Journée internationale du livre et du droit d’auteur: Des œuvres congolaises objet de piraterie et de contrefaçon

par -
0 222
Want create site? With Free visual composer you can do it easy.

Les marchés de la ville de Kinshasa est rempli d’œuvres des auteurs congolais de divers secteurs. De la musique à la peinture, la littérature, la religion en chutant par le théâtre congolais. Un auteur rencontré au hasard s’indigne en ces termes : « les auteurs congolais subissent la contrefaçon suite au manque de contrôle du marché par le service de renseignement de la République », a-t-il dit.  « Dans les points de vente des livres, disques compacts « CD », plusieurs œuvres sont vendues à des prix au rabais, sans l’aval de l’auteur. Des CD d’artistes musiciens, d’artistes comédiens se retrouvent sans valeur sur des étals au marché central, au centre-ville, et dans des marchés de fortune »,  explique N’Landu Gloria, diplômée en science commerciale et financière de l’Esforca- Kinshasa, en préparation d’un livre sur les techniques de la rédaction française.

Sur la place des artistes ex Victoire dans la commune de Kasa-Vubu, un vendeur de CD témoigne : « il y a toute une compagnie de recopiage de disques de musiciens congolais installée dans cette partie de la capitale. Un disque original coûte cinq (5) dollars, l’équivalent de sept mille (7000) francs congolais au moins dans une maison de vente. Mais, le problème se pose au niveau du contrôle de la maffia installée en différents coins de la capitale. Un artiste musicien a déjà déploré ce comportement de piratage d’œuvres d’artistes musiciens et comédiens de la capitale, confie une source à Victoire. La source de renchérir : « le travail de nos auteurs sont tellement pittoresques, mais ils ne bénéficient pas pleinement de leur sueur. Pourtant, c’est une recommandation naturelle, une loi que nous ne pouvons jamais violer».

N’Landu Gloria (cité plus haut), explique que l’artiste Manda chante aussi a déploré ce flot qui menace directement la vie des auteurs-compositeurs. Par exemple, l’enregistrement d’un album coûte cher. Le droit est violé, la vente difficile avec des réalités de Kinshasa, les auteurs-compositeurs ne bénéficient pas de leur savoir. Aucune voix forte ne se fait entendre, pour faire comprendre que les œuvres meurent, suite à un système instauré, qui assassine l’art et la création intellectuelle des auteurs et fils du pays. Un  vendeur de disques témoigne : « plusieurs méthodes ont été mises en place pour réprimer cette contrefaçon et cette piraterie des œuvres, la solution n’a jamais porté à ce jour.

Quid de la sphère scientifique

Enseignant de la communication politique et des organisations et marketing politique, le professeur Charles Mazinga a publié un livre récemment, sous l’intitulé : « Effervescences   de la République festive ». L’auteur constate : « Notre système éducationnel ne permet pas la recherche scientifique créative et d’innovation, mais de copiage… ». Il s’observe, en effet, que les étudiants aussi se sont lancés à de tels actes de piraterie de travaux scientifiques, téléchargés ou achetés dans de bibliothèques de la capitale. Pourtant, la finalité d’un travail scientifique est d’effectuer une recherche authentique, afin d’élaborer son propre travail de fin de cycle de graduat ou de  mémoire et apporter sa contribution au développement de la science. Dans cet ordre d’idée, un étudiant de l’université de Kinshasa, Unikin estime : « Plusieurs introductions de travaux scientifiques élaborés à Kinshasa dans les universités sont en quelque point reprochables », relève-t-il.

Pour protéger les œuvres culturelles, la liberté de création intellectuelle et artistique des Congolais, l’article 46 de la Constitution congolaise stipule trois alinéas, en marge pour mieux prévenir la contrefaçon sur les droits d’auteurs congolais et la protection de leurs œuvres. Sur terrain, la réalité est autre que des acquis de la Constitution de 2006, objet des débats au niveau national.

Chaque année, des centaines d’études et de travaux de fin de cycle sont dirigés par des professeurs docteurs de la République. Pour une source qui raconte son expérience, les étudiants avec l’explosion de la technologie et, manque de capacité de système de renseignement capable de vérifier la véracité de ce fameux travail scientifique n’importe quoi est admis. Des étudiants font du copie coller par le web, ou retravaillent de vieux sujets qu’ils retrouvent dans des bibliothèques de la place

Dans son alinéa 2, l’article 46 de la Constitution, , stipule que le droit d’auteurs et de propriété intellectuelle sont garantis par la loi. Sur terrain, plus d’auteurs implorent la non-application de cette loi. En fait, les auteurs aussi, constate Adam Nsemi, ne jouent pas leur rôle de suivi de l’application de toute mesure assurant le droit des auteurs et leurs œuvres. Face à cet état de choses, les Congolais doivent réfléchir pour que chacun dans son secteur, se retrouve par rapport à son travail et son savoir-faire.

(Nzuzi richard, stagiaire)

Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

PAS DE COMMENTAIRE

Laisser une Réponse