Journalistes et politiques signent un acte d’engagement

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Conscients de leurs responsabilités en période de crise
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Conscients de la situation de crise à l’approche de la date du 19 décembre 2016, date de la fin du deuxième mandat constitutionnel du président de la république en exercice et vouloir trouver de voie de sortie de la dite crise, l’Union congolaise des femmes des Médias et le Réseau des jeunes parlementaires congolais ont organisé, hier mardi au centre Wallonie- Bruxelles, une matinée d’échange et de réflexion sous le thème :’’politique, journaliste : le poids des mots dans la prévention de la violence, des conflits et des crises. C’était face aux politiques et les médias.

Et pour arriver à cette voie de sortie, trois exposés, des séries de questions et réponses et un atelier entre politiques et journalistes, en vue d’un consensus qui appellera à la paix et la quiétude.

Bien avant d’aborder les exposés de cette matinée, les membres organisateurs de ladite journée, sous la modération de Rachel Kitsita de Numerica TV, ont dit chacun un mot. Dans leurs mots, ils ont montré que les medias tout comme les politiques  ont des rôles bien précis à jouer entre autre la promotion de la paix, surtout en cette période cruciale. C’est ainsi que même un acte d’engagement a été signé par eux à la fin de la journée. L’engagement compte sept résolutions dont l’interdiction de faire l’apologie de la haine à travers les medias, promouvoir les moyens pacifiques et légaux dans les règlements des différends de tous ordres, etc.

Cette journée vise donc a sensibiliser les medias pour que ces derniers  soient une solution et non un problème à cette crise de la RDC. Les medias sont là pour faire passer les messages de politiques de façon rationnelle.  Le choix de politique dans cette démarche de trouver une solution face à la crise, ils sont porteurs de message et les medias sont des supports de diffusion des messages.

Trois orateurs sont intervenus ensuite. Me Charles Mushizi a tablé sur ’’le poids des mots : aspect juridique’’. Dans son exposé, il a relevé que la liberté est le fait d’accomplir tout ce qui ne nuit pas l’autre. Il a insisté sur les limites dans les interventions à diffuser dans les médias car les responsabilités y demeurent. Lorsqu’on doit informer, le journaliste doit être conséquent des actes qu’il pose.

Le professeur Espérance Bayedila a, lui, abordé la question relative aux ‘’responsabilités et éthique des journalistes’’. Cette dernière commence son exposé par un constat amer qui se vit dans la  société congolaise. Il s’agit d’une crise de l’homme modèle. Et  la question des responsabilités.  En effet, il existe partout et dans tous les domaines, des principes déontologiques à mettre en exergue, pour faire régner une discipline dans tous les domaines y compris dans le domaine du journalisme.

Enfin, clôturant les exposés, l’abbé -professeur François Luyeye est intervenu  sur ‘’les responsabilités et l’éthique des politiques’’. Il a tenu à rappeler que la souveraineté appartient à la loi et non aux politiques. Ces derniers doivent incarner les idéaux pour une gouvernance progressiste.

Après la pause, l’auditoire a été convié à une série de questions-réponses. Parmi les questions posées : quelle antidote globale pour la sortie de la crise actuelle ? En réponse, l’abbé Luyeye a montré qu’il faut une solidarité organique entre le gouvernant et le gouverné. Et d’ajouter : ‘’l’on vient en politique pour un idéal du bien commun et non pour s’enrichir deux mois après sa prise du pouvoir’, a-t-il ironisé.

Un autre moment a caractérisé cette journée, la tenue des travaux en ateliers entre politiques et journalistes, pour un parvenir à un acte d’engagement collectif. L’adoption  et la signature de cet acte a sanctionné la fin de la rencontre.

 

(Mamie Ngondo)

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