Justin Bitakwira : « La Cenco se comporte en jumelle du Rassemblement »

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Entre l’Accord de la Cité de l’Union africaine ayant débouché à l’actuel Gouvernement de large union nationale et celui du Centre Interdiocésain, dit de la Saint Sylvestre, la République Démocratique du Congo est pris en otage par la volonté d’une famille couverte par la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco). Cette dernière, compte tenu de son comportement très ambiguë, caressant au Rassemblement, crée un doute aux signataires de l’Accord du 18 octobre 2016, mais aussi à la base de la signature sous réserve de la Majorité présidentielle. Cette jumelle du Rassemblement, à en croire l’Autorité morale de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale joue un très mauvais jeu politique, très passive au Rassemblement, mais dure aux signataires de l’Accord de la Cité de l’Union africaine.

Compte tenu de ce qui précède, Justin Bitakwira a fustigé la manière dont la Cenco mène ces discussions, si seulement si elle ne prend pas en compte la composante signataire de l’Accord de la Cité de l’Union africaine. Faute de quoi, il les invite à la retraite spirituelle, afin de conjuguer ensemble (Majorité présidentielle, Composante signataire de l’Accord du 18 octobre et Rassemblement) un document qui ne va léser aucune de ces plates-formes.

Par ailleurs, Justin Bitakwira invite le Chef de l’Etat à ne plus reculer face aux menaces de la Cenco, étant donné que le Rassemblement n’est plus dans la logique de respecter la Constitution, mais se lance vers la conquête des postes ministériels et de la Primature, après que les Evêques aient concédé au même Rassemblement le Comité National de Suivi de l’Accord avec 24 postes sur 28, une gloutonnerie politique qui ne s’explique pas.

Cette machination de la Cenco de vouloir tout donner au Rassemblement, consacre l’injustice de sa part, alors que l’UDPS n’a aucun député à la Chambre basse du parlement, et le Rassemblement n’a aucun sénateur à la Chambre haute, donc minoritaire dans les Institutions légalement établies, tandis que la Cenco se croit une autre Institution politique qui distribue les cartes a qui elle veut. « Elle va nous trouver sur son chemin et nous allons lui livrer la guerre jusqu’à la moelle épinière », proteste-t-il.

Pour Justin Bitakwira, le Rassemblement a capitulé à l’Accord. Pour avoir dénoncé celui de la Cité de l’Union africaine, et faire de courbette auprès du Chef de l’Etat pour obtenir la nomination du Premier ministre issu de l’UDPS. Cette dernière va se présenter dans quelle chambre parlementaire où, elle a 7 Présidents des Groupes parlementaires au sein de l’actuel Gouvernement Samy Badibanga ?

L’UDPS réduite à une chambre familiale où tous leurs alliés se croient tout permis, populaire, émettant un avis sur la marche du pays, ignorant au passage les élus du peuple, est une faute lourde pour ce parti qui a perdu son estime à cause de son égo. « On ne peut pas avoir un père contrôleur et un fils juge. La Rdc n’est pas un bien de l’UDPS ni de la famille Tshisekedi », martèle Bitakwira. Pour le Recteur de l’Académie conscience, le Congo est un patrimoine commun, et que la Cenco doit tenir compte des avis de chacun d’acteur politique, et non un seul son de cloche du Rassemblement. Ce dernier, poursuit-il, doit demander pardonner au peuple congolais pour lui avoir menti et trompé au sujet de la tenue des élections en décembre 2017. Un pays sans budget à 11 mois des élections selon le Rassemblement, est une utopie et aberration pour lesquelles, cette plateforme, avant d’exiger la nomination auprès du Chef de l’Etat Joseph Kabila d’un prétendu Premier ministre en remplacement de Samy Badibanga, doit demander pardon à l’Assemblée nationale, jadis vilipendée,  sermonnée, réprimandée par ceux qui méconnaissent le fonctionnement de cette chambre quant à la  procédure d’investiture du Gouvernement de la République.

La chauve souris, un animal sans espèces

Dans cet ordre d’idées Justin Bitakwira a dénoncé l’attitude animalière de son ancien collègue du parti, Vital Kamerhe. Pour avoir soutenu mordicus l’Accord de la Cité de l’Union africaine et apposé sa signature, le même est premier à s’inscrire sur la liste des participants aux discussions directes de la Cenco. De quel Accord soutient-il ? S’interroge Bitakwira Justin. En réponse, Vital Kamerhe risque de devenir une chauve souris politique. Position inconfortable pour un acteur politique. Partant de sa position zigzaguée, les signataires de l’Accord de la Cité de l’Union africaine qui n’ont pas apposé leurs signatures sur l’Accord suicidaire de la Cenco, lui dénient la qualité de les représenter dans toutes discussions politiques. Désormais, justifie-t-il, Vital Kamerhe doit parler au nom de son parti politique, et non à celui des signataires de l’Accord du 18 octobre 2016.

A ces propos, il précise que si la Majorité présidentielle a signé sous réserve, cela sous-entend que si elle ne voit pas claire dans le comportement de la Cenco, elle peut à tout moment retirer sa signature. Or, la Cenco qui se comporte en jumelle du Rassemblement, sa mission est d’annihiler l’Accord du 18 octobre 2016 et provoquer un précédent fâcheux au pays. Par surcroit, l’Autorité morale de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale invite les Evêques à se ressaisir, faute de quoi, ils porteront une lourde responsabilité du pays, puisqu’estime-t-il que le leadership ne se transmette pas comme les unités téléphoniques. Ceci dit, certains proches d’Etienne Tshisekedi se croient tout permis, donnant injonctions à qui veut les entendre, se mettant dans la peau de ceux ayant gagné aux élections sous la protection de la Cenco. Ceci, c’est mal méconnaitre la force des élus nationaux au sein du Gouvernement Badibanga, capables de bloquer l’investiture de qui que ce soit à l’Assemblée nationale. D’ailleurs, pour plus de précision, le Gouvernement Badibanga qui jouit d’une large confiance de la Majorité parlementaire, n’attend pas désarmer pour faire plaisir au « Welela poste ». Ce gouvernement est l’émanation de l’Accord de la Cité de l’Union africaine convoqué par l’Ordonnance présidentielle, conformément à la Résolution 2277 avalisé par l’Union africaine, la SADC et la CIRGL, que la Cenco a boycotté pour faire les yeux doux au Rassemblement qui joue le jeu de l’impérialisme occidental, en ce que celui du Centre Interdiocésain est un additif de celui du 18 octobre par son article 24. Donc, il ne sera pas question de nommer un autre Premier ministre à la place de Samy Badibanga, insiste Bitakwira Bihona-Hayi Justin.

Quid de l’investiture de Donald Trump

Cette question sort un peu de l’ordinaire, mais pour tout analyste et observateur de la scène politique congolaise, c’est une réponse aux démarches des membres du Rassemblement aux sanctions de l’administration Obama contre les officiels de la Rdc. Bitakwira  sait que lesdites sanctions ont été l’œuvre de certains membres du Rassemblement pour faire pression sur Kinshasa, prêts à brûler les 19 et 20 des mois qui ont précédés la fin de mandat de l’actuel Chef de l’Etat. L’avènement du 45ième Président des Etats-Unis est un bond significatif du gouvernement de Kinshasa de partir sur des nouvelles bases diplomatiques, mettre au passé les sanctions d’une administration hostile à Kinshasa. D’ailleurs, dès sa prise des fonctions officielles, Donald Trump a abrogé « Obamacard », jugé ridicule pour les Américains. Donc, l’avènement d’Obama à Washington n’a rien apporté de positif à la RDC, sinon la confusion et le dénigrement. Pour lui, la Cenco doit se ressaisir, le Rassemblement doit demander pardon à l’ensemble de la population pour ses mensonges et invite le Chef de l’Etat à considérer l’Accord du 31 décembre comme additif à celui du 18 octobre 2016.

(Pius Romain Rolland)

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