Jeune fille locataire avant le mariage: Inutile de copier le mode de vie des occidentaux

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Il est vrai qu’en Europe, l’émancipation de la jeune fille mais aussi du jeune garçon, intervient à fleur d’âge. La jeune fille, après avoir décroché son bac, peut facilement solliciter, auprès de ses parents,  d’avoir sa propre maison. Ce, à fleur d’âge, soit 17, 18 ans ou plus. Cette dernière n’aura pas de souci quant au payement du loyer, car bien rémunérée par l’Etat. Les parents sont aussi appelés à accompagner et soutenir l’enfant indépendante. Nous en connaissons nombre de cas. Dans certains, l’enfant peut même traduire ses parents en justice au cas où ces derniers refuseraient de lui donner sa liberté. Entendez bien sa « liberté ».

Une liberté qui peut, ne pas permettre à l’enfant à se développer et à plus de sens de responsabilité. Aussi, d’autres enfants se livrent-ils aux catastrophes. Les boîtes, les luxes et bien d’autres frivolités feront l’objet de sa vie.

Et pourtant dans mon pays, la République Démocratique du Congo, les choses ne sont pas les mêmes. Lorsqu’on parle de « liberté » ici, cela se transforme au « libertinage ». L’on peut en citer quelques exemples : Le phénomène « Maquis ». En sixième année des humanités, les enfants préfèrent un internement afin, semble-il, de bien se préparer à affronter les épreuves de l’Examen d’Etat. Les parents sont souvent contrains de libérer les enfants qui partent  rejoindre leurs camarades de classe qui les ont précédé pour cet internement. Souvent, sous la caution de l’école, souvent à l’initiative des élèves eux-mêmes. Il faut faire le tour de ces maquis pour voir comment l’émancipation débute très tôt.

Après 18 heures, les enfants se préparent déjà à aller danser quelque part. Et cela se fait comme prévu dans leur programme initial. D’où, après les épreuves d’Examen d’Etat, certaines jeunes filles remmènent deux diplômes à leurs parents. Comprenez bien « un bébé » et un « diplôme d’Etat ». C’est la première raison qui ne facilite pas l’émancipation de la jeune fille à fleur d’âge.

Deuxièmement, une jeune fille célibataire se voit avancée en âge alors qu’elle n’a pas encore trouvée un époux pour la prendre en mariage. Cette dernière trouve mieux d’aller habiter ailleurs, que de vivre l’humiliation de chez ses parents, du moment où, surtout, ses petites sœurs sont déjà mariées et résident chez elles.

Une fois libérée par ses parents, la jeune femme se croit libre à tout faire et de tout mouvement. Elle se retrouve pourtant devant deux chemins : Le vrai qui la fait attendre le mariage et l’autre qui la repousse et la place à la touche.

Il y a aussi un autre exemple de celles qui, résidents chez leurs parents,  trouvent le job qui leur permet de se prendre en charge avant le mariage. Cette dernière, avec tous les sens de responsabilité, peut être autorisée à aller louer une maison.

Mais devant ce tableau, il y a toujours un risque de dérapage. Car en tant que femmes et non seulement parce qu’elles travaillent mais les hommes courent derrière elles. Certaines malheureusement, par la folie de grandeur, prennent l’immense plaisir de faire la cour aux hommes avant de transformer leurs maisons en un lieu de « showbiz », je veux dire  en « maisons » de passe (hôtels).

J’en connais encore un autre exemple : des jeunes filles se cotisent et prennent l’idée d’aller louer ensemble une « maison ». Elles s’entremêlent et font de leur maison un lieu de fortune. L’amie a un client (communément appelé papa chéri) et l’emmené dans la petite maison pour jouir. Et ce, en complicité avec toutes les autres amies. La simple raison est que : « sans ces vieux, pas moyens de payer le loyer ».

A chaque règle, une exception : n’oublions pas de saluer celles qui quittent le village et viennent habiter la ville pour les études. Ne voulant pas être logée dans un home, elles préfèrent aller louer une maison, n’ayant pas de famille dans la ville en question.

Ce sont là les quelques exemples prisent çà et là pour expliquer cet état de chose. C’est pour lutter contre la prostitution et ses causes que plusieurs parents préfèrent garder leurs filles sous le toit parental avant le mariage. Sinon, d’une façon générale, disons qu’il  n’est pas mauvais de permettre à la jeune fille ou à la jeune femme de se prendre en charge en allant louer une maison.

(Bernetel Makambo)

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