Juvénal Munobo plaide pour l’identification, la fermeture de camps et le rapatriement des réfugiés

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Suite à la présence inattendue de la population à Buleusa, Juvénal Munobo plaide pour l’identification, la fermeture de camps et le rapatriement des réfugiés
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La situation qui prévaut dans le Nord-Kivu, plus précisément à Buleusa avec l’invasion de la population inconnue dans cette partie du pays, inquiète la représentation nationale. A travers la question d’information à l’Assemblée nationale, le député national, élu de Walikale, Juvénal Munobo Mubi sollicite des autorités compétentes l’identification urgentes de cette population  soupçonnée de faire allégeance aux FDLR, du fait de la présence d’armes, dans les camps de refugiés. Pour ce faire, l’élu de Walikale exige la fermeture des camps, la restauration de l’autorité de l’Etat dans ce territoire, tout en mettant en garde des leaders politiques et communautaires à s’abstenir de messages qui jettent de l’huile au feu. Ci-dessous l’échange entre le député national et le Journal L’Avenir:   

L’Avenir : Quelle est la situation actuelle à Buleusa ?

Juvénal Munubo : Il faut dire la vérité que le calme est revenu, mais le problème n’est pas pour autant résolu, parce qu’il y a une masse de gens à identifier à tout prix : d’où sont-ils venus ? Sont-ils des déplacés, des réfugiés ? Il y a beaucoup de spéculations dans l’entre-temps. Il y a ceux qui pensent que ce sont des déplacés hutu congolais ; il y a ceux qui pensent que ce sont des réfugiés hutu ; il y a ceux qui pensent que ce sont des personnes qui prêteraient allégeance aux FDLR. Surtout qu’il faut rappeler que des armes ont été découvertes dans des camps pour déplacés. Raison pour laquelle les autorités avaient demandé la fermeture des camps.

Bref, c’est une situation confuse qui alimente la polémique, qui alimente des spéculations et  appelle à des actions urgentes. Raison pour laquelle l’Assemblée nationale a demandé que ces populations soient identifiées. Il n’y a pas que dans cette partie du Nord-Kivu, dans le territoire de Walikale, il existe des masses des gens sur le corridor qui mène vers l’Ituri. On dirait que ces populations se dirigeraient vers l’Ituri. Il y a besoin, il y a urgence à ce qu’une identification complète soit effectuée, qu’on pose la question un à un, qu’on demande à chaque personne, à chaque ménage, qui sont-ils, nom et post-nom, d’où vient-il, quel est son village d’origine ? Cette identification doit être associée à la société civile, les chefs coutumiers puisque cela aiderait à apaiser les tensions.

Je suis aussi d’accord qu’il faille penser comment fermer les camps, puisqu’on y a trouvé des armes. La situation ne doit pas durer, ils doivent rentrer d’où ils sont venus, dans leur milieu d’origine. Il faut qu’on identifie les milieux d’origine.

Des déplacés aux réfugiés, personne ne le sait pour l’instant. Dites-nous, ces masses ont été aperçues il y a combien de temps ? 

Il y a des mois. Souvenez-vous, nous étions là il y a deux mois. Je pense que c’est une situation qui date d’y a trois mois qu’ils sont là. Raison pour laquelle ça mène à des situations urgentes de cette identification complète. Il faut penser à la fermeture de ces camps, surtout ceux qu’on a découvert les quantités d’armes ; où on soupçonne la présence d’armes. S’il y a des informations, de renseignements, il faut fermer les camps et penser à leur rapatriement.

Vous redoutez la résurgence de l’insécurité ?

Tant que la situation n’est pas clarifiée, il y a risque. Elle est alimentée, les gens se posent de questions sur leur statut. Sont-ils des réfugiés ou déplacés ? Sont-ils Congolais ou étranger ?

C’est à l’Etat de donner la lumière. Il revient aux autorités, à l’Etat en collaboration avec la communauté internationale (Monusco, HCR) de donner la lumière. Une autre chose, il faut restaurer l’autorité de l’Etat parce que si la population a peur des FDLR, elle dit que c’est la population de ce genre serait en allégeance avec les FDLR, ça montre au faite que la présence de l’Etat n’est pas encore effective dans la zone. Il faut que l’Etat soit présent à travers l’armée. S’il y avait une armée avec les capacités dissuasive, il n’y aurait pas tout ça ! Si l’Etat était présent dans la zone, l’armée, la police, le service de renseignement, la justice il n’y aurait pas à craindre les FDLR ; on n’aurait pas à craindre les groupes locaux Maï Maï si l’Etat était présent dans la zone. Ça soulève et ça rappelle une fois l’urgence de restaurer l’autorité de l’Etat dans la zone, et aux leaders de diffuser des messages de paix, que ça soit des leaders politiques ou communautaires à ne pas alimenter la haine.

Il se pose un problème d’incompréhension ; une situation confuse qui doit être élucidée par l’Etat et nous députés, demandons que ça soit fait rapidement et les leaders doivent faire attention, quel message communiqué, qu’il ne soit de message pour jeter de l’huile au feu, mais plutôt de message de demander à l’Etat d’élucider et clarifier la situation.

Vous êtes parlementaire, notabilité du coin, allez-vous saisir les autorités aussi bien au niveau provincial que national ? 

J’ai agi d’abord en tant que député au niveau du Parlement, parce qu’il y a une recommandation. J’ai participé à l’élaboration de ces recommandations sur l’identification des camps, l’identification de personnes même la fermeture du camp, la restauration de l’autorité de l’Etat, la neutralisation des groupes armés.

Je le fais comme étant député national, et je ne me limite pas à ça ! En allant en vacances parlementaires, je me rendrai à Goma, au Nord-Kivu. Ce que je ferai à Goma, c’est de rencontrer le Gouverneur avec qui j’aurai un entretien au courant du mois de juillet, aussi bien j’aurai un entretien avec la communauté humanitaire, le HCR qui, certainement doit suivre cette situation.

(Pius Romain Rolland)

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