Journée internationale du travail: Le Gouvernement prône le dialogue pour éviter les conflits sociaux

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« Construire l’avenir avec un travail décent », c’est sous ce thème que la République démocratique du Congo a célébré ce 1er mai 2017, la journée mondiale du Travail. Le gouvernement congolais conduit par son chef, le Premier ministre sortant Samy Badibanga Ntita et plusieurs syndicats se sont  retrouvés à la Place du Cinquantenaire. Et c’est dans une belle ambiance que les travailleurs ont commémoré cette journée leur dédiée. A cette occasion, Samy Badibanga a reçu le cahier de charge de l’intersyndical national du Congo, INC. Ce dernier a brossé l’état de lieux de conditions dégradantes des travailleurs de la RDC, avant de solliciter l’implication du gouvernement pour pallier les désidératas. La cérémonie organisée par le ministère du travail et prévoyance social, et en marge de cette célébration, une minute de silence a été observée  en mémoire des travailleurs qui ont succombé à travers toute la République. Deux temps forts l’ont également marqué, notamment le discours du ministre de tutelle et celui de l’intersyndical national du Congo.

Le monde entier a commémoré hier lundi 1er mai 2017, la journée internationale du travail. Cette journée est placée pour la sixième fois consécutive sous le thème : « Construire l’avenir avec un travail décent ». La mémoire collective se souvient que beaucoup de travailleurs ont payé de leurs vies les mauvaises conditions de travail pour le mandat tripartite se réunissant chaque année à la conférence internationale du travail pour adopter de nouvelles normes et en réviser d’autres en vue de l’amélioration des conditions du  travail. « A cette occasion, je tiens à exprimer toute ma gratitude à tous les travailleurs congolais pour le sacrifice que vous ne cessez de consentir pendant cette période où le pays est confronté à une crise économique et sociale essentiellement liée aux facteurs endogènes et surtout exogènes », a indiqué le ministre d’Etat  en charge du travail et prévoyance sociale, Lambert Matuku Memas dans son discours. Il poursuit son speech en rassurant l’assistance que le gouvernement de la République s’est appesanti sur leurs préoccupations contenues dans leur cahier de charge de l’année dernière et les a examinées au cas par cas. Pour ce faire, le gouvernement de la République félicite les organisations professionnelles du travail du Congo pour leur disponibilité à engager le dialogue pour ainsi prévenir les conflits sociaux et rechercher des solutions aux problèmes sociaux professionnels du monde du travail. La signature consensuelle du protocole d’accord intervenu le 6 mars 2017 consécutivement au préavis de grève de l’intersyndical national du Congo en est une preuve éloquente. Néanmoins, le gouvernement déplore fortement certaines attitudes qui vicient  la procédure dans les revendications des droits sociaux.

 

90% de la main d’œuvre congolaise dans un état de précarité

Par ailleurs dans le discours prononcé par le porte-parole de l’INC, Mme Nzeba, elle montre que la détérioration de la situation sociale actuelle de la RDC interpelle les acteurs du monde entier du travail en particulier l’Etat congolais. La situation salariale actuelle met plus de 90 pourcent de la main d’œuvre national congolais dans un état de précarité. Ainsi, l’INC en ce jour, en sa qualité de garant institutionnel des intérêts de travailleurs et fonctionnaires de l’Etat s’est fait le devoir de leur rappeler  que les différents cahiers de charges adressés aux autorités compétentes, sont restés sans réponse. L’INC a donc invité le gouvernement à la mise en œuvre de différents protocoles d’accord.

En réaction de ladite journée, Majoreta Ben, vice-président de la Confédération Générale des Syndicats Autonomes, CGSA, qui regroupe en son sein plus d’une dizaine des syndicats d’entreprises, indique que les travailleurs congolais sont habitués depuis un certain temps a écouter des beaux discours prononcés par le Gouvernement chaque fois à l’occasion de différentes journées internationales. En l’occurrence de cette journée internationale du travail et par après les gouvernants prêchent par la mauvaise application. Il regrette le fait qu’en RDC les valeurs soient inversées, tel que ce ne sont pas les politiciens congolais qui doivent négocier les salaires  des travailleurs. « Nous avons commis cette erreur monumentale de croire que les politiciens congolais, à savoir le gouvernement, ont cette charge de donner des injonctions sur les conditions salariales. Partout dans le monde, le gouvernement collabore avec le syndicat pour trouver ensemble des arrangements qui mettront toutes les parties en accord. Du fait que lorsque le syndicat négocie en faveur des travailleurs, on ne négocie pas en termes de 100 pourcent ou rien, mais en termes des acquis. A titre d’exemple, nous avons dix revendications et qu’après négociation entre le syndicat et l’employeur, sept revendications sont résolues. A ce niveau, on peut sursoir une situation discordante, pour qu’enfin, on puisse reposer les trois autres revendications  prochainement », a expliqué le vice-président de la CGSA. Avant d’ajouter que ce qui leur  importe  ce jour, c’est la remise de leur cahier de charge adressée au gouvernement, relevant toutes les revendications. Sur ce, Il demande  à tous les travailleurs congolais de pouvoir observer le mot d’ordre de l’intersyndical national congolais et d’attendre au moment venu les réponses à leurs revendications.

 

(Mamie Ngondo )

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