Journée porte ouverte de l’UPES en collaboration avec l’ESU, La Tunisie et la RDC au cœur du développement de l’éducation et de l’enseignement

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Sous le haut patronage du ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, la coopération tuniso-congolaise dans le domaine de l’éducation est encouragée vivement entre les deux Etats. La journée porte ouverte organisée samedi 15 avril 2017, à Kimpensky Fleuve Congo Hôtel a connu la participation des autorités congolaises, notamment les ministres de Relations avec le Parlement, de l’ESU et des Droits Humains, respectivement Bitakwira Bihona-Hayi Justin, Steve Mbikayi et Marie-Ange Mushobekwa.

Il s’est agi de nouer des relations dans le domaine de l’Enseignement supérieur et Universitaire entre les étudiants congolais désireux étudier en Tunisie à l’Université Privée des Etudes Scientifiques et Technologiques.

M.Abdellatif Khamassi, Promoteur de l’UPES, ancien enseignant passionnée par son métier, a mis en place cette Université depuis l’an 2000, dans le but de favoriser la qualité de l’enseignement. C’est en sa qualité de Président nationale de la Chambre nationale de l’Enseignement privé qu’il a brossé succinctement l’aperçu de l’enseignement privé en Tunisie. « La tradition de ce type d’enseignement avec toutes ses composantes est solidement ancré en Tunisie depuis plus de 2 siècles », nous a-t-il indiqué. S’agissant de l’enseignement supérieur privé, M. Abdellatif Khamassi a indiqué que les premiers jalons ont été posés dès le début des années 90, grâce aux initiatives individuelles. Néanmoins, la véritable impulsion a commencé en 2000 avec la création de l’Université Privée des Etudes Scientifiques et Technologiques, à la suite de la promulgation de la loi du 25 juillet 2000. Cette dernière vise essentiellement l’organisation du secteur de l’enseignement supérieur privé en assurant les normes de qualité et de performance à ce genre d’enseignement. « Ce secteur doit se développer dans le cadre de la politique éducationnelle et les orientations économiques et sociales de la Tunisie », a-t-il fait mention.

Au stade actuel, la Tunisie a déjà dépassé le cap de 305 établissements d’enseignement supérieur privé ayant les programmes et filières soumis à l’approbation d’une commission composée d’universitaires et experts en la matière, diligenté par le ministère de l’enseignement supérieur de la Tunisie. En conséquence, toutes les universités privées en Tunisie sont soumises au contrôle pédagogique qu’administratif de la part de l’autorité de tutelle. « La chambre de l’enseignement privé assure les intérêts des fondateurs tout en veillant au développement de ce secteur », a-t-il poursuit. L’UPES, créée depuis 2001 par Monsieur Abdellatif Khamassi, est le fruit d’une longue expérience en sa qualité d’enseignant dans le secteur public durant 15 ans.

L’UPES : un enseignement performant et personnalisé

L’UPES dispose également de départements spécialisés, un bureau de scolarité de suivi et d’encadrement, un bureau de service culturel et d’animation, un bureau d’orientation et d’intégration. Ce,  en ce que l’UPES occupe une place de choix dans le système éducatif de la Tunisie. Depuis sa création, cette université vise à disposer un enseignement performant et personnalisé grâce à l’équipe pédagogique et administrative que l’UPES dispose, bien évidement de l’encadrement  continu des étudiants. Se basant sur le slogan de l’UPES depuis sa création, «l’Université au cœur de l’entreprise »,  est un choix de faire partir d’un environnement économique très concentré, enfin d’assurer l’employabilité, la qualité de l’enseignement reçu à l’UPES, à favoriser le recrutement et intégration des étudiants qui finissent leurs études dans ce pays. L’UPES a opté des filières innovantes et d’avenir pour drainer de plus en plus des étudiants tunisiens et étrangers, en ce sens qu’elle rivalise avec les universités de renoms à travers le monde en réussissant à conclure de partenariat dans ce sens « le cursus de l’enseignement que nous disposons, débouche sur trois types de diplômes successifs appelés LMD, c’est-à-dire Licence, Master et Doctorat. A côté de cela nous assurons la formation spécialisée en ingéniorat en génie civile, en informatique, en système réseau informatique, et informatique industrielle », a-t-il fait valoir.

De sa part, le ministre sortant de l’ESU, Steve Mbikayi a encouragé la coopération sud-sud, mais aussi reconnait-il, l’apport du secteur privé dans l’enseignement face aux difficultés que l’Etat est confronté pour assurer l’éducation de la jeunesse. D’où, l’apport du secteur privé, a-t-il souligné.

Grâce à la vision de Joseph Kabila, le budget de l’éducation passe de 2 à 7%

Cependant, il a relevé quelques améliorations depuis l’avènement de Joseph Kabila. De 2% du budget de l’Etat, à 7%, Steve Mbikayi est d’avis que plusieurs défis restent à relever dans ce secteur. Tel est son sens d’encourager les initiatives privées dans ce domaine. Lui-même, promoteur d’une grande école « les Cartésiens, », un établissement scolaire multilingues qui s’est imposé dans le système éducatif congolais, dont la notoriété traverse les frontières. Toute initiative privée certes, est louable, mais d’autres ne méritent pas de fonctionner. Ce dont il dénomme boutique universitaire qu’il attend fermer dans les jours qui suivent. Toutefois, le ministre de l’ESU a reconnu l’apport de certaines universités qui transforment les matières brutes en produit fini. « Nous encourageons cette coopération pour que nos jeunes qui se retrouvent dans les usines qui vont les transformer pour être de véritables produits finis. C’est pourquoi, j’encourage les jeunes à pouvoir aller en Tunisie pour poursuivre leurs études et être utiles à la société congolaise », a-t-il encouragé en sa qualité de panafricaniste à travers la coopération sud-sud.

Vers la fermeture des universités non viables

Bien qu’il a encouragé la coopération sud-sud, Steve Mbikayi est déterminé à améliorer la qualité de l’enseignement congolais, à contrôler le secteur privé, en commençant par fermer toutes les boutiques académiques qui pullulent la République, qui déforment la jeunesse plutôt de la former. « C’est aussi dans ce cadre, suivant la vision du Chef de l’Eta et du Premier ministre, nous avons un plan d’action de l’ESU, dans ce secteur de rendre compétitive les universités congolaises à l’horizon 2020, de sorte que nos universités se trouvent dans le top 100 de meilleures universités d’Afrique…sans éducation, l’avenir du pays est sombre », a-t-il fait remarquer.

L’éducation étant un droit humain, Mme Marie-Ange Mushobekwa, ministre aux Droits Humains a encouragé la jeunesse congolaise à poursuivre les études, car, celui qui cesse de rêver, cesse de vivre en même temps.

La qualité de l’instruction aux dépens d’un simple papier 

De sa part, Bitakwira Bihona-Hayi Justin, par qui est passé M. Abdellatif Khamassi, est l’un des promoteurs des écoles dans son Uvira natale, dénommées fondation Collège Bitakwira. Ancien enseignant, passionné de l’enseignement, dont l’un des membres de son cabinet est son ancien élève, aujourd’hui professeur d’Universités. Il s’agit de Shetonde Mihigo Oscar, Directeur de Cabinet adjoint.

Dans son rôle d’interface avec les membres du Gouvernement et députés nationaux que sénateurs, il a joué le rôle d’approcher le promoteur de l’UPES Abdellatif Khamassi et le Ministre de l’ESU Steve Mbikayi. C’est à juste titre qu’il encourage les initiatives privées dans le domaine scientifique. « Il est vrai que la qualité de l’enseignement dans notre pays à plus de 15 ans a baissé ». Dans cette optique, il est l’un d’acteurs politiques soucieux de la qualité de l’enseignement en RDC. Du fait que les universités produisent que le cerveau vide, il avait suggéré en son temps de fermer ces universités au moins pendant 3 ans, question d’examiner les conditions requises de faire partir et de poursuivre ses études à l’Université. C’est à juste titre qu’il soutient que tout le monde n’est pas fait pour étudier à l’Université. Elle a été faite pour le génie, soutient-il. C’est l’impression que donnent nos universités qui délivrent à plus de 60% seulement les papiers, sans contenu intellectuel, plutôt que de transmettre les connaissances. Ce constat aussi amer que douloureux, surpris qu’il y a un échantillon des congolais qui ont poursuivi leurs études en Tunisie, Bitakwira Justin encourage son homologue de l’ESU, Steve Mbikayi, à être rigoureux dans le recrutement de nouveaux étudiants.

(Pius Romain Rolland)

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