Journée mondiale des maladies du rein: ACPAMAR recommande huit règles d’or pour réduire les risques

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L’association congolaise des personnes vivant avec maladies des reins, ACPAMAR, recommande à la communauté de respecter huit règles d’or pour réduire le risque de développer une maladie rénale, dans son message de sensibilisation en marge de la journée mondiale des maladies des reins célébrée cette année le 9 Mars courant, a indiqué l’Agence congolaise de presse, ACP.

Comme l’indique la source, il s’agit selon cette structure de rester en forme ou d’être actif, de contrôler régulièrement le taux de sucre du sang, de surveiller la tension artérielle, de manger sainement et de contrôler le poids. Consommer des liquides sains, s’abstenir de fumer, éviter de prendre régulièrement des médicaments en vente libre et faire vérifier ses reins, si on a un ou plusieurs facteurs de risque, font également partie des dites règles.

Pour cette ONG, en effet, certaines maladies rénales, telles que la néphropathie lupique ou l’infection rénale touchent généralement les femmes. Les infections rénales à l’instar des infections urinaires sont plus fréquentes chez les femmes et ces risques peuvent être augmentés pendant la grossesse. Le diagnostic et le traitement précoces s’avèrent importants pour éviter toutes sortes de maladies rénales, indique l’ONG.

Dans le cadre de ses actions de lutte contre les maladies rénales, ACPAMAR a sensibilisé mercredi dernier à Kinshasa, les femmes de l’église Kimbanguiste à la prévention, au traitement et au diagnostic des maladies rénales.

Célébrée sous le thème : « Le rein et la santé de la femme, de facteurs spécifiques à ne pas négliger », cette journée avait  constitué un moment de rappeler l’importance de la santé des femmes et de leur santé rénale ainsi que de sensibiliser la population sur l’utilité des reins. Cela dans le souci de réduire l’incidence de ces maladies.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, OMS, un adulte sur dix souffre d’une affection rénale, soit près de 600 millions de personnes au niveau mondial. Elle prévoit une augmentation de la prévalence de la maladie de 17 % dans les 10 ans à venir.

La sensibilisation, la détection précoce et la prévention sont des boucliers face à l’insuffisance rénale chronique, confie  l’ACP, Le Dr Nazaire Nseka Mangani, médecin néphrologue et directeur du Centre de dialyse de l’Hôpital général de référence de Kinshasa. Il souligne que la dialyse et la transplantation rénale sont certes des moyens efficaces de traitement de l’insuffisance rénale sévère. Néanmoins, compte tenu de leur cout prohibitif dans des pays aux ressources limitées, l’approche idéale pour faire face à cette condition mortelle demeure la ligne de conduite citée ci-haut, a-t-il ajouté.

Selon Dr.  Nseka, la sensibilisation permet de mettre à la portée de la communauté une information médicale simple et compréhensible de manière à susciter une prise de conscience individuelle et collective en vue de la détection précoce et de la prévention de l’insuffisance rénale.

Pour préserver les reins, ce néphrologue a invité la population à boire suffisamment d’eau, soit un litre et demi chaque jour et à recourir à une alimentation pauvre en sel, en sucre et en graisse mais riche en fibres tout en évitant l’excès de l’alcool et du tabac.

Il a recommandé aussi à la population de s’adonner régulièrement à une activité physique et de ne pas s’exposer à la consommation non judicieuse des produits toxiques traditionnels et autres médicaments anti-inflammatoires ou des antibiotiques de la classe de gentamycine. Comme tout organe a un rôle important qu’il joue, les reins jouent le

rôle de filtres dans le corps humain, en éliminant des déchets ainsi que l’excès d’eau et de sel protégeant ainsi l’homme contre tout risque d’empoisonnement généralisé de l’organisme.

Certaines maladies comme le diabète et l’hypertension endommagent les filtres des reins, a-t-il précisé. Car une accumulation des déchets sont censés être évacués sous forme d’urine par la vessie. Au cas où il n’y a pas d’évacuation des déchets corporels suite à l’inopérationnalité des reins, cela va conduire  « à une insuffisance rénale chronique irréversible qui va évoluer jusqu’à un stade incompatible à la vie. En ce moment-là pour préserver la vie du patient, il n’y a plus que la dialyse et la transplantation rénale », a-t-il regretté.

 

(Mamie Ngondo)

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