Journée mondiale de l’environnement : enjeux et perspectives

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Comme le 05 juin de chaque année depuis 1972, l’humanité a célébré hier lundi, la Journée mondiale de l’environnement (JME). Pour cette édition 2017, le thème international retenu est : « Rapprocher les gens de la nature ». Toutefois, nous vous présentons un récit général des enjeux et perspectives du débat sur l’environnement en Rdc et à travers le monde.

La Journée mondiale de l’environnement (JME) a été initiée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 1972, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm. Elle met en avant un enjeu spécifique important différent chaque année concernant l’environnement.

Cette journée a été promulguée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). Elle est célébrée depuis de nombreuses années et soulève régulièrement les questions essentielles de la protection de l’environnement et ses conséquences sur la qualité de vie des populations et la survie de la planète.

Selon les Nations Unies, la Journée mondiale de l’environnement poursuit comme objectifs clés : donner un visage humain aux problèmes environnementaux; amener les peuples à devenir les agents actifs du développement durable et équitable; promouvoir la compréhension du fait que les communautés sont incontournables dans les changements d’attitudes en ce qui concerne les problèmes environnementaux; et défendre le partenariat qui assurera à toutes les nations et les peuples d’apprécier un futur plus sûr et plus prospère.

Le PNUE a établi une liste de points noirs sur lesquels un effort important doit être entrepris de toute urgence : lutte contre la destruction de la couche d’ozone ; lutte contre la déforestation ; préservation de la qualité des réserves d’eau ; lutte contre la désertification et la sécheresse.

La situation environnementale actuelle de la RDC

La République démocratique du Congo est un pays au cœur des forêts du Bassin du Congo, dont elle possède à elle seule, plus de 60 % de la superficie. Aussi, les forêts occupent-elles plus de 66,5 % du territoire national congolais (plus de 2.345.000 Km² avec 155 millions d’ha de forêts).

Les forêts congolaises représentent 10% des forêts tropicales du monde (2ème pays tropical forestier) et 50% des forêts africaines. Elles stockent 140 Gt CO2 (3 ans d’émissions mondiales).

Coffre-fort de la biodiversité mondiale et régulateur du climat subsaharien, la Rdc représente 7% du potentiel REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts) mondial. Le pays connait donc un contexte climatique, hydrographique et géologique extrêmement favorable et largement sous-exploité.

Cependant, la Rdc subit une forte déforestation, surtout concentrée au niveau de « points chauds » qui sont les bassins d’approvisionnement des grandes villes, et zones de production agricole. Sur la période allant entre 2000 et 2010, les experts ont estimé à 0,23 % par an, le taux de déforestation en Rdc. C’est faible, mais, il correspond à la perte de 3,7M ha de forêts (1/10 Norvège), dont 1M ha forêt primaire.

La Rdc est parmi les 10 pays au monde perdant le plus de superficie forestière chaque année. Les experts redoutent une forte augmentation probable dans un avenir proche (développement du pays, augmentation de la population, etc.)

Selon les mêmes experts, les causes directes  de cette déforestation en Rdc sont l’agriculture itinérante sur brûlis, l’exploitation artisanale du bois, l’utilisation du bois-énergie, l’exploitation minière, les feux de brousse, etc. Et les causes indirectes sont la croissance démographique, les aspects institutionnels, les infrastructures et urbanisation, la pauvreté, etc.

Coup d’œil sur la situation actuelle de la biodiversité congolaise 

La biodiversité englobe l’ensemble des espèces animales et végétales vivantes sur terre (et dans les mers). Les scientifiques affirment que la biosphère abriterait entre cinq et trente millions d’espèces dans le monde. Environ 1,7 million d’espèces animales sont répertoriées, et chaque année, de nouvelles espèces sont répertoriées.

Malheureusement, de nombreuses espèces disparaissent, souvent à cause des actions irresponsables de la société humaine. L’on affirme que 300 espèces disparaissent chaque jour dans le monde, le trois-quarts de la biodiversité abrite les forêts, en particulier celles qui sont primaires comme les Forêts du bassin du Congo. Aussi, treize millions d’hectares des forêts disparaissent chaque année à travers le monde.

Depuis le départ des colonisateurs, les menaces pèsent énormément sur la biodiversité congolaise. La question de la gestion durable des écosystèmes congolais et leur biodiversité pose d’énormément problèmes.

Et la question n’est pas à limiter seulement dans l’Est du pays, mais la situation est généralisée pour toute l’étendue de la Rdc, de l’extrême Est (Parc national des Virunga) à l’extrême Ouest (Parc marin des Mangroves), sans oublier le Parc de Upemba au Sud, ainsi que celui de Garamba à l’extrême Nord. Ce, passant par les huit autres parcs et vingt-quatre réserves stratégiques et aires protégées que compte la Rdc.

Si l’on compare la gestion en termes de la reproduction de la biodiversité dans les trois plus vieux parcs d’Afrique subsaharienne, à savoir, le Kruger (RSA), Serengiti (Kenya) et le Virunga, la situation de cette dernière est déplorable, car les espèces uniques qui l’abritent sont en voie de disparition. Ce, sans oublier la pression humaine que subit cette réserve mondiale par les riverains, certains sont rebelles et ne respectent aucune norme nationale ou internationale.

Du combat mondial contre le changement climatique

Depuis des années, les pays du monde se sont engagés dans la lutte contre le changement climatique qui secoue la planète. Et, les négociations climatiques planétaires ont comme enjeux de : réduire les émissions des gaz à effet de serres à moins de deux degrés Celsius (-2°C) ; faire face aux impacts, pertes et dommages ; agir sur les systèmes et les décisions ; adopter des modèles agricole et de l’eau ; faire le choix des infrastructures et les accords commerciaux, etc.

Ces grandes conférences internationales sur l’environnement devraient donc répondre à deux défis du climat et de la pauvreté. Mais aussi, fixer et renforcer les engagements nationaux et sectoriels ; financer la transition énergétique et l’adaptation aux impacts…

Et, la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) est donc le document de base, signé par 194 pays membres des Nations Unies. Le Protocole de Kyoto, ratifié par 176 Etats du monde, adopté en 1995 et entré en vigueur en 2005, est donc le prolongement de la CCNUCC. Sa mise en œuvre a eu lieu de 2008 à 2012 et la deuxième période d’engagement court de 2012 à 2020.

Le protocole de Kyoto, impose donc aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre le phénomène du changement climatique. Il s’est attaqué aux émissions de six gaz à effet de serre qui sont : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde nitreux (N2O), les hydrofluorocarbures (HFCs), les hydrocarbures per-fluorés (PFCs), l’hexafluorure de soufre (SF6). En plus des six premiers gaz à effet de serres cités ci-haut auxquels s’attaque le Protocole de Kyoto, l’on ajoute également l’oxyde d’hydrogène (H2O) et l’ozone (O3).

Il existe à ce jour le protocole de Kyoto I et le Protocole de Kyoto II. Et il y a trois mécanismes de flexibilité. Notamment les permis d’émission ; la mise en œuvre conjointe (MOC) ; et le mécanisme de développement propre (MDP) pour aider les pays africains à se développer.

Il existe également d’autres mécanismes parallèles de réduction d’émissions de gaz à effet de serre dont REDD+, NAMA et Fonds vert. De tous les temps, la Chine et les Etats-Unis d’Amérique se sont illustrés en deux principaux mauvais élèves du combat contre le changement climatique.

Le vendredi 22 avril 2016 à New-York, 170 chefs d’état et de gouvernement du monde ont eu à signer l’« Accord de Paris » sur le changement climatique (2015 – 2020). Une signature qui a intervenu cinq mois après la tenue en France de la 21ème Conférence des parties (COP 21) à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), du 30 novembre au 11 décembre 2015.

Cet accord international marque donc une nouvelle étape dans le combat mondial pour limiter les émissions des gaz à effet de serres.  Quelques mois après la signature de l’« Accord de Paris », c’était la tenue, du 07 au 18 novembre dernier à Marrakech au Maroc, de la 22ème Conférence des parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (CCNUCC).

L’objectif principal de la COP 22 était d’accélérer l’action climatique de tout Etat et non-Etat acteur. Mais aussi et surtout, de développer les règles en vue de la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le changement climatique (2015 – 2020).

Pour rappel, la COP 20 tenue à Lima au Pérou a été une conférence des négociations. La COP 21 tenue à Paris en France a été celle des décisions avec d’adoption de la « Déclaration de Paris » dont la Rdc était le premier pays africain à signer par le Président de la République Joseph Kabila Kabange, mais la mise en œuvre attend encore sa ratification au niveau du Parlement de la République.

Et la COP 22 c’était une conférence des actions, de la mise en œuvre des décisions. Le but principal était de développer des outils opérationnels dans le cadre du plan Paris – Lima puis Paris – Marrakech. La COP 22 est ainsi considérée comme une conférence des actions et la première réunion historique des parties, cadre où l’Accord de Paris est entré en vigueur.

L’adaptation et l’atténuation sont ainsi conseillées

Vue aérienne d’une forêt congolaise/Ph. R.O

L’urgence climatique est imminente. La planète s’est réchauffée à plus de 0,8 degrés Celsius. A l’origine, les énergies sales, les émissions liées à la consommation. Conséquence, c’est le changement climatique : phénomène d’augmentation de la température moyenne des océans et de l’atmosphère terrestre. Ce qui entraine des impacts sur la biodiversité, la production agricole, la faim et des catastrophes naturelles…

Le changement climatique est causé par les émissions des gaz à effet de serres. Les domaines de transport, de l’habitat, la déforestation, l’agriculture, la production de pétrole, le charbon, etc. sont ainsi à la base de ces émissions des gaz à effet de serres.

L’effet de serre est un phénomène naturel sans lequel la planète serait froide (-18°C). Le réchauffement de la planète entraîne le changement de climat. Pendant cette période, deux phénomènes s’imposent : la sécheresse et les inondations intenses.

Pour ce faire, il est conseillé l’adaptation et l’atténuation, c’est-à-dire, limiter la vitesse d’augmentation des taux des gaz à effet de serres dans l’atmosphère.

(Lepetit Baende)

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