Journée mondiale de l’alimentation 2017: Nécessité d’investir dans la sécurité alimentaire

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Comme le 16 octobre de chaque année, l’humanité a célébré hier lundi, la journée mondiale de l’alimentation. Pour cette édition 2016, le thème retenu est : «changeons l’avenir des migrations. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ». A cette occasion, le Gouvernement de la République démocratique du Congo appelle à œuvrer pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Appel lancé par le Ministre de l’Agriculture.

La République démocratique du Congo dispose d’un énorme potentiel agricole, grâce à ses 80 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 10% sont utilisées à ce jour. C’est le deuxième pays au monde, après le Brésil, de posséder plus d’espace agricole et cultivable.  Il faudrait aussi savoir que la Rdc possède un potentiel halieutique vraiment exceptionnel. D’abord, elle s’ouvre à l’océan pacifique à partir de la ville de Moanda au Kongo-central. Aussi, est-t-elle parsemée par le majestueux et grand fleuve Congo, l’un des plus longs et plus puissants du monde. Plusieurs rivières et cours d’eau s’y jettent, tous contiennent d’innombrables et diverses espèces aquatiques.

Donc, le Gouvernement à travers le Ministère de tutelle peut organiser de la pêche, de l’aquaculture et même de la pisciculture pour fournir suffisamment du poisson frais d’eau douce du fleuve à la population, à la place des chinchards. Puisque, la pêche artisanale pratiquée actuellement dans le pays est très loin de satisfaire le besoin des Congolais. La Rdc compte un grand nombre de lacs, dont plus d’une dizaine figurent parmi les plus vastes voire les plus poissonneux d’Afrique, pourquoi pas du monde, tels que Tanganyika, Kivu, Edouard, Albert, Tumba, Mwero, Maï-Ndombe, Munkamba, etc. Le Gouvernement y pourra également organiser et développer une pêche responsable à l’échelle industrielle.

Quant à l’élevage, l’on n’en dira pas plus, parce que la Rdc a, non seulement de l’espace suffisant, mais aussi des conditions climatiques favorables pour toutes les activités tant agricoles, de la pêche que de l’élevage. Des spécialistes estiment même qu’avec ce potentiel agricole, la Rd Congo pourrait donc être capable de nourrir jusqu’à deux milliards de personnes (la population de l’Afrique, de l’Europe et une partie de l’Amérique).

Cependant, le pays connaît une dépendance alimentaire excessive, même pour des produits agricoles. Des experts estiment à plus de deux millions de tonnes de vivres que la Rd Congo importe chaque année via ses ports de Matadi et de Boma au Bas Congo, et aux voies frontalières de Kasumbalesa (au Katanga) : le poisson, la viande de bœuf ou celle de porc, les poulets et autres volailles, le sucre, le riz, les œufs, les épices, la farine de blé, et tant d’autres aliments. Et cela coûte annuellement à l’Etat congolais près de deux milliards de dollars américains. Et en dépit du volume de ces importations, les spécialistes indiquent que plus de 70 % de la population congolaise vit encore dans l’insécurité alimentaire. Actuellement, la Rdc figure parmi les pays où la sécurité alimentaire n’est pas encore garantie. Aussi,  présente-t-elle à ce jour le taux de malnutrition le plus élevé au monde.

De la solution au paradoxe

Quant à la solution à ce paradoxe d’un pays affamé, mais potentiellement riche, ce n’est pas trop tard, seulement une question d’organisation et de volonté. Le Gouvernement congolais devrait mettre le secteur de l’agriculture en priorité. D’autant plus qu’il n’y a aucune raison pour la Rd Congo d’engager des sommes colossales pour importer des vivres. Surtout qu’elle possède d’énormes potentialités agricoles, et est à même de produire suffisamment de la nourriture pour ses habitants et ainsi, assurer véritablement sa sécurité alimentaire. Voilà pourquoi, une politique adéquate de développement agricole à travers le pays s’avère indispensable, pour promouvoir le secteur agricole en Rdc, et mettre en valeur toutes ses potentialités nécessaires. Ce, en vue de garantir une grande production agricole pour une suffisance alimentaire dans le pays.

L’agriculture en Rdc face aux efforts de changement climatique

L’année passée, le représentant de la FAO en Rdc, M. Alexis Bonte, avait déclaré que la Rdc n’est pas épargnée par les effets du changement climatique. Selon lui, les aléas météorologiques affectent la productivité agricole et, par conséquent, compromettent la sécurité alimentaire mondiale. Aussi, le changement climatique multiplie-t-il des catastrophes naturelles et complique la vie aux agriculteurs.

M. Bonte affirme que les petits exploitants agricoles sont parmi les plus touchés par la hausse des températures, les sécheresses et les inondations. Et, les populations pauvres, tant rurales qu’urbaines, sont les plus touchées par le changement climatique car elles dépendent des activités sensibles au climat et ont des faibles capacités d’adaptation.

Néanmoins, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Mme Ertham Cousin, avait-elle affirmé pour sa part que : « C’est possible d’éradiquer la faim dans le monde. Si nous travaillons tous ensemble, en tant que partenaires, nous pouvons construire un monde où chacun a accès à des aliments nutritifs. Ces partenariats doivent être audacieux, stratégiques et novateurs pour changer la vie des personnes les plus vulnérables dans le monde ».

(Lepetit Baende)

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