Journée internationale de la fille

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Lucie Kipele prône un dialogue social pour sensibiliser contre le mariage précoce

Comme le 11 octobre de chaque année, l’humanité a célébré le dimanche dernier, la Journée internationale de la fille, instituée depuis 2012 par les Nations Unies. En République démocratique du Congo, c’est hier mercredi 14 octobre 2015 que le Ministère de la Femme, Famille et Enfant, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a organisé à Kinshasa la cérémonie officielle commémorative de cette journée. Le thème national retenu pour cette édition 2015 est : « Stop au mariage d’enfant ; pouvoir aux adolescents à l’horizon 2030 ».

Le lycée Motema Mpiko dans la commune de Kasa-Vubu a été le cadre choisi pour abriter ladite célébration. A cette occasion, la ministre de la Femme, Famille et Enfant, Mme Lucie Kipele Aky Azua, a déploré les problèmes que rencontrent les filles congolaises, qui sont les mêmes à celles des pays en voie de développement. Notamment, la discrimination dans tous les secteurs de la vie, l’accès limité à l’éducation, les mariages précoces, les violences sexuelles basées sur le genre, le travail des enfants, la prostitution, etc.

Elle a plus mis l’accent sur le mariage précoce, qui « a des répercussions négatives sur le développement de la jeune fille ». Ce phénomène, a-t-elle dit, accroît la pauvreté et la faim, augmente le taux d’analphabétisme, soutient l’inégalité des sexes et réduit l’autonomisation des femmes, relance la mortalité infantile, détériore la santé maternelle, favorise le VIH/Sida, etc.

L’appel de la ministre Lucie Kipele contre le mariage précoce

Mme la ministre Lucie Kipele appelle ainsi les décideurs politiques, la Société civile, les partenaires techniques et financiers et communautés de base, de se liguer comme un seul homme « pour juguler, stopper net ce phénomène nuisible au développement qu’est le mariage précoce ».  Voilà pourquoi, dans le cadre des stratégies à mettre en œuvre pour mettre fin à cette situation, elle propose l’organisation d’un dialogue social dans le but de sensibiliser toute la communauté congolaise sur les dangers du mariage précoce.

La ministre de la Femme, Famille et Enfant lance donc un appel vibrant aux partenaires, dont les agences du système des Nations Unies, aux organisations de la Société civile et autres parties prenantes du secteur privé à s’engager et à placer les adolescentes au cœur des réformes menées en faveur du développement durable, « cela, sur base des investissements importants susceptibles d’améliorer à la fois leur présent et de projeter leur avenir avec sérénité ».

Thérèse Olenga s’acharne contre le mariage précoce

Auparavant, la ministre provinciale (de Kinshasa) en charge de l’Education, Mme Thérèse Olenga, a déclaré que le Congo émergent repose sur la qualité de ses ressources humaines. « Pousser les adolescentes au mariage précoce, c’est condamner ces intelligences », a-t-elle déclaré avant de présenter l’état des lieux de la situation de la jeune fille en Rdc.

Elle a également présenté des progrès réalisés sur le plan national que provincial, grâce à la volonté politique du Président de la République Joseph Kabila et du Gouverneur de la ville-province de Kinshasa. « Kinshasa est fier d’avoir réalisé la parité au niveau de l’enseignement primaire », a-t-elle dit. Thérèse Olenga fustige que le mariage des enfants est une violence des droits des enfants.

Les enfants contre le mariage d’enfants

Dans leur mot, les représentants des enfants à cette célébration ont présenté le plaidoyer de la fille congolaise. A travers lequel, ils disent renouveler leur demande, « maintes fois exprimée », de voter un code de la famille qui soit en harmonie avec la Loi portant protection de l’enfant, sur la question de l’âge légal du mariage. Ils demandent au Gouvernement d’améliorer le cadre de vie des enfants, pour que les situations de pauvreté ne soient plus évoquées pour justifier les mariages d’enfants.

Aux autorités coutumières, ils leur recommandent de travailler à éliminer toutes les coutumes qui avilissent la fille et la femme. Plusieurs autres recommandations des enfants sont été adressées aux autorités administratives et locales, aux parents, aux organisations internationales, ainsi qu’à eux-mêmes les enfants congolais et à la fille congolaise.

« Si chacun peut agir dans le sens que nous venons de proposer, la célébration de la journée de la fille de l’année 2016 ne sera pas seulement l’occasion de s’engager à travailler sur un nouveau thème, mais surtout de voir que la fille vit dans un meilleur environnement où ses droits sont respectés, un environnement qui favorise la réalisation complète de son potentiel et un environnement qui la permettra, une fois devenue grande demain, de contribuer à la paix, à la justice et à l’équité en Rdc », déclarent ces enfants reporters.

Signalons que l’assistance avait suivi des mots de circonstance des représentants de l’UNFPA et de l’UNICEF avant de suivre le mot de remerciement des élèves du lycée Motema Mpiko.

(Lepetit Baende )     

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