Justin Bitakwira plaide pour le renouvellement de la classe politique

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Traditionnellement, l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale, parti cher à l’honorable Justin Bitakwira se réunit en matinée politique chaque mercredi de la semaine. Ce parti s’est fixé pour objectif de moraliser, de conscientiser ses militantes et militants dans la perspective des scrutins à venir. L’objectif pour chaque membre du parti, ne cesse de le rappeler le président, c’est d’être ambitieux. C’est à juste titre qu’il a insisté sur la nécessité de chaque membre d’être responsable même de son avenue, de son quartier, de sa commune, pourquoi pas d’avoir l’ambition d’être un jour député national comme lui. Tirant l’exemple de ses ainés qui ont été ambitieux et qui, aujourd’hui, croupissent sous le poids de l’âge. Depuis, ce handicap les empêche de s’adapter à l’environnement politique actuel,

Justin Bitakwira se lance sur cette dynamique d’un homme politique ambitieux. Entre-temps, il fait la promotion de la relève politique. Elu en 2006, puis réélu en 2011, il affirme que son ambition de devenir député national a été matérialisée par son élection. Mais en 2006, il a tiré l’exemple de l’ancien premier ministre épuisé par le poids de l’âge. « Le Premier Ministre Gizenga a été le premier ministre le plus interpellé de l’histoire de l’Assemblée nationale. Lorsqu’il est devant les élus, son poids de l’âge ne résistait pas à la fatigue du sommeil en plein débat. Lorsqu’on lui fait signe, il répondait pour dire : Honorables députés, j’étais jeunes comme vous ; l’âge a des limites », reconnaissait Antoine Gizenga.

A la suite de ce poids de l’âge et de la génération de tout un chacun, Justin Bitakwira rappelle qu’au village, tous ceux qui sont nés dans les années 20, ne pouvaient le savoir si seulement si, leurs parents étaient moniteur, agronome, assistant médical etc. puisque disposant d’un niveau intellectuel requis. Le reste ne pouvait connaitre leur âge exact. Partant, la génération se compte chaque dix ans après. Génération des années 20 ; 30, 40, 50 ; 60 ; 70 ; 80 ; 90 etc. Mais curieusement pour lui, il constate que ceux de générations 30 voire même 20, se disputent la carrière politique avec ceux des générations plus inférieures que le tien, notamment 50, 60 et voir 70. Son combat est de préparer la relève politique, contrairement à leurs ainés qui n’y pensent même pas. Telle est son inquiétude en s’inspirant du pouvoir politique à l’aube de l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale, puisque la relève n’a pas été préparée jusqu’à ce jour.

Pour ce faire, Justin Bitakwira ne cesse de rappeler ses militantes et militants que leur parti, l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale doit être parmi les grands partis de la RDC, d’ici deux ans. Pour y arriver, chacun doit faire éclore son talent que Dieu a enfouit en lui. « Dieu a donné à chacun de nous un talent. Si l’on ne le découvre pas, le talent se meurt en lui », paraphrasant Martin Luther King. Il faut que les membres de l’ARCN fassent éclore leur talent, pour que demain, ce parti survive au-delà de sa personne.

Donc, le Combat de Justin Bitakwira c’est de militer pour la retraite politique à l’image des anciennes gloires du football qui ont fait la pluie et le beau temps dans cette discipline. « Mon regret ce que les jeunes acceptent de mourir pour le vieux, assis confortablement dans leurs erreurs politiques, sans se soucier de l’avenir de ces jeunes. J’exhorte les militantes et militants de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale d’accepter de mourir pour une idée, et non pour un homme », insiste-t-il, car un individu peut être leader sans le savoir. Il faut qu’il arrive à faire éclore son talent puisqu’un leader aspire à accéder au pouvoir, comme lui.

Tirant l’exemple de fainéant, il a cru que dans sa jeunesse, les offrandes de la messe étaient transférées le soir même auprès de Dieu. Avec le temps, il s’est rendu compte que ces offrandes ne servaient que les pasteurs, les prêtres etc. « Comment peut-on offrir constamment des offrandes aux pasteurs ; prêtres etc. aussi longtemps l’on ne travaille pas ? C’est le travail qui donne de l’argent », mentionne-t-il.

Ceci étant, en politique, on n’y vient pas pour aller au ciel. On n’y vient pour accéder au pouvoir, avoir du travail, l’exercer pour offrir le bien-être au peuple. C’est le cas, lorsque l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale va accéder au pouvoir, sa première ambition est de morceler la Ville de Kinshasa en quatre mairies. La mairie de Tshangu ; de la Mairie de Lukunga ; la Mairie de Mont Amba et celle de Funa. Il justifie que la Ville de Kinshasa est trop grande pour être gouvernée par un seul gouverneur. La conséquence ce que, certaines communes les sont par la volonté dénominative, mais en réalité sur le plan administratif, infrastructurel, ni sanitaire, elles n’existent pas en réalité. Les poubelles viennent au quotidien avec la population ; absence de routes etc. Donc, en subdivisant la Ville, l’ARCN va réer de l’emploi mais rendre également propre les Villes, puisqu’il aurait concurrence sur le plan hygiénique  et sanitaire. Ceci explique cela, il a exhorté ses militantes et militants à ne pas regarder la RDC comme l’on fait en renversant le miroir. De l’extérieur la RDC est une richesse, la convoitise, la beauté même. Sinon, en regardant la vraie face de la RDC, en sa qualité de leader politique, il a le droit de sa fâcher, puis que les congolais ne profitent pas des richesses de leur pays. Tirant l’exemple de Burundi, la maternité est gratuite dans ce pays, mais en RDC rien n’est gratuite pour plaire à ses citoyens. « A ARCN, nous formons des ambitieux, mais, nous ne profitons pas de nos richesses. Il n’est pas normal qu’il ait injustice sociale. Les uns touchent 6000, 3000, 200 dollars, tandis que les autres 50 dollars. C’est injuste et ARCN va combattre cette injustice », déplore-t-il.

Se référant à son passée politique au sein de l’UNC, Justin Bitakwira affirme de par ses ambitions politiques en utilisant une sagesse africaine « On ne cuit pas deux coqs dans une même marmite, parce qu’ils vont crier au même moment », pour dire, que par ses ambitions politiques, il était judicieux que chacun fasse son chemin, mais ne sont pas ennemis, plutôt adversaire politique.

En conclusion, il a rappelé à tout un chacun, membre de  son parti a être prompte, disponible pour répondre à toute sollicitation politique, mais aussi à communiquer les idéaux du parti, sa doctrine, sa philosophie, mais aussi promouvoir la conscience humaine, moteur du développement.

(Pius Romain Rolland)

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