Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté: La Banque mondiale à l’écoute de personnes vulnérables

par -
0 426
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, célébrée le 17 octobre de chaque année, et qui porte sur l’inclusion sociale, la Banque mondiale, dans son siège de la commune de la Gombe, a convié certains groupes cibles à une réflexion. Il s’agit plus particulièrement des représentants des albinos et des peuples autochtones, appelés communément « pygmées ». La Banque mondiale dont la mission est d’éliminer l’extrême pauvreté et promouvoir une croissance inclusive, les a conviés pour partager leurs expériences, et voir comment intégrer leurs préoccupations dans les prochains projets. Et ce, lorsqu’on sait que de grandes avancées ont été accomplies sur le front de la réduction de la pauvreté en Afrique, mais l’exclusion reste une réalité et un grand nombre de personnes reste vulnérable en Afrique.

Des vulnérables s’expriment

Il sied de souligner que l’inclusion sociale est le processus d’amélioration des conditions dans lesquelles les individus et les groupes participent à la vie en société. C’est-à-dire, œuvrer activement à combattre les causes profondes de l’exclusion de sorte que les populations pauvres et vulnérables sont pleinement associées au processus de développement. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la présence de Yan Mambo, le Pasteur Rombau Tunasi, les représentants des pygmées, etc.

Racontant son calvaire, un représentant des pygmées a expliqué que dans son Bikoro national, il vivait à 50, voir 100 mètres des bantous et tout rapprochement n’était pas possible. Et s’il est à Kinshasa, dit-il, c’est à cause des missionnaires catholiques qui se sont investis, parce qu’ils sont aussi des êtres humains. Il dit qu’il est déterminé pour que lorsqu’on parlera des pygmées, que ca ne soit pas d’une façon injurieuse.

Le pasteur Nzeba de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) pense que même s’il y a des discriminations, on n’est pas toujours arrivé à ce qui se passe dans certains pays d’Afrique de l’Est où les albinos sont tués. « Les albinos doivent se surmonter et montrer leurs capacités de vivre avec les autres », di-il, avant d’ajouter que l’Eglise fait déjà beaucoup, mais le Gouvernement devra leur fournir de l’aide, pendant que la Banque mondiale doit renforcer leurs capacités.

Pendant que Jean-Claude Eale a tablé sur une expérience, soit la création d’une mutuelle pour les personnes vulnérables, le pasteur Dieudonné estime pour sa part que chaque type d’homme a une fragilité que l’on doit accepter. Pour lui, l’intégration est une partie de l’œuvre de l’Eglise. Il a conseillé pour un message qui les intègre et qui les valorise. A l’en croire, le théâtre peut-être un instrument adéquat, mais aussi les pasteurs et les prêtres. « Il faut donner un autre contexte ou une autre signification du contexte. Il faut une autre signification du contexte pour aller loin », termine-t-il.

Appelé à donner son témoignage dans la lutte contre l’exclusion sociale, le pasteur Rombeau Tunasi a souligné qu’il prêche l’évangile, accueille de manière égalitaire toutes les personnes, fustige la chasse aux sorcières dans l’Eglise et dans les familles. En plus, un culte est organisé pour consolider l’amour en famille, sans oublier le fait que l’Eglise la compassion offre une bourse d’étude. Au-delà de tout ceci, il dit avoir acheté une concession à Bibwa pour la construction d’une école. Il a conseillé aux parents d’arrêter de cacher leurs enfants albinos.

De l’avis d’un expert du ministère des Affaires sociales, les groupes vulnérables n’existent plus, au vu de l’évolution de la situation. Au contraire, le ministère met l’accent sur l’aspect assistance, l’axe promotion (foyers sociaux), etc. Les personnes vulnérables ont été conseillées à s’imposer dans la société et à ne plus se considérer comme des victimes. N’est-ce pas ils ont aussi été créés à l’image de Dieu ? Une raison de plus pour eux de se battre, avec les mêmes armes, pour leur épanouissement.

Mieux comprendre les difficultés pour les intégrer dans les programmes

« Aujourd’hui, c’est la journée mondiale pour mettre fin à la pauvreté. Nous la célébrons chaque année au mois d’octobre. Pour cette année, elle a comme thème : « l’inclusion sociale ». Nous avons choisi de regrouper le peuple autochtone et les représentants des albinos, qui représentent des gens qui sont un peu exclus par la société congolaise », a indiqué M. Luc Laviolette de la Banque mondiale, avant d’expliquer que l’objectif, c’est de discuter avec eux, de mieux comprendre leurs difficultés particulières, à la fois pour permettre cet échange de la connaissance de nous tous qui vivons en Rd Congo, mais aussi pour permettre à la Banque mondiale de mieux comprendre ces difficultés pour mieux les intégrer dans les projets que nous finançons.

Concrètement, ce qui est important, pour réussir dans ces types de projets, il faut aller chercher l’égalité de tous, permettre à chacun de participer dans la conception et dans la mise en œuvre. Il faut s’assurer qu’on peut assurer ses participations dans tous les projets. A en croire M. Luc Laviolette, il y a aussi de nouveaux projets dans les secteurs sociaux : projet d’inclusion productive qui est discuté aujourd’hui, qui permettrez à la Rdc de comprendre les vulnérabilités et de bien cibler les gens qui ont beaucoup plus besoin.

(JMNK)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse