Journées ‘’ville morte », lancées par l’opposition La population refuse d’y adhérer

Ici, le transport en commun a fonctionné comme d’ordinaire…
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Les Congolais en général, plus précisément  les Kinois ont connu un très mauvais début de semaine. Lundi dernier, ils ont été surpris par des éphémères attaques d’éléments de Ne Mwanda Nsemi que la Police nationale congolaise a vite étouffées. La journée de mardi s’annonçait toutefois tendue en ce que le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement/aile Limete avait, lors de la célébration de son 2ème congrès, les 21 et 22 juillet 2017, décrété que ce 8 août serait une journée ville morte.  Le moins que l’on puisse dire est que cet appel n’a pas été suivi par le peuple. Certes, on a noté un ralentissement des activités dans certains coins isolés de la capitale, probablement par peur d’actes de vandalisme. Mais, de manière générale, le constat relevé sur terrain sonne comme un ferme rejet des gesticulations politiques  de l’aile dure du Rassop.

Dès l’aube de ce mardi 8 août, la population kinoise et celle d’autres villes du pays se sont allègrement adonnés à  leurs tâches quotidiennes, à  la grande surprise des chantres de la casse et de la politique de la terre brulée. Les restaurants et supermarchés étaient grandement ouverts et les bureaux peuplés ; le transport en commun et privé étaient en circulation ; les marchés, les stations d’essence, ainsi que toutes les administrations publiques et privées ont normalement fonctionné. Cet échec doit interpeller les opposants du Rassop de Limete : Le peuple congolais est mûr. Il attend d’eux des vrais projets. La ville morte n’est pas un. Ce fut jadis un des moyens de pression sur le pouvoir en place, sous d’autres régimes, mais cela ne fonctionne plus aujourd’hui. Il y a plusieurs raisons à  cela.

Le temps des villes mortes est révolu

La principale est que le Rassemblement de l’opposition, dit aile Limete, a perdu beaucoup de sa crédibilité, à force de faire preuve de cécité intellectuelle et de s’engraisser.  Il n’y a que ce Rassop là pour ne pas voir que le gouvernement de la Républiques est aujourd’hui dirigé par un opposant, Bruno Tshibala Nzenze, fils légitime de l’UDPS, fidèle d’entre les fidèles d’Etienne Tshisekedi ; Il n’y a que ce Rassop là pour ne pas voir que Joseph Olenghankoy, un opposant incontestable et de longue date, trône à la tête du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), un organe consensuel, issu directement de l’accord de la Saint-Sylvestre et piloté par les  évêques de la CENCO. Il n’y a que ce Rassop là pour appeler les voyous à casser les biens d’autrui et les installations publiques, pendant que ses dirigeants se mettent à l’abri. Hier, en l’occurrence, pendant que l’UDPS, l’AR, le G7 et autres structures alliées au Rassop/aile Limete appelaient à la journée ville morte à Kinshasa, tous les leaders de cette plateforme se sont donnés rendez-vous à Bruxelles, pour se la couler douce autour de Moïse Katumbi. Ils rentreront avec les valises pleines d’argent…. Pour eux-mêmes. Ca ne sera pas la première fois. Le peuple se souvient  qu’il y a quelques mois, les mêmes avaient lancé un appel similaire et s’étaient envolés de la même façon pour voir le même mentor.

Que faire ?

L’opposition politique doit de plus en plus prouver de quoi elle est capable, en faisant recours à des moyens de pression qui ne détruisent pas le bien public et détériorent ainsi  pas les conditions de vie de la population congolaise qu’elle est censée défendre. Sinon, que gagne une vendeuse de Chikwangues  ou un taximan dont on casse l’outil de production ?  En plus, comment expliquer que l’appel à la ville morte soit lancé par des gens qui mangent du bifteck en Europe, mais qui exigent des sacrifices supplémentaires à la population congolaise. La photo qui circule en boucle sur les réseaux sociaux montrant les responsables du Rassemblement entrain de manger dans un restaurant européen a fait tâche d’huile. Cette population peut-elle faire confiance aux politiciens avec lesquels elle ne partage pas les mêmes conditions de vie ?

Cette journée ville morte devrait interpeller aussi la Majorité Présidentielle. Quelle est la réplique de la Majorité Présidentielle, maintenant que le Rassemblement a étalé ses actions sur cinq mois, soit du mois d’août à décembre 2017 ? Un travail doit aussi être fait du côté de la famille politique proche du chef de l’Etat, afin de convaincre les Congolais à ne jamais suivre la position développée par le Rassemblement. Ce, d’autant plus qu’elle ne doit pas se contenter de répliquer chaque fois qu’un mouvement quelconque de masse est lancé sur terrain. Logiquement, nombreux sont d’avis que les conditions de vie de la population congolaise ne sont pas les meilleurs de l’Afrique. Le pouvoir d’achat du Congolais moyen ne fait que s’effriter au jour le jour. Raison pour laquelle le pouvoir gagnerait l’attention ou s’attirerait la compassion du peuple à travers une amélioration sensible de ses conditions de vie.

Le contexte économique, social et politique est souvent facteur de mobilisation de masses, mieux qu’un quelconque mot d’ordre. Dans un contexte où professeurs d’université,  infirmiers,  détenteurs du bistouri et fonctionnaires menacent d’aller en grève, un mot d’ordre lancé même par une opposition moins populaire et sans assises, risque tout de même d’être suivi. Donc pour le pouvoir en place, le payement régulier des salaires et au taux budgétaire convenu est de nature à satisfaire les masses laborieuses et à les pousser à  s’investir pour l’intérêt général et combattre les manipulateurs qui se cachent d’être l’étiquette «opposant ».

L’Avenir

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