Journée internationale de la terre nourricière

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L’Ong ESSF propose des solutions au dérèglement climatique

Le jour même de la signature de l’Accord de Paris sur le changement climatique 2015 – 2020, M. Alain Botoko, président de l’Ong ESSF (Environnement sain sans frontière), animait une conférence-débat à Kinshasa, au Centre culturel américain (CCA) dans son Corner de Limite, autour du thème : « Que deviendra l’humanité dans 20 ans, si l’hypocrisie et la diplomatie ne cèdent pas place au pragmatisme et au savoir vivre ensemble  face aux changements climatiques ? ».

Cette activité était organisée en commémoration de la Journée internationale de la terre nourricière, le 22 avril de chaque année. A cette occasion, l’ONU voulait insister cette année sur l’importance de l’arbre ou des forêts pour lutter contre les changements climatiques. L’assistance était composée de chercheurs  et d’étudiants.

Des origines du changement climatique

L’orateur du jour a d’abord rappelé les origines des changements climatiques, en indiquant que les effets dus au dérèglement climatique étaient devenus visibles, dès le siècle de l’industrialisation de l’occident et leurs alliés traditionnels (Japon, Australie…). La prise en compte (ou la révélation) des effets climatiques remonte depuis 1895 avec le Suédois Arrhenius qui a étudié le mécanisme de l’effet de serre.

Poursuivant sa présentation, M. Botoko a indiqué que c’est plus tard en 1967, que Syuku et Richard prédisent une élévation de la température moyenne de 2,5°C au 21 Siècle (le siècle actuel). Et en 1979, signale-t-il, toute  l’humanité était alertée  avec la première conférence sur le climat, tenue à Genève (Suisse) où il était convenu de limiter la température à 2°C.

Les conséquences du dérèglement climatique

L’orateur a indiqué que la communauté humaine, depuis ses origines, poursuit toujours deux objectifs : la survie et la maintenance de celle-ci, ainsi que la recherche de sa prospérité. Pour lui, ces deux objectifs contraignent l’homme à produire ce dont il a besoin et souvent, il le fait toujours très mal, détruisant les équilibres écologiques qui font que la vie soit maintenue sur la terre d’une manière durable.

« Les conséquences sont dramatiques, car la couche de l’ozone est passée de 38 km avant la première guerre mondiale (1913) à moins de 6 km aujourd’hui et depuis lors la température a augmenté jusqu’à 0,85°C, c’est énorme, car depuis plus de 20 siècle avant l’air de l’industrialisation la température n’avait augmenté qu’autour de 0,05°C », a dit M. Alain Botoko. Il insiste en disant que les  molécules du CO2 qu’un Américain émet autour de 1000 tonnes/an et un Chinois émet à son tour 500 tonnes/an, durent plus de 100.000 ans dans l’atmosphère.

« Ceci veut dire que nous sommes loin d’une solution durable pour l’humanité, pour ce qui est de l’atténuation face aux effets dus au dérèglement climatique (inondation, vents violents, séismes, feux des brousses et savanes, canicules, cancer de la peau, méningite et paludisme (1,5 millions de cas/an en Rdc) ont pris des formes plus résistantes et difficiles à traiter et sont les premières causes des décès en Rdc », a-t-il déclaré.

Le président exécutif de l’Ong ESSF rappelle aux élites que beaucoup de champignons, chenilles et autres espèces que les Kinois en particulier et les Congolais en général aiment déguster, sont en train de disparaître à un rythme scientifiquement inexplicable. Il indique que les dernières statistiques publiées par la FAO font état de 300 espèces qui disparaissent chaque jour à travers le monde, et 10.000.000 d’ha des forêts disparaissent chaque année, selon une étude faite en 2013.

« Les eaux de surfaces et souterraines ne cessent de diminuer et sont sources des tensions dans beaucoup des pays. 27 millions d’habitants de l’Afrique australe le RSA y compris, seront sous assistance alimentaire dans moins de 5 ans. Dans 20 ans, Kinshasa aura une population autour de 22 millions d’habitants : qu’est-ce qu’elle mangera ? Quelle eau boira-t-elle ? Les infrastructures de base (routes, aéroports, lignes des trains, maisons d’habitation, toilettes publiques, systèmes d’évacuation des déchets et leurs traitement…) seront de quelles types? », S’est interrogé M. Botoko.

Des pistes de solution

Le président exécutif de l’ESSF propose quelques pistes des solutions pour que l’irréparable n’arrive pas à l’humanité. Entre autres : la reconstitution des écosystèmes forestiers ; la transition immédiate aux énergies renouvelables et durables ; la pratique de l’agriculture agro-forestière et encadrée ; une gestion intelligente des forêts et eaux. A l’exemple, les forêts du bassin du Congo avec une superficie de 23.000.000 km², la Rdc occupant le trois-quarts (145.000.000 km²) de ces forêts, ayant la moitié des eaux douces de l’Afrique devaient bénéficier d’une compensation sans condition pour la conservation de ces forêts.

Par ailleurs, l’Ong ESSF est convaincue que le dérèglement climatique est un danger que l’humanité vit et qui risque de s’aggraver. Bien sûr, si l’égoïsme et l’hypocrisie de plusieurs nations ne cèdent pas place au savoir vivre ensemble, qui vise plus l’intérêt commun et la survie de la génération présente et celle à avenir.

(Lepetit Baende)

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