Julie Mbuyi pense : « Faire des avances à l’homme ne valorise pas la femme et c’est contre la bible »

par -
0 350
Julie Mbuyi : Membre de l’ACK/ Kalembe lembe

« Au regard du respect de la culture  congolaise,  pour ne pas dire  africaine et depuis le temps de nos ancêtres, c’est l’homme qui paye la dot pour prendre une femme en mariage. Le contraire est inacceptable », a indiqué  Julie  Mbuyi Nkelani, ménagère et mère de deux enfants. Elle est aussi membre de l’Eglise ACK/Kalembe Lembe du pasteur François Mutombo dit « Voici  l’Homme à la tunique de plusieurs  couleurs ». Une église   localisée dans la commune de Kinshasa, où elle est membre engagée dans les œuvres sociales et bientôt dans le département intercession.

Elle appui son raisonnement sur un récit biblique de Jacob. Ce dernier a travaillé pendant sept ans chez son oncle Laban, afin de verser la dot à la famille de sa première femme Rachel.

« Il appartient donc à l’homme d’aimer sa femme  et cette dernière doit être soumise, c’est tout. Sinon on reste sans valeur. Elle perd son respect et sa dignité  et surtout l’amour vrai : –  « Sauter premier », « komitika »,  en jargons kinois, est un phénomène courant  à Kinshasa. Il est à déplorer », a-t-elle conclut en substance.

Quant à nous, l’on pense qu’une fille  célibataire doit  savoir définir  les relations dès le départ pour éviter de tomber dans la tentation. Soit, avoir la maitrise de soi. Dans la plupart des cas, la femme préfère garder sa dignité. L’homme est toujours le premier à se manifester. Ce, après avoir été impressionné et tombé amoureux d’une femme. Cette dernière fera, au retour, sa part. Celle de répondre par oui ou non sur la proposition de l’homme. C’est à ce moment que l’histoire commence.

Sur le plan mondain, un des musiciens congolais dénommé Dieudonné François Luambo  Makiadi dit « Franco »,  a  décrié ce phénomène dans une de ses chansons intitulée « Mario ». Dans cette œuvre musicale, l’on retrouve une vieille femme fortunée qui est tombée amoureuse d’un jeune garçon, autrement appelé son « petit poussin ». Ce, dans l’espoir qu’il deviendra grand un jour. Que dire d’un cas très illustratif, sinon celui d’un   ancien journaliste présentateur du JT à la Radiotélévision Nationale Congolaise (Rtnc). Ce dernier, dont nous gardons l’anonymat, a été approché par une des sœurs de l’ancienne première dame du Zaïre Marie Antoinette Mobutu à cause de sa télégénique, à l’époque. Des choses qui arrivent, car les deux se sont mariés et ont eu des enfants qui existent jusqu’aujourd’hui. Est-ce une manière de dire que Dieu agit tantôt d’une manière, tantôt d’une autre ?

(Franck Ambangito)

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse