre commencement de preuve : la « vidéo KamwinaNsapu », c’est le nouveau Timisoara (légende infamante qui permit de « dégager » le dictateur roumain Nicolae Caucescu au début des années ’90) à n’en pas douter. Même si la recette, vieille comme le monde, étant connue, l’opération katumbiste ne devrait pas récolter le même succès. Le principal support exploité est en train de se briser, à force d’être tendu.

Un incident survenu le 24 février dernier à la Maison-Blanche est, en effet, très révélateur du discrédit qui frappe le « très respectable New York Times » dont les fonctionnaires du Département d’Etat US, survivance anachronique et éphémère de l’administration Obama, ont abusé pour admonester les autorités congolaises. Cela ne s’était jamais vu auparavant aux Etats-Unis, les services du nouveau Chef de l’Etat américain ont expulsé de la salle de presse de la Maison Blanche (présidence américaine) le puissant New York Times, de même que d’autres médias qui font jusqu’ici la pluie et le beau temps comme CNN ou le Los Angeles Times, rapporte le site français « L’important.fr ».

Motifs : ce sont des organes de presse connus pour être corrompus et fabriquent des « fake news » (fausses informations). Ils avaient commis l’erreur de se vendre trop ouvertement aux intérêts des adversaires politiques du nouveau locataire (inattendu) des lieux. Leurs sondages, pronostics, etc. qui donnaient Donald Trump perdant face à la démocrate Hilary Clinton avaient été l’œuvre d’une monstrueuse manipulation dont Donald J. Trump ne voulait plus avoir à faire les frais. D’où, sa décision inédite de les virer proprement du saint des saints de la politique américaine le 24 février dernier.

Les contacts de Moïse Katumbi au sein de l’administration démocrate sont connus depuis l’affaire du lobbying acquis à 100.000 USD en juin 2016. La direction de l’affaire était confiée à des personnalités influentes proches pour la plupart de l’administration démocrate au pouvoir jusqu’à il y a peu aux Etats-Unis, sous le couvert d’une ONG internationale, United for Africa’s Democratic sont notoires. Dans cette ONG siègent l’ex-secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines, Johnnie Carson, le « Monsieur Afrique » de Hillary Clinton. Mais aussi la députée italienne d’origine rd congolaise (katangaise), Cécile Kyenge, entre autres.

Comme en Europe où un célèbre avocat français se charge de ses conspirations médiatiques, Moïse Katumbi s’est donc manifestement servi du New York Times pour tenter de fragiliser Kinshasa et se frayer un chemin tranquille vers le sommet de l’Etat. Une opération désespérée après le décès de l’icône de l’opposition Etienne Tshisekedi dont il s’était opportunément rapproché et qui survient au moment où à Kinshasa, des comparses politiques gagnés à sa cause grâce aux espèces sonnantes, évoquent de moins en moins le dossier de leur mentor candidat à la présidentielle. Mais toute médaille a son revers et les ennuis du New York Times viennent d’ôter toute crédibilité à la dernière flèche décochée par Katumbi contre le gouvernement de Joseph Kabila et les FARDC. Tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par se briser…

L’Avenir

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