Juguler la résurgence du climat de violence à répétition

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Près de cinq ans durant, la RDC enregistre des vagues de violence à répétition durant le premier trimestre de l’année.

Les plus récents demeurent les manifestations violentes parties du campus universitaire de Kinshasa, considéré comme l’épicentre du mouvement de contestions des étudiants contre l’article 8 de la loi électorale conditionnant la tenue des élections au recensement de la population.

L’article incriminé fut en fin de compte élagué mais au prix d’une trentaine de morts, des établissements commerciaux appartenant aux opérateurs économiques chinois saccagés, des bus de transport en commun détruits et certains édifices publics et privés éventrés.

Ces actes de violence réprimés avec une violence disproportionnée de la police ont causé mort d’hommes et une désolation générale. Kinshasa était devenue une ville morte les lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 janvier 2015.

Les mois de février et de mars ont apporté leur lot d’actes de violence, surtout dans la partie Est de la RDC où l’on a dénombré des dizaines d’hommes tués à la hache dans le territoire de Lubero, notamment. Où selon des sources concordantes de la société civile, les rebelles des FDLR règnent en maîtres depuis plus de quinze ans. Les membres de la société civile de Lubero veulent que la traque des FARDC contre les rebelles précités soit également menée dans les groupements de Tama et d’Itala où les exactions attribuées aux rebelles hutus rwandais se multiplient. En date du mercredi 18 mars, des chefs militaires et civils locaux abattus la veille dans une fusillade à Bunagana sont conduits à leur dernière demeure à Rushuru-centre à plus de 70 kms au nord de Goma. Il s’agit du chef de groupement Jomba, Boniface Nduhirahe, du chef de poste adjoint du service de renseignement civil, d’un capitaine des Fardc et d’un policier. Les auteurs de ces crimes courent encore dans la nature. Les personnes tuées étaient allées inspecter un hôtel pour vérifier les allégations selon lesquelles des personnes susceptibles de troubler l’ordre public s’y cachaient. Ces officiels sont tombés sous les balles, fusillés froidement.

 

Le dimanche 15 mars dernier, le meneur du groupe sénégalais « Y en a marre » Fadel Barro, deux autres membres de son mouvement et plusieurs activistes pour le changement en Afrique, Burkinabé et Congolais sont arrêtés. Ils participaient à une réunion d’échange sur « l’Engagement citoyen ». Pour le porte-parole du gouvernement, l’engagement citoyen avait les allures d’une campagne de subversion inspirée du modèle burkinabe et donc aux conséquences incalculables. Ce groupe est soupçonné de tentative de « déstabilisation ».

Les tueries à répétition dans l’Est de la RDC, tueries attribuées aux forces négatives, aux incessants règlements de compte font qu’on compte aujourd’hui de nombreuses familles déplacées de leurs milieux d’origine, des membres de familles disloquées ou en errance perpétuelle comme celle M. Ngomvuli André qui, se sentant traqués, ont disparu sans laisser de traces depuis le 19 février dernier. Ils résidaient à Masina Pétro-Congo.

Rassembler le maximum d’informations Maintenant, que faire pour mettre un terme au phénomène tueries collectives qui risque à la longue de prendre les allures de menaces terroristes non signés. L’Est de la RDC devient, chaque jour qui passe, un terroir invivable. Il faudra donc attaquer le mal en amont. Les services de sécurité devraient rassembler un maximum d’informations et précéder les événements dans les zones ciblées. Un travail de fourmis dans la discrétion en évitant des arrestations massives qui ternissent l’image de marque du pays en un moment où la libre expression, le débat contradictoire sont devenus des attributs consacrés et sacrés de la démocratie.

(Fernand Mukaku Lalabi-Muke)

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