Kabila mérite respect et considération

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L’actualité au pays ces derniers moments, est caractérisée par la signature de l’Accord issu du dialogue politique national et inclusif. L’interprétation tendancieuse à la reddition du chef de bande Gédéon Kyungu, sans oublier l’appel à la journée ville morte par le Rassemblement et les appels incessants de la communauté internationale n’ont pas manqué de faire réagir la Majorité Présidentielle. Celle-ci, à travers son porte-parole, l’Ambassadeur André-Alain Atundu a convoqué hier la presse nationale et internationale pour saluer cette bonne fin du dialogue, comme une victoire des patriotes sur des prédictions malveillantes de la part de certains compatriotes prêts à vendre notre souveraineté pour leur projet égoïste au détriment des intérêts réels de notre peuple et de notre démocratie, conformément à la Constitution qui nous régit.

Au sujet de la journée décrétée ville morte par le Rassemblement, la MP constate que les Kinois commencent à se lasser de la stratégie traditionnelle d’un leader qui non seulement a perdu le sens du combat politique et la nature de celui-ci, mais également se trompe d’époque. « Nous ne sommes plus à l’époque de la conquête des droits politiques ; mais à l’ère de l’exercice des droits politiques conquis. Ce que, de toute évidence n’a pas encore compris le Rassemblement, en misant sur quelques complicités internationales et en se référant à ceux à qui nous avions justement arraché nos droits politiques et qui se trouvent être nos partenaires par la force des choses dans la défense de leurs intérêts par rapport aux nôtres », dit-il. Et d’ajouter : l’opération ville morte est devenue comme un numéro de jonglerie et une vaste escroquerie où le principe de précaution, adopté en pareille circonstance par les Kinois à la suite d’actes de violences perpétrés par les militants du Rassemblement, permet à leur leader de clamer indument et sans gêne que le mot d’ordre de ville morte a été suivi. Alors que l’apparence de la ville morte ne traduit pas la réalité de ras-le-bol des populations kinoises.

Le Rassemblement doit contacter le Facilitateur

Comme les termes de référence de l’accord politique qui a sanctionné ces importantes assises comme la refonte du fichier électoral, la séquence des élections, la gestion de la période préélectorale, n’ont pas omis de prendre en compte les préoccupations de la situation sociale des populations et de sauvegarder le caractère inclusif du dialogue, la MP convie le Rassemblement à saisir l’opportunité qu’offre la possibilité de rejoindre la dynamique nationale en faveur d’un processus électoral consensuel en signant l’accord politique dans les meilleurs délais pour préserver la population et la démocratie du chaos.

Mais comment le Rassemblement a-t-il procéder pour signer le document ? Pour le porte-parole de la MP, l’accord est un document ouvert et le Rassemblement sait que pour le signer, il faut approcher le Facilitateur qui en est le dépositaire. Et ce, puisque le Rassemblement accoure chaque fois qu’un débat est organisé avec la Majorité, il ne gênera pas d’y participer. Donc, il ne devrait pas en principe se gêner d’aller rencontrer le Facilitateur et d’apposer leur signature pour consolider cette dynamique nationale qui va dans le sens des intérêts bien compris  de nos populations et de notre démocratie.

Par rapport à la refonte de la Majorité Présidentielle pour permettre au nouveau Premier ministre issu de l’opposition politique d’opérer, André-Alain Atundu estime qu’il est question tout simplement d’un  problème de modalités pratiques. A l’en croire, à partir du moment où la Mp a accordé la Primature à l’opposition, c’est-à-dire elle lui concède sa voix. Ainsi, chaque fois que le Premier ministre pourra comptera sur l’appui de la MP, pour la réalisation des objectifs du dialogue.

Les hommes politiques ne doivent pas contredire la technique

Certains des partenaires internationaux de la Rd Congo continuent néanmoins d’avoir une appréciation négative sur le sens profond du combat que mène le Président Joseph Kabila pour le triomphe de la démocratie. Ils en viennent ainsi à sous-estimer les pertinentes résolutions du dialogue et à proférer des propos menaçants à l’endroit des autorités congolaises.

Au sujet des Américains qui recommandent l’organisation de la présidentielle en 2017, le porte-parole de la Mp a souligné que la date n’est pas le fait d’un saut d’humeurs ; elle n’est pas prise ou déterminée de façon arbitraire non plus.  A l’ouverture des travaux du dialogue, dit-il, la plénière a eu à entendre les experts de l’IFES qui est un institut américain, ceux de l’OIF (France), des Nations Unies, un expert congolais de l’AETA et de la CENI. LA conclusion unanime était que les contraintes techniques s’imposaient et que les hommes politiques devraient en tenir compte.

Et ce, d’autant plus qu’il a été révélé que la CENI a travaillé en toute intelligence avec ces organisations. Donc, ce communiqué de l’Ambassade qui détermine ex cathedra la date de l’élection présidentielle en 2017, doit tenir compte des avis techniques, réellement objectifs de la CENI. « C’est un domaine technique et il est mal aisé que les hommes politiques contredisent la technique. Parce que l’objectif final n’est pas la date ; mais de  normaliser le fonctionnement de notre démocratie, en ayant un processus électoral consensuel, avec une séquence acceptée, une date voulue pour toutes les échéances électorales », répond-t-il, tout en recommandant d’appuyer ou, tout au moins, de saluer la valeur des résolutions, la portée politique de ces résolutions et de demander à leur partenaire ou ami du Rassemblement à rejoindre la dynamique nationale pour le processus électoral. Contre les faits, les arguments ne valent rien.

Toujours au sujet des Américains, il est revenu sur un fait qui s’est déroulé voilà quelques jours,  où ils avaient demandé à certains de leurs diplomates de traverser toutes affaires cessantes, étant donné que la situation à Kinshasa était particulièrement explosive. A cette occasion, le Gouvernement avait été ferme : « c’est une décision qui ne reflétait pas la réalité sur le terrain ». Et moins d’une semaine après, les autorités de l’Ambassade ont rejoint la Rdc en demandant, quoi que de façon discrète, à leurs diplomates de revenir au pays.

Un peu de retenu pour la France

Concernant particulièrement les propos attribués aux autorités françaises, surtout à Jean-Marc Ayrault, André-Alain Atundu pense que le responsable de la diplomatie française et particulièrement son ministre des Affaires étrangères, ne marquera pas son passage au Quai d’Orsay, il ne laissera pas une impression indélébile dans l’esprit du peuple français  et même dans les relations internationales, en basant sa stratégie sur des attaques ciblées contre les autorités congolaises, en tentant de poser des actes de souveraineté de la Rdc à la place du peuple congolais, en exprimant de façon violente son antipathie vis-à-vis du Président Joseph Kabila et, par conséquent, en exposant urbi et orbi sa sympathie de connivence vis-à-vis du Rassemblement.

Surtout que ses prises de position n’améliorent ni la situation ni le rôle de la France dans le monde entier. Ses prises de position ne consolident pas non plus l’espace économique, disons la présence des investisseurs français en Rdc. Pour lui, Jean-Marc Ayrault devrait quand même manifester un peu plus de retenue, de considération vis-à-vis d’un chef d’Etat d’un pays ami qui s’efforce, dans des conditions inédites, d’améliorer l’image de marque de son pays, de normaliser la vie diplomatique, surtout de consolider les rapports entre la Rdc et la France. « Peut-être si notre budget nous aurait permis de commander 10 rafales, 10 vedettes et 40 avions à terre, ces propos eurent été plus affables », ironise le porte-parole de la MP.

Il a profité de l’occasion pour expliquer que la MP est un regroupement politique qui a pour vocation de chercher par toutes les voies  et moyens à améliorer la nature profonde des relations qui nous unissent les uns aux autres. Ainsi, lorsque nous consultons l’histoire de nos deux pays, rappelle-t-il, c’est depuis l’indépendance que la France et la Rdc sont unies par des liens profonds, sentimentaux, du fait de l’appréciation particulière que les Congolais ont de la langue de Molière. « Et je pense que les autorités françaises devraient tenir compte de cet élément », surtout que le français fait partie de la culture française et donc parler le français, c’est participer à la culture française. Ceci montre que la politique du tout politique politicienne, du tout intérêt économique ne sert pas la coopération internationale et la paix dans le monde. Tout ce qui est excessif est insignifiant. Et donc, ce ne sont pas ces propos qui vont résoudre le problème. Les menaces du genre ne sont pas de nature à pousser les Congolais à faire confiance à certains partenaires internationaux, notamment la France, puisque que cela leur rappelle malheureusement la Syrie et la Lybie où la France a une responsabilité d’une nature quelconque.

(JMNK)

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