Jean-Marie Kassamba blanchit par le tribunal des pairs

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Plainte contre le Président Provincial UNPC/Kinshasa

Jean-Marie Kassamba blanchit par le tribunal des pairs

« Les loups ne se mangent pas entre eux », dit un adage populaire. Malheureusement, l’épisode Olenga Innocent et consorts contre Jean Marie Kassamba offre le contraire, les loups se sont mangés devant le Tribunal des Pairs. Faute d’éléments de preuve contre le Président provincial de l’Unpc/Kinshasa, le tribunal l’a acquitté des allégations de fautes professionnelles de la presse.

Le président provincial de l’Union nationale de la presse congolaise, Jean Marie Kassamba  a été l’objet d’une pétition des journalistes, 45 signatures au total, initiée par Innocent  Olenga, journaliste Reporter à la radio onusienne Okapi.

Le plaignant accuse le Président provincial de l’Unpc/Kinshasa de terrorisme envers les journalistes et leurs médias, usurpation des pouvoirs, manques de solidarité et incompatibilité des fonctions politiques avec la profession journalistique.

Le Président du Comité organisateur des journalistes sociétaires avait introduit la plainte aux instances supérieures de l’UNPC, et en date du 05 avril 2016, une invitation lui avait été adressée à comparaitre. Et subsidiairement à cette plainte, le comité de discipline l’avait invité à soutenir sa plainte en date du 12 avril 2016.

Ils ont été entendus par la commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’UNPC qui a publié dans le communiqué de presse n° CDEP 0029/ 2016, les conclusions du tribunal des pairs de tous les journalistes du Congo, conformément à la plainte susmentionnée.

Pas de charge à l’endroit du Président provincial de l’unpc

Les conclusions ont permis à la majorité absolue des juges de dire droit en ce qu’il y a inexistence d’infraction de M. Jean Marie Kassamba, conformément à l’article 14 du Code de déontologie et d’éthique du journaliste  congolais, du fait que la solidarité en déclinée, tient entre confrères et non entre un confrère, journaliste et les entreprises des médias particulièrement celles évoquées dans la cause.

Il en va de même du non dépassement des limites de compétence par Jean Marie Kassamba. Le patron des journalistes de Kinshasa, dans son communiqué qui a fait l’objet de plainte, au regard de l’article 48 des statuts  de l’UNPC, tant que son litera f. attribue à ce dernier l’exercice des prérogatives d’engager et de représenter l’Union auprès des tiers, dans le sens de prendre position au nom de l’UNPC et  de la représenter, entendu au sens d’agir ou faire au nom de la corporation. « Aussi, que l’éventualité de s’exposer aux sanctions par les confrères contrevenants, reste-t-elle l’œuvre des instances habilitées au moyen de sa plainte probable dans le cas », indique le communiqué.

Cependant, le motif d’interdiction ou de défense de publication des faits électoraux de la République du Congo est précis dans le temps, et prédictif en lien avec la crainte d’atteinte à l’ordre social et à l’ordre public d’un pays immédiatement voisin, et dont la survenue aurait pu affecter la République Démocratique du Congo, tant les approches géographiques le permettent. « Ainsi donc, le Tribunal des Pairs rappelle que la liberté de la presse est le principe et sa restriction en était l’exception dans ce cas du contexte culturel et historique des élections en Afrique, souvent sensibles et délicates », poursuit le communiqué, cité ci-haut.

En outre, le défaut de qualité de la partie demanderesse des 45 journalistes signataires de la pétition en vertu du principe de droit qui stipule « Nul ne plaide par procuration », a permis au Tribunal de constater que dans la cause citant Jean Marie Kassamba, RFI, France 24 et Radio Okapi, ces médias ne lui sont pas directement plaignants. En plus, les plaignants en charge des preuves d’accusations, n’ont pas pu produire d’acte juridique de nomination de Jean Marie Kassamba, qui soit chargé de coordonner un office, une agence, un service ou un établissement public quelconque, identifié « Coordination de la visibilité des Programmes du Gouvernement », sur l’ensemble du territoire national. « Au titre de quoi, ce dernier pouvait en détenir mandat qui serait inapproprié à son métier journalistique, sous-entendu incompatible. Le fait que, populairement, le confrère Jean Marie Kassamba soit reconnu comme Coordonnateur de la visibilité des programmes du Gouvernement, même par ses propres déclarations, relève de son libre choix et de sa détermination personnelle impulsée par sa passion patriotique d’accompagner le Gouvernement par son média  en lui fournissant service informel à la visibilité de ses actions. Chose normale, que ferait quiconque d’autre, étant donné que le journalisme est un lieu de diverses approches éditoriales de par le monde », précise le communiqué.

Jean Marie Kassamba acquitté !   

Faute d’éléments de preuves sur les faits allégués par les plaignants, représentés par notre confrère Innocent Olenga, contre le président provincial de l’UNPC/Kinshasa,  le Tribunal des Pairs de la Commission de Discipline, Ethique professionnelle des journalistes s’est décidé d’acquitter le président provincial de l’UNPC/Kinshasa, pour des fautes professionnelles de presse non établies à sa charge.

Par ailleurs, le Tribunal des Pairs encourage la poursuite de l’œuvre de réconciliation des consœurs et confrères au sein de la corporation et, dans la foulée, il interdit aux professionnels des médias de faire usage abusif des réseaux sociaux et autres supports médiatiques à l’effet de se remonter et de s’injurier les uns les autres, favorisant ainsi l’effondrement de l’honneur et de la crédibilité de la profession journalistique vis-à-vis des tiers.

De ce fait, le Tribunal des Pairs, fait suite à l’application urgente de l’article 64 des statuts particuliers de la Commission de Discipline et d’Ethique professionnelle à l’égard de tout confrère qui enfreindrait les mesures prises.  « De même, nous vous signalons que le Tribunal des pairs, chaque fois placé devant la nécessité d’assainir la profession dans le cadre de la lutte amorcée par le comité directeur pour le dépénalisation des délits de presse, a introduit dans son fonctionnement la vulgarisation de chaque décision prise, en vue de renforcer à travers les médias, la sanction psychologique à l’endroit de tout journaliste éventuellement condamné pour les dérapages déontologiques », martèle le communiqué.

(Pius Romain Rolland )

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