Jacques Tshimankinda au cœur du « Folblues »

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Jacques Tshimankinda, le « Père du folblues »
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Après son passage à Mbuji-Mayi, façonné par son père, influencé par le courant hip hop des années 90, Jacques Tshimankinda mêle le rnb aux rythmiques traditionnelles du Kasaïet devient l’inventeur de son propre style « folblues », qui est une symbiose du folklorique luba et le blues américain.Trentaine révolu, le « Père du folblues »marque les esprits de ceux qui l’écoutentet convainc un public mixte. Plongez-vous dans l’univers de cetauteur-compositeur-chanteur et ethnomusicologue congolais.

Comment avez-vous rencontré la musique ?

C’est vraiment un exercice difficile de le relater. Jacques Tshimankinda est un artiste musicien qui a commencé sa carrière dès le bas âge. Je me suis intéressé à la musique grâce à mon père, qui a détecté en moi le talent de chanteur et a voulu faire de moi une grande star sortie de son sein. J’ai grandi avec cet esprit où j’interprète les vieilles chansonsde James Bron, BB King, Marvin Grey, … et c’était ça l’atmosphère de mon enfance.

Et puis je quitte Kinshasa pour Mbuji-Mayi ma terre d’origine, c’est là où j’ai découvertune autre musique, le folklore luba et directement je l’ai admiré. Après quelques années, je me suis mis à la pratiqué en faisant du mélange entre la musique luba et le blues.

Et votre carrière entant que rappeur ?

Activement, ma carrière je l’ai commencé vers les années 90, à cette époque-là, tous les jeunes de mon âge faisaient le rap.Alors du coup, moi je ne pouvais pas venir comme chanteur du blues. Je me suis retrouvé rappeur par défaut.C’est vers les années 2000, que je m’étais orienté vers le Rnb, qui est non loin du blues.

C’entre2008-2009 qu’il y a eu une grande explosion. Je remportais le trophée du meilleur gospel congolais au Festival International de Kinshasa. C’est là, que le monde découvre Jacques Tshimankinda qui ne fait pas simplementle blues mais amène un nouveau style de musique « Folblues », un brassage entre le folklorique luba et le blues que je pratique. Et c’est ça ma particularité. D’ailleurs, on m’appelle le « Père du folblues ».

Au-delà de ça, je suis un ethnomusicologue indépendant, je fais mes recherches au Kasaï, à Kinshasa et partout où je voyage.

Avez-vous un public sûren RDC ?

Oui, effectivement. Mon public est mixte. Les étrangers et les nationaux aiment ma musique. Vous étiez à la Halle de la Gombe lors de la fête de la musique,vous avez vu de vos yeux ce que nous avons produit sur scène et la réaction du public qui adorait. Je me dis que le folblues est un ticket gagnant puisque je ne suis pas dans le monsieur tout le monde.

Etait-il facile de faire la symbiose pour engendre le folblues?

Ma source du folklore, je l’appelle le « O mbota ». Vous savez dans la musique kasaïenne, il y a plusieurs styles : le « kasala », « o mbota », « kusenga », « tshikuma », « muyenga », « kutenda »,…j’épuise dans toutes les rythmiques. Pour moi, ce mélange-là a été très facile parce que le blues qu’exploitent les américains n’est pas loin de la musique des kasaïens au village. C’est presque les mêmes expressions. Ce qui nous différencie simplement, ce sont les instruments utilisés.Dans tout ça, la musique est d’abord un esprit qui est au fond de soi.Le brassage du folblues n’était pas un grand problème et entant qu’ethnomusicologue, après mes recherches, c’est ça aussi le résultat.

Quelle est la part de la langue luba dans le folblues ?

Ce style passe très bien en tshiluba.D’abord à l’origine, c’est le folklorique luba.La langue luba a beaucoup d’expressions. Moi, je suis né à Kinshasa, les gens croient que je viens du village,mais quand je suis parti à Mbuji-Mayi au Kasaï Oriental avec mon père, je suis tombé carrémentamoureux de cette culture.En communication, l’on dit qu’on ne s’exprime mieux dans la langue qu’on maitrise.Et moi, je maitrise mieux le tshiluba. Je parle bien français, le lingala, mais je préfère utiliser cette langue pour présenter mon art.

Après la fête de la musique, quel est votre calendrier ?

C’est un calendrier trop chargé. Je reviens de plusieurs dates tout au long de ce mois de juin. Bientôt il y aura un rendez-vous au Jazz River à l’Hôtel du fleuve. On est dans la période des vacances, il y a des invitations qui arrivent par-ci par-là.

Un album en vue ?

Jusque-là sur lemarché il y a mon dvd du live « Tshilobo » de l’Institut Français de Kinshasa et mes deux premiers opus « Où ira mon âme », « Tshilobo ».Présentement, je suis au studio en train de préparer mon prochain album, le troisième de la série « ndondu », qui veut dire profondeur.

 

(Onassis Mutombo, propos recueillis)

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