Journée internationale de la liberté de presse: Le journalisme, un apostolat

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En ce jour où des forums ont permis aux professionnels de médias de réfléchir sur la liberté d’informer la population, l’occasion a été également propice dans plusieurs rédactions d’expliquer aux jeunes et stagiaires qui viennent d’embrasser ce métier ses exigences, mais aussi ses ouvertures. Contrairement à ce que beaucoup pensent, surtout les jeunes qui se limitent à suivre les vedettes de la télévision, le vrai journalisme n’est jamais un long fleuve tranquille. Le journalisme de terrain qui exige de la rigueur dans la récolte, le traitement et la diffusion de l’information dans le contexte africain ou même congolais est un apostolat. Travaillant dans les conditions souvent difficiles, le journaliste congolais ne gagne généralement pas beaucoup d’argent. Qu’il soit indépendant ou engagé auprès d’un organe, il doit répondre favorablement aux attentes du public en termes de besoin d’information. Parfois ses petits moyens ne permettent pas d’aller plus loin dans les investigations de l’information. Mais tout cela n’est connu que de lui. Accéder aux informations surtout celles jugées compromettantes par les responsables est un véritable calvaire pour lequel le journalisme paie parfois de sa propre vie. Tout est mis en marche pour cacher ces informations pourtant essentielles à la communauté.  Ne pouvant se laisser faire, les hommes et femmes cités dans la presse utilisent souvent divers moyens pour prouver au journalisme que le pays est loin de lui reconnaitre le pouvoir qu’il s’octroie. Incompris de la majorité au pouvoir, le journaliste l’est également par l’opposition. Chaque camp le tire de son côté et chaque refus l’éloigne des dividendes économiques. Oui, souvent le journaliste dérange et n’a pas d’amis, car il dit tout haut ce que la société pense tout bas.

Les responsables de rédactions ont également expliqué aux jeunes qu’il leur faut beaucoup de forces morales pour exercer honnêtement ce travail à plusieurs contraintes. La facilité a conduit beaucoup à prendre position et à s’aligner pour un camp au détriment d’un autre. Le succès ne doit pas être la préoccupation première du journaliste, même s’il peut naitre à la suite d’un travail bien fait. En choisissant de faire le journalisme d’investigation dans un pays où l’on veut cacher tout ce qui concerne la vie publique, le journaliste sait qu’il fera face à d’énormes difficultés et que seule la satisfaction de la population constituera sa récompense favorable.  Avec la multiplication des médias et l’augmentation sans limite des journalistes, le métier a connu beaucoup de régression au point où un certain public pense à tort qu’il est facile de devenir journaliste. Si la société reconnait la valeur du journaliste dans la vie de chaque jour, elle doit lui offrir le minimum de conditions d’existence pour qu’il fasse un travail de qualité. Une chose est d’interpeller un journaliste sur ce qu’il ne fait pas. Mais une autre est de lui en donner des moyens aussi bien moraux que matériels.

 

(Simon Kabamba)

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