Journée internationale de lutte antimine

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Des acteurs réfléchissent sur l’assistance aux victimes en RD Congo

A l’occasion de la journée internationale de lutte antimine, le 4 avril de chaque année, un bon nombre d’acteurs du secteur ont organisé une table-ronde, hier dans la grande salle de conférence de l’UNICEF, dans l’enceinte de l’Utex Africa à Kinshasa. C’était l’occasion de  réfléchir sur les problèmes des mines et de l’assistance à la lutte antimine en République démocratique du Congo. Le Centre congolais de lutte antimine, CCLAM, une structure  sous tutelle du ministère de l’Intérieur et de sécurité de la RDC, a agi en collaboration avec d’autres structures du secteur : Afrique pour la lutte Antimines (AFRILAM) ; Norwegian people’s Aid (NPA) ;  la direction des programmes scolaires et matériels et didactiques (DIPROMAD). La journée s’est ouverte par le message du coordonnateur du CCLAM Me Sudi Alimasi Kimputu.

Il a noté que comme action humanitaire de lutte contre les mines, CCLAM avec le soutien de l’UNMAS et d’autres acteurs de la lutte antimine, coordonne l’enquête ; la dépollution et la remise en état des zones suspectées dangereuses, ZSD en RDC.

 Nous croyons fortement que cette journée représente une occasion importante et une opportunité pour relancer l’attention sur une thématique préoccupante, celle des risques posés par les mines et les restes explosifs de guerre, qui demeure une priorité mondiale et en RDC en particulier. Cette journée pourrait également servir d’évaluation des activités, des efforts menés et des défis à révéler, dans le but de renforcer et d’améliorer la coordination et le soutien au gouvernement national, pour une réponse appropriée aux besoins du pays en termes de lutte anti-mine.

L’organisation de cette table ronde à Kinshasa à l’occasion de la journée internationale de la sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte antimine, se situe dans le cadre de l’engagement global de l’UNICEF dans l’éducation aux risques des mines. Les résultats de la journée sont attendus pour mieux orienter la discussion et réflexion en termes des stratégies et plaidoyer, a dit la chef de section gouvernance pour la protection de l’enfant de l’UNICEF, Mme Annalisa  Mercial.

Le message du secrétaire général des Nations Unies à cette occasion, a été lu par la coordinatrice du groupe de communication des Nations Unies, Mme florence Marchal. L’ONU s’emploie, a-t-elle relevé, à alléger les souffrances des populations concernées, dans des environnements à hauts risques.

L’ONG nationale Afrique pour la lutte antimine (AFRILAM) par  l’intervention de M. Tanbin Lissendja, a réfléchi sur « l’assistance aux victimes des mines et des restes explosifs de guerre en RDC ».

« More than mines- Humanitarian Mine Action Challenges in DRC », telle a été l’intitulé de l’intervention du directeur-pays de l’ONG internationale Norwegian people’s Aid (NPA)   M. Pehr lodhammar. L’intégration de l’éducation aux risques dans le système d’éducation nationale, l’intervention de la direction des programmes scolaires et matériels et didactiques (DIPROMAD) du ministère Education, M. Odon Mulanda. Une éducation aux risques des mines et des restes explosifs de guerre : promotion des comportements sécuritaires parmi les enfants, interventions  de la chef de section gouvernance pour la protection de l’enfant de l’UNICEF, Mme Annalisa  Mercial. Ainsi qu’une vue d’ensemble des réussites et défis de la lutte antimine et contre les résidus explosifs de guerre, REG en RDC une intervention de l’officier de programme et liaison du service de la lutte antimine des Nations Unies (UNMAS), Mme Aida Fernandez.

Dans son message- clé, UNMAS qui résume cette journée avec comme thème : « un environnement sans danger, la communauté protégé », montre que les enjeux autour de ce fléau en RDC sont tels que depuis son indépendance en 1960, le pays a été pris au piège dans une spirale de conflits armées, causant une forte contamination de résidus explosifs de guerre, mines et sous munitions. Les conflits armés actuels et les opérations militaires contre les groupes armés dans l’est de la RDC continuent d’aggraver  la contamination des résidus explosifs de guerre (REG) qui constituent une menace quotidienne pour les civils, notamment pour les déplacés internes. Ces derniers sont davantage exposés aux REG lors de leur retour chez eux. Et depuis 2014, en effet, soixante-seize (76) civils ont été tués ou blessés par les REG en RDC. Les enfants ont particulièrement été touchés avec cinquante-sept (57) pertes, ce qui représente 75% des cas. En 2016, toutes les victimes de REG sont des enfants.  Quant au progrès accomplis à ce jour, la RDC avance vers la conformité de l’article 5 du traité sur l’interdiction et l’utilisation des mines antipersonnel au travers du nettoyage de toutes les zones suspectées dangereuses restantes, telles qu’identifiées par l’enquête nationale sur la contamination par mines (ENCM). Aussi conformément à la résolution 2098 de 2013 du Conseil de sécurité de l’ONU, UNMAS a achevé, en janvier 2016, le transfert de compétences au CCLAM pour la coordination de toutes les activités de déminage humanitaire.

( Mamie Ngondo)

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