Journée de la contraception: Dr Roger Mavangu suggère la sensibilisation des femmes

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Le monde a célébré, hier 26 septembre, la journée de la contraception. L’on estime que 200.000 000 de femmes dans les pays en développement, n’utilisent aucun moyen de contraception, alors qu’elles souhaiteraient retarder un moment donné d’avoir un enfant. Le journal « L’Avenir » a abordé la question avec le Dr Roger Mavangu, de la santé de reproduction du centre Bomoto situé à dans la commune de Kalamu.

En effet, les méthodes contraceptives sont nombreuses, mais pas toujours disponibles comme le pense une certaine opinion. Ce qui occasionne quelque 33 millions de grossesses non désirées chaque année, dont certaines à risque, grossesse précoce, trop rapprochées ou encore des avortements clandestins.

« Les femmes qui utilisent la contraception ont des notions dans ce domaine. Sur le plan sanitaire la contraception entraîne la bonne santé maternelle et infantile. C’est ici l’un des avantages de la contraception », a rassuré le Dr Roger Mavangu. Et de poursuivre : le fait d’avoir une contraception diminue le risque des morts maternelles et infantiles, en cas de grossesses non désirées et mal surveillées.

A titre d’exemple, une fille de 18 ans qui mène une vie sexuelle non contrôlée et non protégée, est exposée aux grossesses non désirées. Cette conséquence due aux dérapages sexuels dans le chef des jeunes filles, a pour cause l’ignorance et le manque d’éducation sexuelle en famille. La plupart des familles africaines ont toujours traité l’éducation sexuelle de sujet tabou.

« Tout en oubliant que c’est elle, la famille est plus crédible en cette matière de bien orienter les enfants sur le plan sexuel », estime le Dr.

Quant à l’efficacité des moyens contraceptifs, il a précisé que si des nombreux cas d’avortements persistent, cela ne relève pas de l’inefficacité de la contraception ; mais plutôt de la non utilisation de ces moyens contraceptifs. Car tous ces moyens de contraception ont un taux de réussite élevé. Donc, le problème réside dans l’ignorance des femmes, en matière des méthodes. D’où le taux croissant d’avortements. La plupart ignorent qu’il existe des moyens contraceptifs naturels ou artificiels.

Pour rappel, la contraception désigne l’emploi de moyens visant à empêcher qu’un rapport sexuel n’entraîne de grossesse. Elle est définie par l’OMS comme « l’utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter ». Il existe plusieurs méthodes de contraception, d’action locale ou générale, à l’efficacité et aux contraintes variables. Parmi ces méthodes, le préservatif peut également être utilisé pour la prévention des infections sexuellement transmissibles.

Plus généralement, la contraception peut s’intégrer dans une stratégie de contrôle des naissances ou de planification familiale, à un niveau individuel ou collectif. La contraception peut-être féminine (majorité des solutions présentées) ou masculine.

Les femmes ignorent les méthodes contraceptives ou celles-ci ne les intéressent-elles pas ? Comment est-ce qu’on peut expliquer autant d’avortements ? N’est-ce ne pas là un échec de la contraception? Une opinion souligne que les avortements ne sont que des accidents de la vie sexuelle dans les couples et non un échec de la contraception. Etant donné que lorsqu’elle est bien appliquée, la contraception donne un résultat frôlant un taux de 90 % de réussite. D’où, c’est à toute la communauté de sensibiliser sur la contraception, estime l’invité de « L’Avenir », pour éviter la mortalité maternelle, enfantine, et les avortements clandestins.

(Mamie Ngondo)

 

 

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